Pour la libération de Josu Urrutikoetxea

Le 29 avril, la cour d’appel de Paris a refusé une nouvelle fois d’appliquer une mesure fondée sur des motifs humanitaires prévue par la loi. En réponse à cette décision, le prix Nobel de littérature, J. M. G. Le Clézio, rejoint les 149 premiers signataires de l’appel pour demander à la justice et au gouvernement français la libération et la protection de Josu Urrutikoetxea.

Appel de la communauté internationale

Pour la libération de Josu Urrutikoetxea
Artisan de la paix et prisonnier d’État

Josu Urrutikoetxea, membre historique de l’ETA et ancien député du Parlement basque, a été un acteur majeur du processus unilatéral qui a abouti à la fin de la violence armée au Pays basque et au désarmement puis à la dissolution de l’organisation séparatiste par sa voix le 3 mai 2018. Il a été arrêté en France le 16 mai 2019 et il est depuis lors détenu à la prison de la Santé. Aujourd’hui âgé et malade, il a fait l’objet d’une demande de mise en liberté déposée par ses avocats pour raison médicale compte tenu des risques sanitaires liés au Covid-19. Lors de l’audience du 29 avril 2020, la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Paris a rejeté cette demande. C’est pourtant une situation prévue par le code de procédure pénale lorsque l’état de santé d’une personne est incompatible avec sa détention.

La chambre d’instruction a donc passé outre à l’avis explicite du médecin-chef de la maison d’arrêt de la Santé, dont le certificat médical signale que Josu Urrutikoetxea présente « des pathologies chroniques qui sont des facteurs de mauvais pronostic en cas de contamination » par le Covid-19 et préconise expressément la « suspension » de sa détention.

Cette décision est d’autant plus incompréhensible que la demande de mise en liberté laissait la possibilité d’ordonner la réincarcération une fois la crise sanitaire passée. Les avocats proposaient par ailleurs un hébergement dans un studio mis à disposition à Paris et la mise en place d’un dispositif de surveillance électronique, comme le permet la loi dans ce cas.

Les magistrats avaient le pouvoir et le devoir de protéger Josu Urrutikoetxea en le libérant, comme l’avait fait la cour d’appel de Paris le 19 juin dernier avant que le parquet général n’inverse cette décision, conduisant à sa réincarcération quelques heures plus tard. L’appareil judiciaire a néanmoins décidé de le maintenir dans une situation d’extrême vulnérabilité au regard de l’épidémie. Cette décision a été rendue alors que deux détenus incarcérés dans le même bâtiment que lui, dont l’un assurait la distribution des repas, ont été placés en isolement en raison d’une suspicion de contamination par le coronavirus. Aujourd’hui, ce sont huit détenus, de ce deuxième étage du quartier QH5, qui sont placés pour les mêmes raisons en isolement.

Refuser une protection à Josu Urrutikoetxea et le mettre ainsi délibérément en danger, c’est vouloir amputer l’histoire récente de l’Europe en occultant l’implication de celles et ceux qui ont œuvré au prix de leur vie pour mettre fin à plus d’un demi-siècle de violences sur ce territoire. Face à la vigoureuse protestation internationale contre le traitement indigne réservé à Josu Urrutikoetxea, L’État français répond par le silence, l’indifférence et l’obstination, faisant comme si les mobilisations passées autour des processus de paix en Afrique du Sud ou en Irlande du Nord n’avaient pas contribué à changer heureusement le cours de l’histoire… Et c’est le pire des messages adressé par les États français et espagnol à l’ensemble des acteurs des négociations de paix de par le monde.

