Grosse fatigue

Ce que je lis, ici ou là, de propos mettant en doute le dérèglement climatique me fatigue énormément. Cela fait 37 ans que je m'intéresse à la question et le négationnisme m’épuise.

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Ce que je lis, ici ou là, de propos mettant en doute le dérèglement climatique me fatigue énormément. Cela fait 37 ans que je m'intéresse à la question et le négationnisme m’épuise. Oui vous avez bien lu, depuis 1972, cet aveuglement m’énerve. Je me permets pour les curieux, les personnes de bonne foi, et les autres qui ne liront pourtant pas, de mettre en ligne une chronologie que j'avais rédigée (une collecte d'info sur Internet) pour un projet de film jamais réalisé.
À la télévision, même sur le service public, la censure – appelons un chat, un chat - est si grande à ce sujet, qu'il est difficile de produire des programmes qui soient assez bien faits, complexes, et clairs. S’il y a quelques exceptions -rares – la plupart des sujets sur le dérèglement climatique occupent le terrain de manière spectaculaire et continue d’entretenir des confusions. La télévision ne joue pas son rôle d'information, d'éducation et de culture.

Je viens par exemple de réaliser un sujet sur l'habitat écolo qui ne passera jamais sur les écrans.
J’avais écrit un commentaire qui disait : Un bâtiment s’inscrit tout d’abord dans un site, dont les architectes doivent tirer toutes les ressources autant matérielles qu’humaines. L’objectif est de minimiser le plus possible l’impact de la construction avec pour principale obligation la réponse aux besoins des usagers. Les architectes se veulent éco responsable, sensible à l’économie et à l’écologie, à la culture du lieu et aux conditions sociales des habitants.
Ce commentaire un peu lourd, a été remplacé par
Construire un habitat écologique c’est tenir compte de l’environnement dans lequel le bâtiment s’inscrit. On parle aussi d’architecture éco responsable.
Comme les séquences qui faisaient le lien entre écologie et politique ont été également coupé, j’ai demandé à ce que mon nom ne figure pas. Le sujet a purement et simplement mis à la poubelle.
Je ne suis pas assez naîf pour croire qu’il suffirait d’écrire une chronologie pour faire taire les aveugles ou même les faire changer d’avis. Mais bon je le fais, certains dirons que c'est pour me défouler. Disons que comme cela je l’aurais fait pour dire que je l’aurais publié (je ne suis pas le seul, il y a plein de site qui ont publié des textes similaires)
Personne n’est obligé de lire. .
1827
Le mathématicien et physicien Jean-Baptiste Fourier (Auxerre, 1768 - Paris, 1830) est le premier à avoir recours à l’analogie effet de serre, pour décrire le phénomène par lequel l'atmosphère de la Terre retient en partie la chaleur que lui apporte le soleil.
1873
Fondation de l’O.M.I.
L’Organisation météorologique internationale (OMI) est fondée à Vienne. Début des observations météorologiques standardisées.
1895
Le chimiste suédois Svante Arrhenius émet l’hypothèse d’un lien entre l’augmentation du taux de CO2 dans l’atmosphère et le renforcement de l'effet de serre.
1902
19 mars : Convention sur la protection des oiseaux utiles à l’agriculture (Paris)
1924
En se fondant sur l'utilisation du charbon faite en 1920, le physicien américain Alfred James Lotka (1880-1949) émet l'hypothèse que l'activité industrielle fera doubler la quantité de gaz carbonique atmosphérique d'ici 500 ans.
Vers 1930 : Milutin Milankovitch, mathématicien serbe, calcule les variations d'ensoleillement de la Terre au cours des derniers 600.000 ans. Il explique les mécanismes de glaciation : lorsque l'ensoleillement reçu pendant l'été sous les hautes latitudes de l'hémisphère Nord diminue, la neige tombée en hiver ne fond plus complètement pendant l'été et commence à s'accumuler. Or la neige réfléchit fortement le rayonnement solaire, ce qui tend à accentuer le refroidissement et permet d'enclencher une glaciation.
1933
8 novembre : Convention relative à la conservation de la faune et de la flore à l’état naturel (Londres).
1940
12 octobre : Convention sur la protection de la flore, de la faune et des beautés panoramiques naturelles des pays de l’Amérique (Washington)
1946
2 décembre : Convention internationale pour la réglementation de la chasse à la baleine.
1949
Guy Stewart Callendar (1898-1964) un scientifique britannique, émet l'hypothèse que l'augmentation de 10 % du gaz carbonique atmosphérique entre 1850 et 1940 est liée au réchauffement observé dans le Nord de l'Europe et en Amérique du Nord à partir des années 1880.
1950
18 octobre : Convention internationale pour la protection des oiseaux (Paris)
La coïncidence entre les âges glaciaires observés en Amérique du Nord et en Europe est établie.
1954
Hutchinson, biologiste à l'université Yale, est le premier à prétendre que la déforestation provoquera une augmentation du gaz carbonique.
12 mai : Convention internationale pour la prévention de la pollution des eaux de la mer par des hydrocarbures (Londres)
1955
L'Américain, Cesare Emiliani réalise les premières analyses isotopiques des sédiments marins. La proportion d'atomes d'oxygène de masse atomique (18C) par rapport à ceux de masse atomique (16C) dans le calcaire des coquilles fossiles permet de connaître les périodes de glaciation - la proportion d'isotopes lourds augmente au cours de celles-ci.
1957
Premières mesures systématiques du taux de CO2
Les taux de concentration de CO2 dans l’air sont mesurés systématiquement à Hawaï et en Alaska. Revelle et Seuss, deux scientifiques du Scripps Institute of Oceanography, signalent pour la première fois que le CO2 rejeté dans l'atmosphère n'est pas absorbé par les océans, contrairement à ce que certains avaient avancé. De grandes quantités de CO2 sont donc rejetées dans l'atmosphère, ce qui, à la longue, risque d'entraîner le réchauffement de la planète. Ils décrivent les rejets de dioxyde de carbone comme une expérience géophysique à grande échelle influençant le climat de la Terre.


