Hommage à Porfirio Diaz

Comment dites-vous? Porfirio? Montrez-moi donc vos papiers. En tant que procureur stalinien je m'arroge le droit de vous interroger et la faculté de vous condamner, même sans preuve. D'autant que vous avez montré plusieurs fois que j'étais capable de proférer les calomnies les plus basses et de les renier ensuite. Cet affront ne saurait rester impuni.

 

Porfirio Diaz Porfirio Diaz

 

http://www.estrepublicain.fr/edition-de-besancon/2017/03/05/deces-de-porfirio-diaz

http://www.lesmutins.org/y-volvere

Il fut l’un de ces demandeurs d’asile politiques chiliens arrivés en France suite au coup d’État de Pinochet en 1973. Installé d’abord à Fontainebleau, Porfirio Diaz a rejoint son frère Victor à Besançon en 1979. Il était accompagné de sa femme et de sa fille, Amalia. « Je fus séduit par cette ville verte et par sa vocation sociale », disait-il.
Porfirio Diaz fut une figure de la Franche-Comté. Citoyen engagé, il fut aussi un homme de lettres et de musique qui choisit la langue française pour écrire poèmes et chansons. Porfirio Diaz fut également connu pour son investissement social et associatif. L’homme s’est distingué aussi pour l’amour qu’il portait aux siens : Amilia, Alexandre et Orlando, ses enfants, ainsi que ses trois petits-enfants.

Porfirio Diaz était né en 1949 àSantiago du Chili. Très vite, l’homme fut un militant engagé dans la résistance à un éventuel putsch militaire. En 1972, un an avant le coup d’État, il perd la vue lors d’un exercice avec des explosifs. « Avec six autres camarades, nous manipulions de la dynamite et des détonateurs. Tous les sept avons été touchés », avait témoigné Porfirio Diaz dans nos colonnes. « À l’époque, j’étais étudiant en école de psychologie. Ma vocation était de soigner, pas de prendre les armes. Mais les premiers signes étaient là. Et nous savions qu’il faudrait nous battre. L’accident a changé nos destins. J’ai été accusé de terrorisme. » Fiché, il choisit l’exil lorsque Pinochet prend le pouvoir.
Porfirio Diaz attendra trente ans avant de fouler à nouveau sa terre natale et la maison familiale dans son quartier d’enfance Poblacion Alessandri. Guidé par sa fille Amalia, ce retour a été filmé par sa nièce Elvira Diaz. C’était en 2003. Le film « Y Volvere » (« Et je reviendrai »), est sorti en 2013.

L’abonné Marc Tertre, notoirement connu pour son inlassable réductio ad hitlerum aussitôt qu’il est confronté à des arguments dépassant sa capacité d’argumentation, s’est mis en tête d’avancer que mon pseudo avait quelque chose d’inavouable.
Dans toute cette affaire, le plus amusant, n’est pas seulement que ce monsieur prétende détenir une quelconque vérité sur un sujet dont il ignore tout, puisque le choix d’un pseudo est une affaire qui, à moins qu’on ne choisisse Adolf Hitler, ne regarde que celui qui l’effectue.

Ce n’est pas non plus que monsieur Tertre prétende fonder son hypothèse sur des recherches sur Google en tapant simplement Porfirio comme argument.


C’est surtout que dans sa quête diffamatoire, monsieur Tertre va même jusqu’à proposer deux options là où une seule suffirait et ce, sans fournir le moindre argument précis, et surtout sans jamais choisir entre les deux.
Il faut reconnaitre qu’en matière de comportement suicidaire, cette attitude ne manque pas de panache. Évoquer sans trancher, et sans preuve, deux hypothèses qui s’excluent mutuellement, voilà qui constitue un moyen immanquable de perdre totalement toute forme de crédibilité. Et ce, en épargnant le moindre effort à celui qui se trouve ainsi diffamé.


Pour monsieur Tertre, le choix de mon pseudo est soit une allusion à une sorte de dictateur mexicain, soit une référence au père de Dominique Fernadez qui était franquiste.
Dans les deux cas, bien évidemment, il est visible que cet ahuri essaie de m’accrocher autour du cou un écriteau portant la mention extrême-droite. Sur Mediapart, c’est un peu comme si on affublait quelqu’un de l’épithète cannibale lors d’une réunion de végans ou fabriquant de saucisson dans un territoire tenu par daesh. C’est peu dire que c’est un moyen confortable de discréditer la parole de quelqu’un et d’en faire un envoyé spécial des chemises brunes au sein du lectorat.
Certes, monsieur Tertre n’est pas connu pour s’embarrasser des précautions les plus élémentaires de la probité mais, en l’espèce, il conviendrait qu’il se donne au moins la peine de choisir: soit je suis un admirateur d’un tyran du XIXe, soit je me reconnais sous les traits du père d’un romancier.
Bien entendu, le fait que je tienne l’extrême-droite pour détestable n’est pour monsieur Tertre, qu’une preuve supplémentaire de ma duplicité.
Je me vois donc obligé de ramener l’intéressé au plus élémentaire bon sens. Je n’ai jamais fait allégeance ni à l’un ni à l’autre personnage et monsieur Tertre serait bien en peine de fournir le moindre élément de preuve de ce qu’il avance. Inutile de préciser qu'il n'essaiera même pas. C’est donc une diffamation grossière de sa part.