Josu Urrutikoetxea est un prisonnier d’État. Son sort est aujourd’hui scellé non pour des raisons de justice mais, in fine, parce que l’alliance des gouvernements français et espagnol, empêtrée dans le passé, n’ose regarder l’avenir. Tous deux butent sur la plus haute marche du courage politique qui se résume parfois à un acte éthique simple et nécessaire. Ces derniers jours, deux personnalités politiques se sont exprimées en ce sens. José Luis Rodríguez Zapatero, ancien chef du gouvernement espagnol, vient de déclarer que la démocratie doit maintenant se montrer « généreuse et inclusive [1] » et Christiane Taubira, ancienne garde des Sceaux de la France, affirme qu’il est temps de « reconnaître la force morale des figures particulièrement méritantes dans la contribution à la résolution de ce conflit, afin d’ouvrir un espace pour de tels gestes [2] ».

Une large communauté internationale se mobilise aujourd’hui. Elle en appelle à l’État français pour qu’en respect des principes humanitaires, il garantisse l’intégrité physique et morale et libère l’homme qui a été, de l’avis de l’ensemble des acteurs diplomatiques qui ont accompagné ce long processus, l’un des plus importants artisans de la construction de la paix au Pays basque.

Voir les 178 premiers signataires

Signer la pétition ici


[1] In « El final de ETA fue político », El Paìs, 3 mai 2020.
[2] In Pays basque & Liberté - Un long chemin vers la paix, France Télévision, 27 avril 2020.


Gerry Adams, leader historique du Sinn Féin, Irlande du Nord, engagé dans la résolution du conflit au Pays basque ;

François Alfonsi, député européen, membre de la Commission de l'industrie, de la recherche et de l'énergie, de la Commission du développement régional et membre de la Délégation à l'Assemblée parlementaire paritaire et de la Délégation à l'Assemblée parlementaire de l'Union européenne pour la Méditerranée, président de l'Alliance libre européenne et maire d'Osani ;

Estellia Araez, avocate au barreau de Bordeaux, présidente du Syndicat des avocats de France ;

Geneviève Azam, économiste, maître de conférences en économie et chercheuse à l'université Toulouse-Jean-Jaurès, membre du Conseil scientifique d'Attac ;

Etienne Balibar, philosophe, professeur émérite à l’Université de Paris-Nanterre, professeur affilié au département d'anthropologie à l'université de Californie à Irvine, visiting professor à l'Institut de littérature et société comparée de l'université Columbia, aux Etats-Unis, et Anniversary Chair in Modern European Philosophy, Kingston University London, United Kingdom ;

Esther Benbassa, sénatrice de Paris, membre de la Commission des Lois, vice-présidente de la Délégation sénatoriale aux outre-mer, directrice d'études à l'École pratique des hautes études(Sorbonne) ;

Pierre Bergounioux, écrivain, sculpteur et professeur de lettres, grand prix de littérature de la Société des gens de lettres pour l’ensemble de l’œuvre, prix Roger-Caillois pour l'ensemble de son œuvre et officier dans l'ordre des Arts et des Lettres ;

Olivier Besancenot, porte-parole du NPA ;

Thomas Bidegain, scénariste et réalisateur, Prix Lumières, deux Étoiles d'or du cinéma français et deux Césars ;

Martine Billard, députée de Paris de 2002 à 2012 et de 2010 à 2014 coprésidente du Parti de gauche ;

Jean-François Blanco, avocat au barreau de Pau, ancien Bâtonnier et conseiller régional Nouvelle-Aquitaine ;

Julien Blaine, poètartiste ;

Frédéric Bodin, secrétaire national Union syndicale Solidaires ;

Manuel Bompard, député européen, membre de la Commission de l'industrie, de la recherche et de l'énergie et membre de la Délégation à l'Assemblée parlementaire de l'Union européenne pour la Méditerranée ;

Laurent Bonelli, sociologue, maître de conférences en science politique à l’université Paris X Nanterre, rattaché à l'Institut des sciences sociales du politique, corédacteur en chef de la revue Cultures & Conflits, associate editorde la revue International Political Sociology, Oxford University Press et expert auprès du Conseil de l'Europe ;

José Bové, co-fondateur de la Confédération paysanne et de 2009 à 2019 député européen ;