1959
1er décembre : Traité sur l’Antarctique (Washington).
1960
29 juillet : Convention sur la responsabilité civile dans le domaine de l’énergie nucléaire (Paris).
1963
31 janvier : Convention complémentaire à la Convention de Paris du 29 juillet 1960 sur la responsabilité civile dans le domaine de l’énergie nucléaire (Bruxelles).
29 avril : Accord concernant la Commission internationale pour la protection du Rhin contre la pollution (Berne).
1967
Premières prévisions d’un réchauffement planétaire
La première simulation fiable par ordinateur permet de calculer que la température moyenne mondiale pourrait augmenter de plus de 4 degrés Fahrenheit lorsque le niveau de CO2 aura doublé par rapport à ce qu'il était à l'ère préindustrielle. 42 ans après, on peut constater que cette prévision n’avait rien d’alarmiste.

8 avril 1968
Le Club de Rome est fondé à l'initiative d'Aurelio Peccei, un Italien membre du conseil d'administration de Fiat, et d'Alexander King, un scientifique et fonctionnaire écossais, ancien directeur scientifique de l'Organisation de coopération et de développement économiques, il doit son nom au lieu de sa première réunion à Rome, à l'Academia dei Lincei. C’est une association internationale et non politique réunissant des scientifiques, des humanistes, des économistes, des professeurs, des fonctionnaires nationaux et internationaux ainsi que des industriels de 53 pays, préoccupés des problèmes complexes auxquels doivent faire face toutes les sociétés, tant industrialisées qu'en développement. Les membres du Club ont comme but de chercher des solutions pratiques aux problèmes planétaires. Un groupe de dangereux gauchistes!


1969
29 novembre : Convention internationale sur l’intervention en haute mer en cas d’accident entraînant ou pouvant entraîner une pollution par les hydrocarbures (Bruxelles)
1970
Les scientifiques européens et américains identifient d'autres Gaz à Effet de Serre GES (chlorofluorocarbone, méthane, protoxyde d'azote).
1971
Certains scientifiques soutiennent que le refroidissement atmosphérique causé par les particules provenant de la combustion du charbon pourrait être plus important que le réchauffement de la planète provoqué par les gaz à effet de serre. Les incertitudes sont trop nombreuses pour permettre de dire quel effet sera le plus marqué.
1972
Le rapport Meadows, commandé par le Club de Rome, titré en français Halte à la croissance ?
1er juin : Convention pour la protection des phoques de l’Antarctique (Londres)
16 juin : Déclaration de la Conférence des Nations Unies sur l’environnement (Stockholm)
23 novembre : Convention pour la protection du patrimoine mondial, culturel et naturel (Paris)
15 décembre : Dispositions institutionnelles et financières concernant la coopération internationale dans le domaine de l’environnement (ONU)
29 décembre : Convention sur la prévention de la pollution des mers résultant de l’immersion de déchets (Londres)
1973
3 mars : Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (CITES) (Washington)
2 novembre : Convention internationale pour la prévention de la pollution par les navires (MARPOL) (Londres)
1974
Deuxième rapport du Club de Rome : Sortir de l'ère du gaspillage : demain...
14 novembre : Recommandation du Conseil Européen concernant la mise en œuvre du Principe Pollueur-Payeur (OCDE)
1976
Les scientifiques de plusieurs instituts classent les chlorofluorocarbones (CFC), le méthane et l'oxyde nitreux comme gaz à effet de serre.
Des scientifiques américains et suédois estiment que le refroidissement causé par les particules provenant de la combustion du charbon a une incidence relativement faible sur la moyenne planétaire.
Juillet première canicule en France.
19 mai 1978: Projet de principes de conduite dans le domaine de l’environnement pour l’orientation des Etats en matière de conservation et d’utilisation harmonieuse des ressources naturelles partagées entre deux ou plusieurs Etats (PNUE) Programme des Nations unies pour l’environnement
1979
Première conférence mondiale sur le climat : Genève
Lancement d’un Programme de recherche climatologique mondial, confié à l’Organisation météorologique mondiale (OMM), au Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE) et au Conseil international des unions scientifiques (CIUS).
Selon le rapport du comité de la National Academy of Sciences (NAS) (l'Académie américaine des sciences) sur les changements climatiques, une politique attentiste pourrait signifier qu'il sera trop tard lorsque nous déciderons d'agir pour éviter de subir des changements climatiques importants. Ce rapport de l'Académie des sciences américaine évoque l'élévation de 2° à 3°C de la température globale de la Terre vers 2050, du fait de l'augmentation de la teneur de l'atmosphère en gaz à effet de serre.
Cette prévision est toujours d’actualité
2 avril : Directive 79/409 du Conseil concernant la conservation des oiseaux sauvages (CEE)
23 juin : Convention sur la conservation des espèces migratrices appartenant à la faune sauvage (Bonn)
19 septembre : Convention relative à la conservation de la vie sauvage et du milieu naturel de l’Europe (Berne)
13 novembre : Convention sur la pollution atmosphérique transfrontière à longue distance (Genève)
1980
A partir de 1980 : débute les études sur le couplage des concepts océan-météo.
20 mai : Convention sur la conservation de la faune et la flore marines de l’Antarctique (Canberra)
Années 1980 : André Berger de l'Université Catholique de Louvain effectue le calcul des insolations de la Terre, mois par mois, à toutes les latitudes pour le million d'années passées ; ces calculs pouvant être étendus aux prochaines centaines de milliers d'années. Les variations du réchauffement climatique ne sont pas dûes à l'activité solaire.

