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Billet de blog 13 février 2009

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Graine de discorde

Donc hier Le Figaro a réussi une jolie petite manipulation à propos des OGM en proclamant que l'Afssa, Agence Française de Sécurité Sanitaire annonçait que le maïs de Monsanto était sans danger pour l’homme. De fait aucune information nouvelle ne permettait de tenir ce genre de propos.

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Donc hier Le Figaro a réussi une jolie petite manipulation à propos des OGM en proclamant que l'Afssa, Agence Française de Sécurité Sanitaire annonçait que le maïs de Monsanto était sans danger pour l’homme. De fait aucune information nouvelle ne permettait de tenir ce genre de propos.

Depuis de nombreuses années, les scientifiques les plus avertis de notre pays affirment que les organismes génétiquement modifiés sont «bénéfiques pour la santé humaine». En vain, car la démocratie d'opinion, la vox populi, a décidé du contraire. écrivait Yves Thréard dans un éditorial qui fustigeait la soldatesque anti-OGM tout en dénonçant le caractère politique du débat. Le lendemain la dénonciation du Figaro a fait pschiiiitttt!
J’allais écrire un papier vengeur mais, comme je suis paresseux et que Le Figaro a fait d’une certaine manière son auto-critique je les cite, c'est moins fatigant

Corinne Lepage, présidente du parti écologiste Cap21, aujourd'hui membre du MoDem, l'ancienne ministre de l'Environnement du gouvernement Juppé qualifie les «soi-disant rapports» de l'Afssa comme de l'Efsa d'«opération de manipulation» digne des «années Tchernobyl». «Quand on sait qu'aucune étude publique n'a été menée directement pour étudier le comportement de rats ayant consommé des OGM, que les seules études disponibles sont celles des producteurs de maïs» et que le ministre de l'Agriculture Michel Barnier «refuse de communiquer les études précisément sur le MON 810 (...) on comprend l'opération de manipulation en cours». (...)
Parmi les scientifiques, le professeur Yvon Le Maho, auteur du rapport sur lequel la France s'était appuyée, l'an dernier, pour interdire la culture du MON 810, conteste l'interprétation faite de son travail. «Je ne suis pas arrivé à la conclusion qu'il n'y avait pas de nocivité pour la santé et l'environnement. Je n'ai jamais écrit qu'il y a nocivité, mais que je ne pouvais pas conclure», a-t-il précisé. Dans un entretien à l'AFP, il est revenu sur le contexte de des recherches : «J'ai travaillé pendant trois mois, honnêtement. Et j'ai consulté les spécialistes de toutes les disciplines concernées pour chaque aspect abordé», insiste-t-il. «Au départ j'étais plutôt pour les OGM, avant de me pencher sur le dossier. Mais aujourd'hui je n'ai aucune certitude scientifique». Pour lui, les OGM ne «constituent pas une science dangereuse mais une absence de science». «Les recherches doivent absolument se poursuivre : il s'agit d'une science bien étudiée au plan de la biologie moléculaire, mais il n'existe pas à ce jour son pendant scientifique au plan sanitaire et environnemental», estime-t-il. Globalement sur la même longueur d'ondes, Pierre-Henri Gouyon, scientifique du CNRS, estime qu'»on ne connaît pas les effets à long terme des OGM (…) et on ne fait rien pour les connaître». Pour le scientifique, qui critique le rôle de l'Afssa, «on peut dire qu'à l'heure actuelle il n'y a pas de preuve de toxicité (du MON 810), le problème est surtout qu'on fait si peu pour en trouver».
Beaucoup de bruit pour rien.

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