Patrick Braouezec, député honoraire, président du Conseil de surveillance de la Société du Grand Paris, de la Communauté d'agglomération puis de l'Établissement public territorial Plaine Commune et vice-président de la Métropole du Grand Paris ;

Sophie Bussière, avocate au barreau de Bayonne et conseillère fédérale d’EELV ;

Andy Carl, praticien et expert en résolution de conflits, cofondateur et directeur exécutif de l'ONG britannique Conciliation Resources, Londres, Royaume-Uni ;

Sorj Chalandon, auteur, prix Albert-Londres, Médicis, Grand prix du roman de l'Académie française et prix Goncourt des lycéens ;

Eric Clémens, philosophe et poète, professeur émérite à l’Université Saint-Louis à Bruxelles, Belgique, bourse Fulbright pour l’International Writing Program de l’Iowa University, Etats-Unis ;

Philippe Corcuff, politiste, maître de conférences à Sciences Po Lyon ;

Claude Corman, médecin, cardiologue et écrivain ;

Dominique Costermans, romancière et essayiste, Prix international Annie Ernaux ;

Annick Coupé, porte-parole de l'Union syndicale Solidaires de 2001 à 2014 et secrétaire générale d’ ATTAC ;

Thomas Coutrot, économiste et statisticien, chef du département « conditions de travail et santé » à la Direction de l'Animation de la recherche, des Études et des Statistiques au ministère du Travail et de l'Emploi, membre de son conseil scientifique d’ATTAC ;

Xavier Crettiez, politiste, professeur à Sciences Po, membre de la Commission des juristes et universitaires pour le processus de paix au Pays Basque ;

Martin Crowley, Anthony L. Lyster Fellow in Modern and Medieval Languages, Queens' College, professeur de français à l'Université de Cambridge, au Royaume-Uni ;

Jean-Pierre et Luc Dardenne, réalisateurs et producteurs, prix Bologne-Lemaire du Wallon, David di Donatello, LUX, Robert-Bresson, Sydney Film Prize,  prix Lumières, deux prix Joseph-Plateau, quatre prix André-Cavens et un grand prix au Festival de Cannes et deux Palmes d'or, doctorat honoris causa, Katholieke Universiteit Leuven et commandeurs du Mérite wallon ;

Marie Darrieussecq, autrice, prix Médicis ;

Émilie Deleuze, réalisatrice, prix FIPRESCI, Crystal Bear et Young Audience Award ;

Daniel Deshays, concepteur et réalisateur sonore, essayiste, professeur des universités à l'ENSATT, Chevalier des Palmes Académiques ;

Keith Dixon, politologue, professeur honoraire de civilisation britannique à l'université Lumière-Lyon II, membre du collectif Raisons d'Agir et directeur de la Bibliothèque écossaise des éditions Métailié ;

Bernard Dreano, président du Centre d’études et d’initiatives de solidarité international (CEDETIM), président de l’Assemblée européenne des citoyens (HCA-France) et co-président du réseau international Helsinki Citizens’ Assembly ;

Véronique Dudouet, directrice de recherche et experte en résolution de conflits à la fondation Berghof, Berlin, Allemagne ;

Didier Epsztajn, auteur et éditeur ;

Didier Fassin, anthropologue et médecin, professeur à l’Institut d’étude avancée de Princeton, aux Etats-Unis, directeur d’études à l’École des hautes études en sciences sociales et titulaire de la Chaire de santé publique au Collège de France ;

Ben Fine, économiste, emeritus professeur à la School of Oriental and African Studies de l’Université de Londres, Royaume-Uni, membre du groupe de surveillance des économistes du Conseil économique des citoyens de la Royal Society of Arts, Commerce and Manufacturing (RSA), ancien conseillé à la CNUCED, l’UNDESA, le PNUD, l’UNRISD, Oxfam et auprès de la Commission du marché du travail sud-africain sous la présidence de Nelson Mandela, prix Gunnar Myrdal, Association européenne pour l’économie politique évolutionniste ;