 

1982
12 octobre : Convention des Nations Unies sur le droit de la mer (Montégo Bay)
28 octobre : Charte mondiale de la nature (ONU)
1983
Un rapport de la NAS confirme que si le niveau de CO2 doublait, la Terre connaîtrait un réchauffement de 3 à 8 degrés Fahrenheit. Au cours de la même année, une étude de la Environmental Protection Agency (EPA) des États-Unis, intitulée: Can We Delay A Greenhouse Warming? soutient qu'un tel réchauffement causerait une altération importante des conditions agricoles, un dérèglement possible des systèmes environnementaux et économiques ainsi qu'une perturbation des institutions politiques.

Juillet août deuxième canicule en France et en Europe.


1985
16 février Conférence de l'OCDE (Organisation de coopération et de développement économiques) sur les pluies acides à Paris.

22 mars. Convention de Vienne sur la protection de la couche d’ozone.
Les Etats parties s’engagent à protéger la couche d’ozone et à coopérer scientifiquement afin d’améliorer la compréhension des processus atmosphériques. Cette convention ne contient aucun dispositif contraignant, mais prévoit que des protocoles spécifiques pourront lui être annexés.
27 juin. Directive 85 / 337 / CEE, concernant l’évaluation des incidences de certains projets public ou privés susceptibles d’avoir des incidences notables sur l’environnement (CEE)
8 juillet : Protocole à la Convention sur la pollution atmosphérique transfrontière à longue distance, de 1979, relatif à la réduction des émissions de soufre ou de leurs flux transfrontières d’au moins 30 pour cent (Helsinki)
23-27 septembre : Convention de Londres, 9ème conférence sur le déversement des déchets radioactifs en mer, interdiction renouvelée pour une durée indéterminée.
Octobre 1985
Conférence mondiale sur le Climat de Villach. Une conférence organisée par le Programme des Nations Unies pour l'environnement (PNUE), l'Organisation météorologique mondiale (OMM) et le Conseil international pour la science permet à la communauté scientifique internationale de s'entendre sur la question des changements climatiques. Le rapport de la conférence note qu'un certain réchauffement est inévitable en raison des rejets des années antérieures, et il recommande d'examiner la possibilité d'établir un traité mondial pour lutter contre les changements climatiques. Les concentrations de CO2 atmosphérique enregistrées à l'observatoire Mauna Loa révèlent une augmentation constante de 1 ppm par année en moyenne depuis la réalisation des premières mesures par Keeling. Les experts affirmèrent aussi que...the understanding of the greenhouse question is sufficiently developed that scientists and policy-makers should begin active collaboration to explore the effectiveness of alternative policies and adjustements.
En1985, donc le dérèglement climatique est un fait scientifiquement avéré !
28 novembre : Code international de conduite pour la distribution et l’utilisation des pesticides (FAO)

 

1986
26 avril au 14 mai. Incendie de la centrale nucléaire de Tchernobyl.
26 septembre : Convention sur l’assistance en cas d’accident nucléaire ou de situation d’urgence radiologique (Vienne)
1-5 décembre : Conférence sur l’ozone sous l’égide du PNUE (Genève)
1987
L'analyse, par des scientifiques français et russes, d'un noyau de glace provenant de l'Antarctique montre une corrélation très étroite entre le CO2 et la température depuis plus de 100 000 ans.
La Commission mondiale sur l'environnement et le développement publie le rapport Brundtland, Notre avenir à tous.

