Pétition pour la GRÈVE DE LA CONSOMMATION contre la loi "Travaille !" et mes autres b

Contre la loi de casse du droit du travail, nous pouvons TOUS AGIR, par la GRÈVE DE LA CONSOMMATION, nous gagnerons le bras de fer consommateurs/capitalistes et obtiendrons le retrait de la loi-MEDEF.

234) 14/0916 Lancement de la pétition pour la GRÈVE DE LA CONSOMMATION contre la loi "travaille !"

 

Contre la loi de casse du code du travail, essayons TOUT. Les manifs du printemps n'ont pas empêchée son adoption et la répression à été terrible. Maintenant c'est à nous TOUS d'organiser la RÉSISTANCE NON VIOLENTE, avec la seule arme qu'il nous reste, notre pouvoir d'achat ou de NON ACHAT. Engageons un bras de fer avec le MEDEF, faisons la GRÈVE DE LA CONSOMMATION jusqu'à son abrogation.

 

Nous voila repartis pour des petits tours dans la rue (j'y serais bien sûr, comme toutes les autres fois) et puis... rien !. Ou plutôt si, c'est reparti, pour plus de gaz lacrymos, plus de coups, reçus des CRS de notre cerbère du MEDEF, de notre premier matamore anti-terroristes, ou plutôt anti-manifestants, donc plus de syndicalistes en garde à vue et en prison, plus de jeunes à l'hôpital, en attendant que ce ne soit à la morgue (souvenez-vous Rémi Fraisse). Et aussi, nous voila partis, pour des centaines de grèvistes licenciés pour avoir fait la grève, non, non, pas pour fait de grève, c'est encore interdit par feu le code du travail ; non, licenciés dans 3 ou 6 mois pour "baisse du chiffre d'affaires" sur 3 mois ou 6 mois selon l'importance de leur entreprise (merci à la loi de libre-licenciement de Mme El Khonri).

 

 

 

Face à la répression et la détermination du gouvernement d'achever le code du travail avant que son parti ne disparaisse de la scène politique en 2017, les syndicats ne nous proposent que d'aller au case-pipe. Ils sont incapables de réflėchir à de nouveaux modes d'actions, plus adaptės à la société du XXIème siècle.

 

 

 

Dans notre société, les salariés, précarisés par la concurrence de millions de chômeurs et par leur remplacement par la robotique et l'intelligence artificielle aux mains des capitalistes, n'ont plus le rapport de force pour que la grève dans la production puisse gagner. 

 

 

 

Mais notre société hyper-productiviste a un besoin indispensable de nous. Dans notre SOCIÉTÉ DE CONSOMMATION, les capitalistes, pour faire leurs profits et leurs fortunes colossales, ont ABSOLUMENT besoin de notre POUVOIR D'ACHAT. En organisant la GRÈVE DE LA CONSOMMATION nous pouvons gagner le rapport de force, non pas salariés-patrons, mais CONSOMMATEURS-CAPITALISTES. Nous pouvons obtenir que Gattaz le Second, lui-même, exige la suspension de sa LOI-MEDEF pour stopper les pertes de chiffre d'affaires de la grande distribution. Et aussi stopper une grève de notre consommation qui révolutionnerait les valeurs ultra-matérialistes qui fondent leurs fortunes.

 

 

 

En leur refusant de faire tourner le système : production, pub, consommation, obsolescence programmėe, décharge, production, consommation... , nous pouvons enrayer ce cercle infernal qui ruine notre environnement et nous transforme en esclaves de nos patrons. C'est pour assouvir les besoins que la pub nous crèe que nous dépendons des salaires toujours plus bas que nos patrons daignent encore nous verser. En arrêtant de nous laisser manipuler par la pub, pour, par exemple, acheter le dernier Iphone de la multinationale qui refuse de payer des impôts malgré toutes les infrustructures qu'elle utilise à son profit, ou pour acheter un Nième jeans pré-usé et prédéchiré au lieu d'user jusqu'à la trame ceux qui dorment au fond de nos armoires. En nous passant de Coca-cola et autres capsules de Nestcàfé, non seulement nous améliorerons notre santé et notre porte-monnaie mais nous signifierons à ces multinationales qu'elle dépendent de nos choix et que les clients sont vraiment les rois.

 

 

 

Mais pour que le bras de fer consommateurs-capitalistes s'exerce, encore faut-il que la grève de la consommation soit organisée et lancée, comme pour toute grève. Les syndicats étant aux abonnés abscents, c'est donc à la société civile de prendre le relais. Et c'est des bas-fonds des exclus de la consommation, sans pouvoir d'achat, qu'elle peut naître. Je m'y colle, moi qui n'ai que 500€/mois pour vivre d'un minima social (ASS). 

 

 

 

A tous ceux qui ont encore un pouvoir d'achat, réfléchissez, avant qu'il ne soit trop tard, utilisez le pour nous sauver de l'esclavage de la LOI DE PRÉCARITÉ GÉNÉRALISÉE (et de ses futures petites soeurs si les Le Pen-Sarko-Juppé-Macron-Hollande-Valls... gagnent en 2017). Utilisez votre pouvoir d'achat comme une ARME, avant que la loi El Khomri ne soit appliquée, et que toutes résistances syndicales ou individuelles ne soient plus possibles dans la concurrence à mort au DUMPING SOCIAL dans laquelle elle va plonger TOUTES LES ENTREPRISES. Utilisez votre pouvoir d'achat avant de ne plus en avoir, car vous aurez été licencié, soit jeté comme un coût à éliminer pour augmenter les profits de votre patron, soit juste parce que votre patron devra se débarrasser de vous pour assurer sa survie dans la concurrence sauvage de l'inexistence de droit du travail.