Bernard Friot, économiste et sociologue, professeur émérite à l'université Paris-Nanterre (Paris X), fondateur de l'Institut européen du salariat (IES) ;

Jean-Michel Frodon, critique et historien du cinéma, ancien directeur des Cahiers du Cinéma, professeur associé à Sciences-Po Paris, membre du comité pédagogique de SPEAP, Honorary Professor, University of Saint Andrews (Scotland), prix René-Clair ;

Geneviève Fraisse, philosophe, directrice de recherche émérite au CNRS, participe à la création du Collège international de philosophie (CIPH) et docteur honoris causa de l'université du Chili ;

Susan George, écrivain et politologue franco-américaine, présidente d’honneur d’ATTAC ;

François Gèze, éditeur, ancien président et directeur général des éditions La Découverte ;

Michel Gheude, auteur, Prix de l'Académie Royale de Belgique ;

Federica Giardini, philosophe, professeure de philosophie politique à l'Università degli Studi di Roma Tre, Italia, directrice du Master Studi e politiche di genere, cofondatrice du Master Studi del territorio - Environmental Humanities, membre du comité de direction de IAPh, Association internationale des femmes philosophes ;

Jérôme Gleizes, économiste à l’Université Sorbonne Paris Nord et conseiller de Paris (EELV) ;

José Gomes Temporão, médecin, chercheur, directeur exécutif de l’Instituto Sul-Americano de Governo da Saúde (ISAGS, Institut sud-américain de gouvernement en santé) et ancien ministre de la Santé du Brésil ;

Suresh Grover, directeur du The Monitoring Group, United Kingdom ;

Robert Guédiguian, réalisateur et producteur, prix Georges-Sadoul, FIPRESCI, LUX et Louis-Delluc, et pour l’ensemble de son œuvre prix Sergio Amidei, Henri-Langlois et René-Clair, chevalier de la Légion d'honneur, officier de l'Ordre National du Mérite et des Arts et des Lettres ;

Bernard E. Harcourt, avocat, spécialisé dans la défense des condamnés à mort et des longues peines aux États-Unis, engagé dans les actions juridiques publiques pro bono sur les questions liées aux droits humains, juriste et philosophe, Isidor et Seville Sulzbacher professeur de droit et professeur de sciences politiques à Columbia University, New York, où il dirige le Center for Contemporary Critical Thought, et directeur d’études à l’École des hautes études en sciences sociales ;

Jean-Marie Harribey, économiste, Université de Bordeaux ;

André Hirt, philosophe, professeur en khâgne au lycée Faidherbe de Lille ;

Axel Honneth, philosophe et sociologue, professeur de philosophie sociale et directeur de l'École de Francfort, Institut de recherche sociale à Francfort-sur-le-Main en Allemagne, et Jack C. Weinstein professeur de sciences humaines, Département de philosophie, Columbia University, États-Unis, docteur honoris causade l'université Bordeaux Montaigne et Prix Ernst-Bloch ;

Pierre-Damien Huyghe, philosophe, professeur émérite à l'Université Paris 1 - Panthéon-Sorbonne ;

Frédéric Jaëck, mathématicien, chercheur en histoire et philosophie des mathématiques à l’École normale supérieure d'Ulm (DMA). Il a dirigé le séminaire international Grothendieck à l’ENS et anime un groupe de réflexion sur les mathématiques récentes au sein du laboratoire SPHère (CNRS) ;

Chantal Jaquet, philosophe, professeur à l'Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, coordonne et anime le séminaire international de recherches sur Spinoza, directrice du Centre d'histoire des philosophies modernes de la Sorbonne et fondatrice de la revue de l'école doctorale de philosophie de l'université Paris1 Panthéon-Sorbonne Philonsorbonne ;

Eva Joly, magistrate, de 2009 à 2019 députée européenne ;

Pierre Khalfa, économiste, ancien membre du Conseil économique, social et environnemental, co-président de la Fondation Copernic et membre du Conseil scientifique d’Attac ;