En outre, c’est une insulte à la mémoire des victimes de la junte chilienne. Au passage, je précise que j’ai participé au premier saccage du stand du Chili à la foire de Marseille. Du stand seulement: nous n’avons agressé personne physiquement.
Ce n’est pas que je veuille absolument poser au héros d’extrême-gauche, car ce temps est assez loin pour moi. D'ailleurs, le coup du stand, c'était du gâteau. En revanche l'année d'après, les flics avaient anticipé le coup et un des camarades s'est tué en tombant d'un toit dans sa fuite. En revanche, je n'étais pas là. Mais avant ça, j’avais manifesté pour Puig Antich, garroté par les sbires de Franco, et j'avais participé à l'attaque du consulat d'Espagne lors de laquelle un car de flics avait brulé à la suite d'un jet de coke. À la deuxième mi-temps, les flics nous ont mis une de ces pâtées. Ils visaient la tête à tir tendu dans les petites rues en-dessous du boulevard Notre-Dame. J'ai bien failli manger une grenade lacrymo.

Disons-le, se voir taxer d’être d’extrême-droite est assez agaçant, mais le déduire par mon pseudo est grotesque. C'est comme si je disais que Tertre vient de la place du tertre ou il y avait autrefois un gibet et que ledit Tertre est un partisan des supplices corporels. Après tout, qu'est-ce qui nous prouve que son pseudo est son vrai nom? Vous avez vu sa carte d'identité, vous? Comme on peut le voir, avec ce genre d'élucubration on peut aller très loin. Pourquoi n'imaginerais-je pas aussi qu'il a choisi le métier d'enseignant parce qu'il éprouve un penchant trouble pour les jeunes gens? Si on veut faire un concours de saloperies, où est la limite?

Je n'ai pas à me justifier d'un projet caché qu'on m'impute gratuitement. Si je suis d'extrême-droite, qu'on le montre autrement que par des allusions, des affirmations sans preuve, des déductions foireuses ou des allégations sans preuve

Bien entendu, pour certains, l'extrême-droite commence juste après le PC. À cela, je réponds simplement que nous ne parlons pas la même langue et qu'il manquent à la fois de vocabulaire et de sens des réalités. S'ils galvaudent à ce point le langage, quel mot trouveront-ils pour désigner les vrais fachos? En tout état de cause, je précise à toutes fins utiles que je vomis le FN, ses clones et ses voisins, et j'ai le plus grand mépris pour la droite qui lorgne sur ses électeurs et reprend ses idées. Donc, s'agissant d'extrême-droite, je considère qu'il s'agit de l'acception traditionnelle en politologie et j'attends qu'on vienne me montrer en quoi elle est appropriée à mon sujet. Mais en attendant, qu'on foute la paix à mon pseudo.

Pourquoi monsieur Tertre fait-il cela? C'est simple: depuis longtemps, essayant d'être partout à la fois sur Mediapart pour remplir la mission prolétarienne qu'il est le seul à pouvoir accomplir, monsieur Tertre est un peu en burn-out. Donc, s'il peut rattacher ses contradicteurs à une des tares quelconques que chacun ici tient pour infâme, moi y compris, c'est toujours un précieux temps d'économisé. Évidemment, sa dialectique s'en ressent. Mais ce n'est pas le pire.

Le pire, c'est cette manie de traiter systématiquement ses interlocuteurs de racistes, de fascistes, de rouges-bruns. Il est même allé jusqu'à expliquer que quelqu'un était du genre qui aurait dénoncé des juifs sous l'occupation.

Zemmourisme tertrien Zemmourisme tertrien

Vous aurez remarqué au passage "le courage dont vous n'avez jamais fait preuve" qui rappelle un peu la phrase de Zemmour sur le courage des terroristes. Avouez que c'est choisi, comme méthode.

On me dit souvent que je suis un peu brutal. Ces propos datent de 2015 et ce ne furent pas les premiers. Mais au moins, j'en ai gardé la trace et je subis, comme beaucoup de gens, ce genre de méthode.