Naissance du concept de sustainable development (développement soutenable ou viable pas développement durable ) soit un développement qui réponde aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs (Rapport Brundtland, 1987). Développement durable est une expression qui ne veut rien dire.
16 septembre 1987. Protocole de Montréal relatif à des substances qui appauvrissent la couche d'ozone
Les Etats parties prennent la décision d’interdire la production et l’utilisation des CFC (chlorofluorocarbones) responsables de l’amincissement de la couche d’ozone d’ici à l’an 2000. Dès la deuxième conférence des parties au protocole, qui s'est tenue à Londres en juin 1990, les Etats se sont entendus pour renforcer progressivement le dispositif de protection de la couche d'ozone. C'est ainsi qu'à l'occasion des différentes conférences et réunions des parties, ils ont adopté plusieurs ajustements techniques, qui aboutissent à modifier le calendrier de réduction des substances déjà réglementées par le protocole, et 4 amendements (de Londres en 1990, de Copenhague en 1992, de Vienne en 1995, de Montréal en 1997 et de Pékin en 1999) qui ont progressivement élargi le champ d'application du Protocole, notamment en y intégrant de nouvelles substances (bromure de méthyle, HCFC pour les dernières).

 

1988

Suivant les recommandations du rapport Brundtland, une conférence intitulée explicitement L'atmosphère en évolution : implications pour la sécurité du globe a été tenue en juin 1988 à Toronto. A l'issue de cette conférence, les scientifiques affirmèrent que L'humanité mène non intentionnellement une expérience mondiale incontrôlée dont les conséquences ultimes peuvent être de l'ordre de grandeur d'une guerre nucléaire globale. Les délégués de 46 pays demandent que les émissions de dioxyde de carbone (CO2) autour du globe soient réduites de 20 pour 100 par rapport aux niveaux de 1988 d'ici 2005. Cette recommandation sera ensuite connue sous le nom des objectifs de Toronto. C'est aussi en 1988 que les pays membres de l'OMM et du PNUE décident de mettre en place un mécanisme intergouvernemental pour étudier le changement climatique en tant que phénomène socio-politique, et non plus seulement en tant que phénomène climatique.

En novembre 1988 Création du GIEC( Groupe d’experts intergouvernementaux sur l’évolution des climats, IPCC en anglais), placé sous l’égide du PNUE et de l’OMM, est chargé du suivi scientifique des processus de réchauffement climatique.
Le GIEC fournit, en vertu d'un consensus international, des évaluations sur la science du changement climatique, y compris ses causes, ses répercussions et les solutions possibles. Il s'agit d'une étape critique pour jeter les bases scientifiques d'un consensus mondial débouchant sur des actions concrètes.
20 décembre : Résolution 43 / 202 : Décennie internationale de la prévention des catastrophes naturelles (ONU)

 

1989

Septembre 1989: Déclaration de Vancouver sur la survie au XXIe siècle.

6-7 novembre : Conférence ministérielle sur la pollution atmosphérique et le changement climatique. Déclaration reconnaissant la nécessité de stabiliser les émissions de CO2, responsable de l’effet de serre. Certains pays rejettent tout engagement contraignant dans ce domaine (Noordwijk)

Décembre 1989–janvier 1990. 2ème conférence mondiale sur le climat, à La Haye (Pays-Bas).
La conférence réunit 149 pays. Les douze Etats de la CEE (Communauté économique européenne) s’engagent à stabiliser leurs émissions de CO2 au niveau de 1990 d’ici à 2000. La déclaration finale préconise la mise en place de négociations en vue d’une convention internationale sur les changements climatiques.


1990

20-22 février : Conférence internationale sur la protection de l’atmosphère (Ottawa)
11 mars : Déclaration sur la protection de l’atmosphère (La Haye)
7 mai : Règlement n° 1210 / 90 du Conseil relatif à la création de l’agence européenne pour l’environnement et du réseau européen d’information et d’observation de l’environnement (CEE)
6 juillet : Convention relative aux peuples indigènes et tribaux dans les pays indépendants Genève.