Raymond Kendall, officier supérieur à la Branche spéciale de Scotland Yard, secrétaire général de 1985 à 2000 de l'Organisation internationale de police criminelle (Interpol) et membre du Groupe international de contact pour le Pays Basque (GIC) ;

Hubert Krivine, physicien, ancien chercheur au Laboratoire de physique théorique et modèles statistiques (LPTMS) de l'université d'Orsay, professeur à l'université Pierre-et-Marie-Curie à Paris, prix de l'Union rationaliste ;

Géraud de La Pradelle, juriste international, professeur émérite de l'université Paris-X Nanterre, président la Commission d'enquête citoyenne sur l'implication de la France au Rwanda ;

Thomas Lacoste, réalisateur, fondateur de la revue de pensée critique Le Passant Ordinaire, des édition du Passant, du festival Les Rencontres Internationales de l’Ordinaire [cinémas, littératures et sciences humaines] et fondateur et animateur de La Bande Passante réseau international de pensées critiques, de pratiques alternatives et de créations contemporaines ;

Bernard Lahire, sociologue, professeur à l’ENS de Lyon, membre senior de l’Institut Universitaire de France, docteur honoris causa de l’université Veracruzana, Mexique, médaille d’argent du CNRS, chevalier de la Légion d’honneur et chevalier dans l’ordre des Arts et des Lettres ;

Pierre Laurent, sénateur de Paris, vice-président de la Commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées et membre de la Commission des affaires européennes ;

Lena Lavinas, économiste, membre de l'École des sciences sociales de l'Institut des études avancées de Princeton, États-Unis, et professeure of Welfare Economics à l’Institut d’Économie de l’Université Fédérale de Rio de Janeiro, Brésil ;

Jean-Marie Gustave Le Clézio, écrivain, prix Renaudot, Paul-Morand, et pour l’ensemble de son œuvre grand prix de littérature Paul-Morand de l'Académie française, grand prix Jean-Giono, Stig Dagerman et prix Nobel de littérature, Insigne de l'Ordre de l'Aigle aztèque et officier de la Légion d'honneur ;

Frédéric Lebaron, sociologue, professeur et directeur du département de sciences sociales à l’Ecole normale supérieure Paris-Saclay (ENS Cachan), il enseigne également à Sciences Po Saint-Germain-en-Laye, à Sorbonne Université et à Sciences Po Aix ;

Jérôme Lèbre, philosophe, enseignant en classes préparatoires littéraires au Lycée Hélène Boucher (Paris), directeur de programme au Collège international de philosophie, chercheur associé au Centre de recherches en philosophie allemande et contemporaine de l'Université de Strasbourg et à l'Equipe de recherche sur les nationalités philosophiques et les savoirs de l'Université de Toulouse Jean Jaurès ;

Gilles Lemaire, écologiste altermondialiste ;

Didier Lestrade, écrivain et journaliste, co-fondateur d’Act Up-Paris et du magazine Têtu ;

Ken Loach, réalisateur, docteur honoris causade lettres de l'université de Birmingham, Royaume-Uni, et de l’Université Libre de Bruxelles, Belgique, et Honorary Doctor of Civil Lawde l’université d'Oxford, Royaume-Uni, prix Robert-Bresson et Ours d'or d'honneur, double lauréat du César du meilleur film, prix Lumière et European Award d'honneur pour l'ensemble de sa carrière, sept récompenses au festival de Cannes dont trois prix du jury et deux Palmes d’or ;

Giuseppe Longo, mathématicien, logicien et épistémologue italien, chercheur à l'École Normale Supérieure, directeur émérite de Recherche au CNRS, directeur du Centre Cavaillès, Collège de France, adjunct Professor, School of Medicine, Tufts University, Boston, États-Unis, fondateur et directeur de la revue Mathematical Structures for Computer Science, Cambridge University Press et member of the Academia Europaea, the european Academy of Sciences ;

