Le Mépris

Le 20 décembre 1963 sortait à Paris le film de Jean-Luc Godard, "Le Mépris". Seul ce titre me pousse à écrire ce billet... Et je ne voudrais pas que le souvenir de ce film admirable soit abimé par ma rage actuelle.

affiche déchirée avec mépris © POL affiche déchirée avec mépris © POL
Je me souviens d'une France où les hôpitaux fonctionnaient parfaitement! Le métier d'infirmière était considéré! La médecine était une voie royale pour certains... Bref les lits d'hôpitaux étaient en nombre suffisant et les salaires progressaient comme partout en Europe... C'était avant...En 1963, j'avais 8 ans. Avant que le néolibéralisme financier s'abatte comme la peste sur nous. Chaque centime a été grappillé, la moindre économie a été faite, grattée jusqu'à l'os...

Il est heureux que la zoonose touche aussi les dirigeants, ceux-là même qui sont entièrement responsable de cette pandémie...Les banquiers et les hyper riches qui se croient à l'abri et qui nous regardent avec mépris, seront aussi touché par toutes les zoonoses qu'ils auront créés par leur voracité. Ils n'échapperont pas non plus à l'affolement du dérèglement climatique - malgré leurs abris construits à grand frais -. La Covid19 possède cet avantage: "Tous n'en mourront pas, mais chacun sera touché."

Si comme en 1963, il y avait eu assez de lits et de soignants pour recevoir les malades, ce virus aurait tué probablement bien plus, mais personne ne s'en serait aperçu, puisque l'économie n'aurait pas été arrêté... Ceux qui veulent accumuler des profits ont creusé la tombe de leur système... Et ils nous entraînent dans leur chute...

Les zoonoses sont maintenant inévitables, elles sont dues à la promiscuité des hommes et des animaux... Mais si les journalistes, à la suite de certains scientifiques, ont accusés à tort le pangolin, ils ne parlent pas assez de la seule raison pour laquelle les pandémies vont se multiplier, à savoir l'élevage industriel des animaux, les camps de concentration de virus. La concentration des excréments qui polluent tout.

Bientôt à cause de la monstruosité de l'industrialisation de l'alimentation nous aurons d'autres virus et aussi l'inefficacité des antibiotiques. À ce stade (qui s'installe à bas bruit) l'espèce humaine sera bien plus en péril...

Espérons  (mais je n'espère rien) que le petit monsieur pris par la fièvre à La Lanterne prenne conscience que son idéologie conduit l'espèce humaine et toutes les espèces à la destruction : cela s'appelle la sixième extinction. Elle a commencé depuis longtemps sous nos yeux, mais nous regardons ailleurs, la maison brûler...

On ne pas revoir Le Mépris au cinéma, ni Peau d'Âne, ils ont fermé les salles, par mépris, sans aucune raison scientifiquement établie, juste pour écraser l'intelligence qui visiblement n'est pas essentielle dans leur schéma mental qui n'autorise que les recettes de croissance des profits (recette évidemment obsolète)

 

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.