28 septembre : Recommandation relative à l’établissement d’une charte et d’une convention européennes sur la protection de l’environnement et le développement durable (Conseil de l’Europe)
5-9 novembre : Conférence sur l’habitat et l’environnement (ONU) (La Haye)
6-7 novembre : 2ème conférence mondiale sur le climat et la lutte contre l’effet de serre (Genève)
22 décembre : Résolution 44 / 228 : Conférence des Nations sur l’environnement et le développement (ONU)
Premier rapport du GIEC (Groupe intergouvernemental sur l'évolution du climat)
Le rapport dresse le bilan des connaissances scientifiques sur les changements climatiques et leurs possibles répercussions sur l’environnement, l’économie, la société. Ce rapport a servi de base scientifique à la Convention-cadre sur le climat (Rio, 1992).
1991
6-10 mai : Conférence internationale sur la pollution des océans (Halifax)
14 juin : Déclaration sur la protection de l’environnement arctique (Rovaniemi)
4 octobre : Protocole au Traité sur l’Antarctique, relatif à la protection de l’environnement Vingt-six pays décident que durant cinquante ans, il n'y aura pas de développement en Antarctique. (Madrid)
1992
Mise sur orbite du satellite Topex-Poseïdon (NASA- CNES) pour mesurer le niveau des océans.
9 mai : Convention-cadre sur les changements climatiques (New-York)
21 mai : Directive 92 / 43 / CEE du Conseil concernant la conservation des habitats naturels ainsi que de la faune et de la flore sauvages

22 mai : Convention sur la diversité biologique (Rio de Janeiro)
3-14 juin 1992. Sommet de la terre : Rio de Janeiro (Brésil)
131 chefs d’Etat réunis à Rio adoptent l’Agenda 21, liste de 2500 recommandations d’action pour le 21ème siècle.
La Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques est ouverte à la signature. Son objectif est de stabiliser les concentrations atmosphériques de gaz à effet des serre à un niveau qui empêche toute perturbation humaine dangereuse du système climatique.Après sa ratification par 50 Etats, la convention est entrée en vigueur le 21 mars 1994.
C’est Nicolas Hayek (SMH- Suisse) qui paye en partie la conférence en éditant une montre Swatch (verte).
13 juin : Déclaration de Rio sur l’environnement et le développement.
1993
1er février : Règlement n° 259 / 93 du Conseil concernant la surveillance et le contrôle des transferts de déchets à l’entrée et à la sortie de la Communauté européenne (CEE)
30 sept. / 2 oct. : 1ère conférence de la Banque Mondiale sur l’environnement (Washington)
11-18 octobre : 1ère réunion du Comité sur la Biodiversité (FAO) (Genève)
1-6 novembre :Conférence internationale sur les stratégies dans les zones côtières face aux menaces de l’effet de serre (ONU) (La Haye)
2-6 novembre : Réunion du Fonds pour l’environnement mondial (ONU) (Paris)
12 novembre : Convention internationale de Londres (1972), vote de l’interdiction définitive du déversement en mer de déchets radioactifs


1994
17-26 janvier : 19ème assemblée de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) (Buenos Aires)
26 janvier : Accord international sur les bois tropicaux (Genève)
9 mars : Résolution 48 / 188 : Décennie internationale de la prévention des catastrophes naturelles (ONU)
Le 21 mars 1994, la CCCC, Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques, qui avait été signée au Sommet de la Terre à Rio de Janeiro en 1992, entre en vigueur.