Michael Löwy, sociologue et philosophe, directeur de recherche émérite au CNRS et enseigne à l’École des hautes études en sciences sociales, médaille d'argent du CNRS ;

Francis Marmande, professeur émérite de l'université Paris Diderot, ancien directeur de l'UFR, Sciences des textes et documents, co-fondateur de la revue Lignes ;

Gustave Massiah, économiste, membre du Conseil international du forum social mondial ;

Jean-Pierre Massias, professeur de Droit, spécialiste de justice transitionnelle ;

Patricia Mazuy, réalisatrice et scénariste, prix de l'Aide à la Création de la Fondation Gan, du public au Festival Premiers Plans d'Angers, Léopard de bronze, Prix de la jeunesse du Festival de Cannes et Prix Jean Vigo ;

Caroline Mécary, avocate aux barreaux du Québec et de Paris, ancienne membre du Conseil de l’Ordre, conseillère de Paris ;

Jean-Paul Michel, poète, essayiste, critique littéraire et éditeur, fondateur et directeur littéraire des éditions William Blake and Co ;

Mamadou-Diouf Mignane, Forum Social sénégalais ;

Christophe Mileschi, italianiste, professeur des universités, écrivain et traducteur ;

Paul Molac, député du Morbihan, membre de la Commission des lois constitutionnelles, de la législation et de l'administration générale de la République ;

Marie-José Mondzain, philosophe, directrice de recherche émérite au Groupe de sociologie politique et morale, EHESS et CNRS, officier de l'ordre des Arts et des Lettres ;

Gabriel Mouesca, président de l'Observatoire international des prisons de 2004 à 2009 et co-président du Comité des Droits de l'Homme du Pays Basque ;

Bernard Noël, poète et écrivain, essayiste et critique d'art, Prix Antonin-Artaud, Guillaume-Apollinaire, France Culture, et pour l’ensemble de son oeuvre Grand prix de poésie de la SGDL, Grand prix national de la poésie, prix Robert-Ganzo, prix international de poésie Gabriele d’Annunzio et Grand prix de poésie de l'Académie française ;

Valère Novarina, écrivain et dramaturge, son œuvre est au répertoire de la Comédie-Française, pris Marguerite-Duras, Grand prix du théâtre de l'Académie français et pour l'ensemble de son œuvre prix Jean-Arp de la littérature francophone, commandeur de l'ordre des Arts et des Lettres et chevalier de la Légion d'honneur ;

Arnaldo Otegi, porte-parole d’Euskal Herria Bildu, coalition de la gauche abertzale au Pays basque Sud) ;

Willy Pelletier, sociologue, enseignant à l'Université de Picardie, coordinateur général de la Fondation Copernic ;

Serge Portelli, magistrat honoraire et avocat, expert pour le compte de l’Union européenne en matière d’aide aux victimes ;

Christian Prigent, écrivain et poète, prix Louis-Guilloux et grand prix de poésie de l'Académie française pour l'ensemble de son œuvre poétique ;

Anne Querrien, sociologue, ancienne secrétaire générale du Centre d’Études, de Recherches et de Formation Institutionnelles, enseignante aux universités Paris 8 et Paris 1, membre de l’Association internationale de techniciens, experts et chercheurs ;

Jacob Rogozinski, philosophe, ancien directeur de programme au Collège international de philosophie entre les années 80 et 90, professeur à l'Université de Strasbourg ;

François Roux, avocat honoraire auprès des juridictions pénales internationales au Rwanda et au Cambodge et de 2009 à 2018 chef du Bureau de la Défense au Tribunal spécial pour le Liban, aux Pays-Bas, officier de la Légion d'honneur ;

Alfredo Saad-Filho, économiste, professor of Political Economy and International Development au King’s College of London, Royaume-Uni, ancien Senior Economic Affairs Officer à la Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement (CNUCED), à Genève, Suisse, médaille de l’Université fédérale de Goiás, au Brésil, et SOAS Director’s Teaching Prize de l’Université de Londres ;