Que répond tertre pour se justifier (c'est ici):

Encore une allégation sans preuve Encore une allégation sans preuve

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Déjà, admirons la réponse. tertre invoque comme justificatif des insultes faites à quelqu'un d'autre, un comportement que moi, j'aurais eu à son égard. Avouez que c'est très original.

Notez en outre qu'il ne fournit aucune preuve de ses dires. Au contraire, il considère le fait que moi, j'en amène à l'appui de mes propos, comme une preuve de ma perversité de flic. Avec ça, on va loin: je te diffame sans preuve, ça prouve que j'ai raison.

De plus en plus original.

Mieux encore, lorsque je lui ai rappelé ses propos infâmes envers Megrilab, avant d'adopter le curieux système de défense actuel, il a nié avec une mauvaise foi parfaite.

Voici sa réponse:

 

Grossier mensonge, vraiment? Grossier mensonge, vraiment?

 

 

 

 

 

 

 

 

Notez bien qu'il parle d'habituelles méthodes crapuleuses de Porfirio. C'est son crédo pour se justifier de tout. Il peut tout se permettre puisqu'il lui suffit d'accuser. Vychinski n'aurait pas fait mieux.

En tout cas, chapeau l'artiste. C'est ce qui s'appelle ne reculer devant rien. Mais attendez... Vous n'avez pas tout vu.

Ce cher Tertre se targue de ne jamais pratiquer la reductio ad hitlerum. Ce n'est pas du tout son genre dit-il.

Au vu de ce qui précède, vous commencez à vous douter qu'il y a une nouvelle preuve de ses méthodes qui arrive. la voilà:

porfi-megrilab-ss

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Comme vous pouvez le constater tertre ne traite pas les gens de SS. Non, bien entendu. Il se contente de les vêtir en SS. C'est mieux, comme procédé, n'est-ce pas?

Et quand on le lui rappelle, alors là, on atteint des sommets:

Défense pitoyable de Tertre Défense pitoyable de Tertre

 

 

 

 

Donc, pour se justifier d'une ignominie, Tertre vous explique que comme elle était accompagnée d'autres propos du même niveau, si vous n'avez pas contesté les autres propos, c'est exactement comme s'il n'avait rien dit de mal.

Arrivé à ce stade, on cherche fébrilement l'adresse mail du Guiness Book of Records pour leur signaler qu'on a trouvé un comique de taille planétaire.

Désormais, il est donc bien évident que non seulement monsieur Tertre n'est rebuté par aucun procédé, si vil soit-il, mais qu'en outre, étant démasqué, monsieur Tertre renchérit sur mon pseudo dans une fuite en avant grotesque.

Sa technique est simple, nier l'évidence, même quand elle crève les yeux. N'apporter aucune preuve de ses propres dire et prétendre que ce serait faire montre de mauvais esprit que de se justifier des accusations qu'on porte. Répondre à chaque commentaire comme s'il sortait du néant et comme si les précédents commentaires n'existait pas. La technique de l'autruche transposée à l'échange médiapartien.

Et, bien entendu, filouterie suprême, se déclarer insulté devant le déballage largement argumenté de ses turpitudes. Bref, si vous avez affaire à ce monsieur, bon courage, vous pouvez désormais mesurer ce qui vous attend.

Évidemment, il est invité à présenter ses objections ici-même s'il le désire. Et, bien entendu à présenter des preuves de ma dénonciation virtuelle.

Notez qu'il dit que j'aurais menacé de le dénoncer à l'administration pénitentiaire en vertu de l'activité associative qu'il mène dans les prisons. Vu le contrôle administratif qui règne sur ces établissements, c'est tout de même assez étrange d'imaginer qu'il puisse y mener une activité inconnue de la pénitentiaire. Je vois donc mal ce que j'aurais à leur apprendre. Mais au diable la mesquinerie, si ce bon Tertre peut prouver ce qu'il avance, je veux bien gravir les escaliers de la Bonne-Mère à genoux, histoire de combler un manque dans les accusations Tertriennes et justifier celle d'intégriste catholique.

En attendant, vous comprendrez peut-être pourquoi, au vu de ce comportement hypocrite en diable, Tertre a pu autrefois être baptisé Tertruffe. Et je gage que s'il se présente ici, non seulement le fil est appelé à se prolonger pendant des mois sans qu'il apporte jamais autre chose que des arguments spécieux, mais de surcroit, nous aurons droit au florilège intégral de sa mauvaise foi.

L'ère enthousiasmante de la tertrologie appliquée vient de commencer.

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.