22-23 mars : Conférence internationale sur l’eau potable et l’assainissement de l’environnement (Noordwijk)
14 avril : Comité du commerce et de l’environnement (GATT/ OMC)
17 juin : Convention sur la lutte contre la désertification dans les pays gravement touchés par la sécheresse et/ou la désertification, en particulier en Afrique (Paris)
1995
28 mars-7avril. 1ère conférence des Parties à la Convention sur le climat (COP 1) : Berlin Adoption d’un document final sur l’application de la convention de Rio (limitations des émissions de gaz à effet de serre) Adoption du principe des quotas d'émissions de gaz à effet de serre.
16 juin : Accord sur la conservation des oiseaux d’eau migrateurs d’Afrique-Eurasie (La Haye)
4 août : Accord aux fins de l’application des dispositions de la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer du 10 décembre 1982 relatives à la conservation et à la gestion des stocks de poissons dont les déplacements s’effectuent tant à l’intérieur qu’au-delà de zones économiques exclusives (stocks chevauchants) et des stocks de poissons grands migrateurs (New York)
Décembre 1995. Second rapport du GIEC
Le rapport confirme l’influence des activités humaines sur les changements climatiques. Il s'agit d'un nouveau point de repère de consensus scientifique international qui prévoit un réchauffement moyen de 1 à 3, 5 degrés d’ici à 2100 ainsi qu’une augmentation du niveau de la mer de 15 à 95 centimètres.
1996
8-19 juillet. 2ème Conférence des Nations unies sur les changements climatiques : Genève
La deuxième conférence annuelle des parties tenue à Genève, approuve la conclusion du GIEC à l'effet qu'une influence humaine évidente s'exerce sur le climat planétaire et que l'évolution prévue du climat aura des répercussions notables, souvent indésirables, sur la santé humaine et sur de nombreux écosystèmes et secteurs socio-économiques, y compris les approvisionnements alimentaires et les ressources en eau.
21-26 juillet : Conférence internationale de la Convention sur la diversité biologique (PNUE) (Aarhus)
19 septembre : Déclaration sur la création du Conseil de l’Arctique (Ottawa)
l997
20-25 mars : 1er forum mondial de l’eau (Marrakech)
23-27 juin 1997. 2ème sommet de la terre : New York. La 19ème session extraordinaire de l’Assemblée générale des Nations unies (dite Rio +5) fait le point sur les engagements pris à Rio cinq ans auparavant, et constate le désaccord entre l’Union européenne et les Etats-Unis sur la réduction des gaz à effet de serre.
1er-12 décembre 1997. 3ème Conférence des Nations unies sur les changements climatiques : Kyoto
Adoption d’un protocole à la Convention sur le climat dit Protocole de Kyoto. Il engage les pays industrialisés regroupés dans l'annexe B du Protocole (38 pays industrialisés : Etats-Unis, Canada, Japon, pays de l'UE, pays de l’ancien bloc communiste) à réduire les émissions de gaz à effet de serre de 5, 2% en moyenne d’ici 2012, par rapport au niveau de 1990. Sous la pression d'un groupe de pays conduits par les Etats-Unis, des mécanismes de flexibilité sont créés, permettant à un pays de remplir ses obligations non pas en limitant ses émissions mais en finançant des réductions à l'étranger.
1998
1er-3 avril : 1ère assemblée générale du Fonds pour l’Environnement Mondial (FEM) (New Delhi)
3-15 mai : 4ème conférence des Parties à la Convention sur la diversité biologique (ONU) (Bratislava)
2-14 novembre 1998. 4ème Conférence des Nations unies sur les changements climatiques : Buenos Aires.
La conférence est marquée par la confrontation entre les pays en développement et les pays industrialisés, seuls concernés dans un premier temps par la mise en œuvre du Protocole de Kyoto, et adopte un plan d’action destiné à relancer les mesures décidées à Kyoto. Les Etats-Unis tentent d'accélérer la mise en oeuvre des permis d'émission négociables. Ils s’opposent à tout compromis, mais signent le Protocole de Kyoto.
1999
15-23 février : Conférence des Nations Unies sur la biosécurité et les OGM (ONU) (Carthagène)
25 octobre-5 novembre 1999. 5ème Conférence des Nations unies sur les changements climatiques : Bonn
Les négociateurs des 163 pays représentés débattent de la mise en œuvre du Protocole de Kyoto de 1997 sur la réduction des gaz à effet de serre, dont l’entrée en vigueur est envisagée lors du prochain sommet de la terre en 2002.
2000
Les années 1990 apparaissent comme la décennie la plus chaude jamais enregistrée.
17-22 mars : 2ème forum Mondial de l’eau (La Haye)
13-24 novembre 2000. 6ème Conférence des Nations unies sur les changements climatiques : La Haye
Les négociateurs des 182 pays représentés échouent à trouver un accord sur la mise en œuvre des mesures adoptées à Kyoto. Confrontation entre les Etats-Unis (et ses alliés : Canada, Australie, Nouvelle-Zélande, Japon) et l’Union européenne (qui plaide contre la prise en compte des puits de carbone, pour que 50% au moins des engagements pris soient réalisés à l’intérieur de chaque pays, pour la création d’une structure supranationale et pour l’instauration de sanctions contre les pays contrevenants).
10 décembre : Convention pour l’élimination progressive des produits chimiques dangereux, accord sur l’élimination de 12 polluants organiques persistants (POP) (Johannesburg)


2001

Janvier. Publication du troisième rapport du GIEC (Groupe intergouvernemental sur l'évolution du climat).
2-4 mars : Réunion des Ministres de l’Environnement du G8, compromis pour sauver le Protocole de Kyoto (Trieste)
13 mars. Les Etats-Unis renoncent à limiter leurs émissions de gaz à effet de serre.
Le nouveau président des Etats-Unis, G.W. Bush, annonce qu’il renonce à la réglementation des émissions de gaz à effet de serre et affirme son opposition au Protocole de Kyoto.
25-28 juin : Réunion de 20 ministres de l’environnement et de représentants de 135 pays sur l’avenir du Protocole de Kyoto - préparation à la conférence de Bonn (La Haye)
16-27 juillet. 6ème Conférence des Nations unies sur les changements climatiques : reprise des négociations à Bonn
Compromis sur un accord gouvernemental ambigu accordant la prise en compte de puits de carbone supplémentaires pour les Etats-Unis et le Japon.