Louis Sala-Molins, philosophe, professeur honoraire de philosophie politique aux universités de Paris 1 et Toulouse Jean Jaurès ;

Yves Sintomer, professeur de science politique et membre du bureau de l’Université de Paris 8, chercheur au Centre de Recherches sociologiques et politiques de Paris, membre de l'Institut universitaire de France et Associate Member, Nuffield college, University of Oxford, United Kingdom ;

Alberto Spektorowski, politiste, Department of political Science, Tel Aviv university, Israel, conseiller du ministre des Affaires étrangères d’Israël lors du sommet de Camp David et membre du Groupe international de contact pour le Pays Basque (GIC) ;

Bernard Stiegler, philosophe, fondateur et du groupe de réflexion Ars industrialis, président de l’Institut de recherche et d’innovation, officier de l'ordre des Arts et des Lettres ;

Michel Surya, écrivain et éditeur, fondateur et directeur de la revue Lignes et des Éditions Lignes ;

Christiane Taubira, députée et députée européenne honoraire et de 2012 à 2016 Garde des Sceaux, ministre de la Justice ;

Philippe Texier, magistrat, conseiller à la Cour de cassation, juge au tribunal permanent des Peuples, membre du comité de parrainage du Tribunal Russell sur la Palestine et membre et président du Comité des droits économiques, sociaux et culturels de l’ONU ;

Göran Therborn, sociologue, professeur émérite à l’University of Cambridge, au Royaume-Uni, et professeur affilié à l'université de Linnaeus, en Suède ;

Enzo Traverso, historien, professeur à Cornell University, Ithaca, New York, Etats-Unis ;

Aurélie Trouvé, économiste, maître de conférences à AgroParisTech et porte-parole d'Attac ;

Jean-Pierre Verheggen, poète ;

Pierre Vuarin, ingénieur agronome, responsable de programme à la Fondation Charles Léopold Mayer, co-fondateur de l’Alliance Internationale Terre Citoyenne et directeur de l’Université Internationale Terre Citoyenne (UITC) ;

Sophie Wahnich, historienne, directrice de recherche au CNRS, directrice de l'Institut interdisciplinaire d'anthropologie du contemporain et membre de la social science school Institute for Advanced Study of Princeton, Etats-Unis.

Et les enseignants-chercheurs du diplôme d'université, Formation aux Humanités : Lettres et Sciences humaines, de l'Université Paris Diderot - Université de Paris, dont Josu Urrutikoetxea est étudiant à la Maison d'arrêt de la Santé :

Suzanne Fernandez, enseignante de lettres et français langue étrangère à l’Université Sorbonne Nouvelle Paris 3 ;

Claudia Girola, maîtresse de conférences en anthropologie et sociologie, responsable pédagogique du M1 Sociologie et Philosophie politique au Département de sciences sociales, UFR IHSS, Université Paris Diderot - Université de Paris ;

Annabelle Jaccard, psychologue clinicienne et docteure en psychopathologie et psychanalyse, UFR IHSS, à l'Université Paris Diderot - Université de Paris, chargée du cours « Introduction à la psychologie » du D.U. Formation aux Humanités : Lettres et Sciences humaines ;

Igor Martinache, professeur agrégé en sciences économiques et sociales à l'Université de Paris-Diderot - Université de Paris, enseignant d'économie dans le DU Formation aux Humanités : lettres et sciences humaines ;

Claude Murcia, professeure émérite en Littérature comparée et Études cinématographiques à l’Université Paris Diderot - Université de Paris ;

Aude Rabaud, maîtresse de conférences en sociologie au département de sciences sociales (UFR IHSS), chercheure à l'URMIS, Université Paris Diderot - Université de Paris ;

Régis Salado, maître de conférences en Littérature comparée à l'Université Paris Diderot - Université de Paris, responsable pédagogique du D.U. Formation aux Humanités : Lettres et Sciences humaines ;

Loïs Vioque, doctorant en littérature comparée, UFR LAC Université Paris Diderot - Université de Paris.

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