Lettre ouverte aux syndicats pour gagner contre Macron

Lettre ouverte aux syndicats. Pour stopper le passage en force de Macron (qui joue le pourrissement des grèves et le retournement de l'opinion), unisez-vous pour une réforme alternative de financement. Et lancez un nouveau mode de grève pour imposer le retrait de cette contre-réforme et la remplacer par une réforme positive pour PÉRÉNISER la retraite par RÉPARTITION

Lettre ouverte aux décideurs des syndicats de salariés.

Syndicats, puisque que la "porte est ouverte" pour faire des propositions alternatives, profitez-en ! Au lieu de faire travailler les salariés jusqu'à 64ans (age pivot), unisez-vous pour proposer une VRAIE RÉFORME DE PROGRÈS SOCIAL pour équilibrer le financement des retraites. Et pour établir un rapport de force en faveur des 99%, lancer la seule grève générale que le MEDEF et ses éxécutants du gouvernement craignent, la GRÈVE des DIVIDENDES et de la TVA. 

 

Pour péréniser notre système de retraite par répartition il faut que son financement soit assurer pour l'avenir. Or le mode de financement actuel, basé uniquement sur les salaires, tend à le diminuer, par la démographie (vieillisement de la population) et par la technologie (les robots et l'Intelligence Artificielle remplacent les salariés ). Aussi c'est en proposant une vraie réforme "disruptive" que vous pouvez donner de nouveaux moyens pour les retraites, comme pour la SECU et les indemnités chômage.

C'est une nouvelle assiette pour les COTISATIONS PATRONALES, (totale ou juste complémentaire), celle de partager les gains de productivité des entreprises. La productivité doit permettre le progrès social au lieu de servir uniquement les actionaires. 

Le capital des entreprises est de plus en plus important pour leurs productions (ex les robots de l'industrie automobile), ou leurs services (caisses automatiques des hypermarchés). L'utilisation des robots et de l'Intelligence Artificielle se généralisera de plus en plus, il faut donc adapter le financement de notre protection sociale aux évolutions technologiques du 21ème siècle.

M. Macron voulait la "révolution", prenez-le au mot, proposez-lui une véritable révolution, faire PARTICIPER LE CAPITAL des ENTREPRISES au financement de la PROTECTION SOCIALE. Faire cotiser les entreprises (entièrement, ou seulement en partie) sur leur bilan et leur compte d'exploitation est très simple à mettre en place, puisque basé sur les déclarations annuelles déjà obligatoires (BILAN comptable, plus quelques comptes de charges : comptes de personnel 64).

Proposition concrète :

Cotisations patronales sur le CAPITAL au lieu de sur le travail :

http://blogs.mediapart.fr/edition/entre-republique-et-bastille/article/300714/sauvons-la-secu-cotisations-patronales-sur-le-capital-au-lieu-de-sur-le

 

Le MEDEF qui apprécit tant les réformes de régression sociale de Macron, n'appréciera pas tant les réformes qui lui imposeront de partager le gateau du progrès. Mais, par notre détermination, nous pouvons lui imposer NOTRE RÉFORME des retraites. 

Par ses anonces le premier ministre a prouver que Macron a choisi de passer en force. Il va jouer le pourrissement de la grève, et le retournement de l'opinion face aux difficultés quotidiennes pour ceux qui continuent de travailler. 

La grève par procuration ne suffira pas pour les faire reculer, le gouvernement compte épuiser les grèvistes des transports et des services publics, qui ne pourront pas tenir indéffiniment sans salaires. Le pouvoir sait surtout pourquoi il a fait les ordonnances sur la fin du code du travail. Avec le barême des Prud'hommes pour les licenciements abusifs, le droit de grève, dans les faits, n'est plus protéger en France. Les salariés du privés savent être sur siège éjectable s'ils font grève, donc ils ne pourront pas prendre le relai des grèvistes du public.

 

Mais nous avons bien mieux que les grèves pour bloquer le pays. Nous pouvons bloquer l'économie, sans risques de licenciements, sans risques d'être gazés ou éborgnés par la violente répression policière, sans pertes de salaires et même en faisant des économies. Nous pouvons bloquer l'économie en refusant de faire trourner la SOCIÉTÉ de CONSOMMATION. Nous pouvons TOUS faire la GRÈVE des ACHATS pour les fêtes de fin d'année : Pétition-PRÉAVIS de grève des achats sur Change.org : http://chng.it/VBn5ByNtXx

Qu'est qui est le plus important? Acheter des jouets, ausitôt ouverts, aussitôt cassés, à nos enfants, ou leur assurer un avenir de futurs retraités libres et heureux ?

Qu'est qui est le plus important ? Offrir le dernier smartphone, obsolète dans six mois, ou pouvoir profiter de la retraite à 62 ans au lieu de courrir après une retraite vivable en travaillant jusqu'a 64, 65...70 ans ?

Qu'est qui est le plus important ? Manger du foie gras et boire du champagne pour ces fêtes, puis devoir sa vie durant se serrer la ceinture pour se constituer une retraite par capitalisation (qui peut se déprécier du jour au lendemain dans un krack boursier) ?

Alors que, pour fêter Noël et les réveillons, il suffit d'un peut d'amour, pour confectionner des cadeaux, fait mains, originaux et uniques, et cuisiner de délicieux petits plats, simples comme un gratin dauphinois avec des côtes de porcs grillées dessus (un régal!). 

C'est l'heure du choix !

Certains argueront qu'une grève de la consommation est trop dangereuse pour l'économie et qu'elle mettrait des emplois en danger. Elle ferait plutôt beaucoup de bien au climat en évitant le gaspillage et la surconsommation.

Bien sûr l'activité économique chutera, c'est le but rechercher, tout comme quand les salariés font des grèves clasiques. Mais contrairement à la grève des salariés, qui leur coûte de fortes pertes de salaires, la grève de la consommation leur rapporte des économies. Par contre la grève des achats fait perdre des DIVIDENDES aux patrons et de la TVA à l'Etat. Et ça, ce n'est pas tenable, c'est pourquoi le pouvoir, pousser par les capitalistes, ne peut que capituler devant de telles pertes. Les puisants, devenus impuisants, cèderont bien avant que cette grève ne mette le système capitaliste en danger.

Dans la grève clasique, les pertes sont pour les salariés, grèvistes ou usagés. Avec la grève de la consommation, les pertes sont pour le capital, et ça c'est insuportable, il ne peuvent que lâcher. C'est pourquoi les syndicats doivent lancer ce nouveau mode de revendication.

Les syndicats doivent offrir cette alternative de RÉSISTANCE a tous ceux qui ne peuvent pas faire la grève du travail mais qui veulent AGIR. Nombreux sont ceux qui ne peuvent pas faire grève, parce qu'ils n'ont pas de travail : retraités, étudiants, chômeurs, ou parce qu'ils ne peuvent pas risquer de perdre leur travail. 

Les syndicats se doivent de nous donner TOUTES LES ARMES CONTRE LES RÉFORMES DE RÉGRESSION SOCIALE de Macron, et la GRÈVE DES ACHATS DE NOËL doit s'ajouter aux autres rapports de force avec les pouvoirs économiques et politiques.

 Mesdames, Messieurs les syndicalistes, nous sommes au point de non retour, ou Macron gagne et nous perdons TOUS NOS ACQUIS depuis le CNR, soit vous vous unissez, pour imposer un grand pas vers une sociéte plus juste.

L'avenir se joue maintenant, à vous de le choisir. 

POURLAVENIR

https://blogs.mediapart.fr/pourlavenir

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