 

2002
14 février. Programme alternatif proposé par les Etats-Unis
Le Président Bush propose des mesures d'incitations fiscales à l' investissement et à l'utilisation d'équipements moins polluants, ainsi que le développement de la recherche sur le climat et les technologies connexes, afin de réduire les émissions de gaz à effet de serre de 18% par million de dollars produits par les industries sur dix ans. Ces mesures se veulent une alternative au protocole de Kyoto sur les changements climatiques de 1997 rejeté par les Etats-Unis.
7-19 avril : Conférence de l’ONU sur la biodiversité (La Haye)
12-14 avril : Réunion des Ministres de l’environnement du G8 (Banff - Canada)
31 mai 2002. L'Union européenne et ses 15 Etats membres ratifient le Protocole de Kyoto.
4 juin 2002. Le Japon ratifie le Protocole de Kyoto.
26 août-4 septembre 2002. Lors du Sommet sur le développement durable organisé à Johannesburg (Afrique du Sud), le Canada, et la Russie déclarent leur intention de ratifier le Protocole de Kyoto. (La ratification russe est indispensable à l'entrée en vigueur du Protocole). La Chine l'a, quant à elle, ratifié le 30 août.
Lundi 2 septembre 2002 Jacques Chirac: Notre maison brûle et nous regardons ailleurs. La nature, mutilée, surexploitée, ne parvient plus à se reconstituer et nous refusons de l'admettre. L'humanité souffre. Elle souffre de mal-développement, au nord comme au sud, et nous sommes indifférents. La terre et l'humanité sont en péril et nous en sommes tous responsables.

 

2003
19-21 février 2003. 20ème session du Groupe d'experts intergouvernementaux sur l'évolution du climat (GIEC) à Paris. Présidé par l'Indien Rajendra Pachauri, le GIEC, groupe d'experts de l'ONU créé en 1988 par l'Organisation météorologique mondiale et le Programme des Nations unies pour l'environnement, lance la réflexion sur son 4ème rapport pour la période 2003-2007.
16-23 mars : 3ème forum mondial de l’eau (Kyoto)
25-27 avril : Réunion des Ministres de l’environnement du G8 (Paris)
29 septembre-3 octobre Lors de la conférence scientifique internationale sur le changement climatique, réunie à Moscou, la Russie exclut de ratifier rapidement le Protocole de Kyoto.

 

2004

9 janvier. Déclaration du conseiller scientifique Tony Blair, sir David King dans la revue américaine Science: Le changement climatique est le plus grave problème auquel nous soyons confrontés aujourd’hui – avant même la menace du terrorisme.

22 octobre. La Russie ratifie le Protocole de Kyoto
En approuvant le projet de loi de ratification, les députés russes ouvrent la voie à l'entrée en vigueur du Protocole de Kyoto, qui sera effective le 16 février 2005. En effet, pour entrer en vigueur, l'accord international devait être ratifié par au moins 55 pays représentant 55% des émissions de gaz à effet de serre.

 

2005

16 février. Entrée en vigueur du Protocole de Kyoto.
Signé en 1997, le Protocole de Kyoto, qui vise à réduire les émissions de gaz à effet de serre des pays industrialisés durant la période 2008-2012 en deçà des niveaux de 1990, prend effet après avoir été ratifié par 141 pays. Ainsi, 34 pays industrialisés, à l'exception des Etats-Unis et de l'Australie qui comptent pour plus d’un tiers des gaz à effet de serre du monde industrialisé mais n'ont pas ratifié le protocole, seront dans l'obligation de réduire de 5,2% en moyenne leurs émissions de CO2 et de cinq autres gaz réchauffant l'atmosphère. Les 107 pays en développement qui ont ratifié le protocole auront de simples obligations d'inventaire d'émissions polluantes.
28 février Adoption de la Charte de l’Environnement adossée à la Constitution Française. Cette Charte énonce entre autres, le principe de précaution. Art. 5. - Lorsque la réalisation d’un dommage, bien qu’incertaine en l’état des connaissances scientifiques, pourrait affecter de manière grave et irréversible l’environnement, les autorités publiques veillent, par application du principe de précaution et dans leurs domaines d’attributions, à la mise en oeuvre de procédures d’évaluation des risques et à l’adoption de mesures provisoires et proportionnées afin de parer à la réalisation du dommage.
Mars 2005 Déclaration du Conseil de Direction de l’Évaluation des Écosystèmes pour le Millénaire. Cette évaluation est née de la demande faite par le Secrétaire général des Nations Unies en 2000 dans un rapport intitulé: Nous, les peuples : le rôle des Nations Unies au XXIe siècle. Initiée en 2001, elle a pour objectif d’évaluer les conséquences du changement des écosystèmes sur le bien-être humain ; elle doit également permettre d’établir la base scientifique pour mettre en place les actions nécessaires à l’amélioration de la conservation et de l’utilisation durable de ces systèmes, ainsi que de leur contribution au bien-être humain.
Plus de 1 360 experts du monde entier ont été impliqués dans ce projet La conclusion essentielle de cette évaluation est que les sociétés humaines ont le pouvoir de desserrer les contraintes qu'elles exercent sur les services naturels de la planète, tout en continuant à les utiliser pour obtenir un meilleur niveau de vie pour tous. Y parvenir réclamera cependant des changements radicaux dans notre manière de traiter la nature à toutes les étapes de la prise de décision, ainsi que de nouvelles façons de coopérer entre gouvernements, entreprises et société civile. Les signaux d'alarme sont là pour qui veut les voir. Le futur est entre nos mains. Conclusion du Millenium Ecosystem Assessment.

8 juillet. Réunion du G8 à Gleneagle qui admet la nécessité d'agir contre les gaz a effet de serre. Dans un communiqué, les grandes puissances se sont dit prêtes à agir maintenant sur le climat afin de commencer a ralentir et, pour autant que la science le justifie, à freiner et à inverser l'augmentation des gaz a effet de serre. Dans ce document, les Etats-Unis et leurs partenaires (Allemagne, Canada, France, Japon, Italie, Royaume-Uni, Russie) déclarent que le changement climatique constitue un défi grave et à long terme qui est susceptible d'affecter tous les points du globe. Après avoir souligné le rôle des énergies fossiles et d'autres activités humaines dans l'accroissement des gaz a effet de serre liés au réchauffement de la surface de la Terre, ils soulignent la nécessité d'agir. En fait d’action, les huit proposent la mise en place d’un forum informel consacré au changement climatique, à l’énergie propre et au développement durable. Le communiqué fait en fin de texte une allusion au protocole de Kyôto : Ceux d'entre nous qui ont ratifié le protocole de Kyôto se félicitent de son entrée en vigueur et œuvreront pour en assurer le succès.
29 août. Le cyclone Katrina dévaste les côtes du sud-est des Etats-Unis.
28 novembre-10 décembre . 1ère réunion de suivi du Protocole de Kyoto et 11ème Conférence des Nations unies sur les changements climatiques à Montréal (Canada).
- La conférence, qui a mobilisé près de 10 000 personnes et une centaine de ministres de l'environnement, entérine une série d'accords (les accords de Marrakech), qui établissent les règles de fonctionnement du Protocole de Kyoto, permettant la totalité de sa mise en oeuvre. Les marchés du carbone deviennent ainsi une réalité.
- Par ailleurs, la décision de négocier un prolongement du Protocole au-delà de son échéance de 2012 est prise. L'accord de dernière minute prévoyant que les négociations seront menées dans le cadre plus large de la convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques, les Etats-Unis, qui n’ont pas ratifié le Protocole, acceptent finalement de s’y associer.


2006

Janvier : 2005, classée année la plus chaude
Un rapport émanant de la NASA (24 janvier 2006), constate que l’année 2005 a été la plus chaude depuis la fin du 19ème siècle. L’Organisation météorologique mondiale (OMM classait pour sa part, le 15 décembre 2005, l’année 2005 dans les deux plus chaudes depuis 1861, date du début des relevés de températures. La terre s’est réchauffée de 0,8 degré Celsius depuis un siècle et de 0,6 degré depuis 30 ans. La NASA souligne que ce réchauffement coïncide avec l’accroissement rapide des émissions de gaz à effet de serre -le département américain de l’énergie constatant une augmentation de 2% de ces émissions aux Etats-Unis en 2004- et préconise l’ouverture urgente de discussions sur la réduction des gaz à effet de serre.
2007
29 janvier-2 février. Diffusion, à Paris, du 4ème rapport sur le changement climatique par le Groupe intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC ).
Les scientifiques du Groupe d'experts des Nations unies publient le premier volume du rapport Changement climatique 2007 : les bases scientifiques établissant la responsabilité humaine dans le réchauffement climatique. Quatrième rapport d'une série commencée en 1990, c'est le bilan de six années de travaux menés par un réseau de 2 500 scientifiques. Les experts confirment le rôle des émissions de gaz à effet de serre et la gravité des changements en cours : perspective d'augmentation moyenne de 1,8°C à 4°C et hausse du niveau des océans de près de 60 cm d'ici la fin du siècle, généralisation de vagues de chaleur et d'épisodes de fortes précipitations. Réunis le 3 février à Paris à l'initiative du président français Jacques Chirac, 46 pays appellent à la création d'une Organisation des Nations unies pour l'environnement, projet contesté notamment par les Etats-Unis et les grands pays émergents.
Le 12 octobre 2007, Al Gore et le GIEC se voient conjointement attribuer le prix Nobel de la paix 2007.

 

http://www.ladocumentationfrancaise.fr/dossiers/changement-climatique/chronologie.shtml

http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/article_imprim.php3?id_article=4378

http://www.fnh.org/francais/doc/en_ligne/climat/chronologie.htm

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