 

 

 

Je publie donc la pétition " Loi "travaille !" c'est toujours non !  Moi j'agis, je fais la grève de la consommation !" sur change.org :

 

https://www.change.org/p/contre-la-loi-travaille-je-fais-la-gr%C3%A8ve-de-la-consommation?

 

Je ne suis rien, je ne suis ni politique, ni syndicaliste, ni people, personne ne me connait et je ne connais personne qui puisse la relayer. Je la met juste à la disposition de ceux qui voudront bien me lire et qui jugeront que cette initiative est utile pour faire avancer la lutte contre la précarisation de la société. Il peuvent la diffusez, de manière virale, comme l'enterrer aux oubliettes des idées trop en avance sur leur temps. Le relais sera-t-il pris ? Ma part est faite, maintenant plus rien ne dépend de moi. A vous de jouer !

 

 

 

Pourlavenir

 

http://blogs.mediapart.fr/blog/pourlavenir

 

 

 

Texte de la pétition : "Loi travaille !" c'est toujours non ! Moi, j'agis, je fais la grève de la consommation !"

 

 

 

M. Valls, devant l'utilisation du 49/3 pour adopter la loi El Khomri de libre-licenciement et de précarité généralisée, devant votre répression brutale de ses opposants dans les manifestations et l'impossibilité de me faire entendre, je dėcide de faire la grève de la consommation jusqu'à ce que vous retiriez cette loi UE-MEDEF. 

 

 

 

Je m'engage à réduire ma consommation au stricte minimun, en achetant les produits le moins manufacturés possibles (par ex : légumes frais non transformés, pas de conserves ou de plats cuisinés). Et surtout je m'engage à ne pas acheter tous les produits des multinationales qui exploitent leurs salariés, écrasent leurs fournisseurs, polluent et/ou ne paient pas d'impôts... (ex Apple, Coca-cola, Lactalis, Loréal, Mac do, Nestlé, Starbuck., Unilever...).

 

 

 

Pour rendre visible ma grève de la consommation, je m'engage à ne plus fréquenter les enseignes de la grande distribution (Auchan, Carrefour, Casino, Intermarché, Leclerc...) tous les jeudis (jour des précédentes manifestations syndicales contre cette loi de casse du droit du travail) . Cette concentration sur un jour, d'hyper-marchés morts, permet la concrétisation de cette grève des achats dans les tiroirs-caisses (baisse des chiffres d'affaires).

 

 

 

Au mieux, si nous sommes des millions à faire cette grève de la consommation, j'obtiendrai que les capitalistes, devant leurs pertes de profits, exigent de vous, M. Valls, le retrait de la loi El Khomri. Et j'obtiendrai aussi de les faire trembler devant la remise en cause de la société de consommation qui fait leurs fortunes. Au mieux j'aurai gagné un avenir meilleur pour moi et mes enfants (sans me faire gazer par vos CRS). Au pire, j'aurai fait des économies et j'aurai réfléchi à ce qui m'est vraiment nécessaire pour vivre. J'ai donc tout à gagner à faire la grève des achats.

 

 

 

M. Valls, contre votre loi "travaille !" moi j'agis !

 

 

 

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https://blogs.mediapart.fr/edition/pole-emploi-mon-amour/article/250416/contre-la-loi-chomage-nous-pouvons-tous-agir-le-2804-et-apres

 

 

 

https://blogs.mediapart.fr/edition/pole-emploi-mon-amour/article/210516/contre-la-loi-chomage-lancons-la-greve-generale-de-la-consommation

 

 

 

https://blogs.mediapart.fr/edition/pole-emploi-mon-amour/article/180416/lettre-ouverte-la-cgt-comment-gagner-le-retrait-de-la-loi-el-khomri

 

 

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233) 06/09/16 Pôle-Emploi ou l'art de faire baisser les stats du chomage

 

La déshumanisation est l'arme absolue dans la lutte contre le chômage à la Hollande. Les hommes sont encore trop humains, rien ne vaut l'informatique pour nier l'existence de millions de chômeurs. En 2017 choisissons "l'humain d'abord".

 

Hollande s'est réjoui, les statistiques du chômage s'améliorent, tout va très bien madame la marquise, revoter pour moi.

 

En bon énarque, notre président sait que tout s'organise, notamment qu'une baisse du chômage s'organise minutieusement. Aussi ses ordres ont rigoureusement été appliquės, Pôle Emploi organise les radiations systèmatiques des chômeurs, qui, pour une raison ou une autre, n'ont pas pointé ou n'ont pas pu se présenter à un entretien avec leur conseiller Pôle-Emploi. Radiations et réinscriptions, jusqu'à les avoir à l'usure et les décourager de se réinscrire. Le harcellement par la radiation pour obtenir des résultats sur les stats du chômage.

 

Ainsi viennent d'être créées plusieures brigades spécialisées de chasseurs de "non chercheurs d'emploi" , avec lesquelles aucun contact direct n'est possible. Au cas où quelques chômeurs, poussés au desespoir pètent les plomb, ces mercenaires de la radiation sont protégés de leurs victimes par l'éloignement et l'anonymat. Ont-ils une prime au nombre de radiés ? Le ministre s'en est pas vanté, mais comme tout bon libėral il sait que l'intéressement est la meilleure incitation au rendement. Et ne doutons pas que ces exécuteurs spécialisés, ont été attentivement sélectionnés parmis l'ensemble des agents de P-E pour leur efficience dans l'art de la réduction des coûts. En effet, un chômeur coûte beaucoup plus à la sociėté qu'un évadé fiscal, il faut donc plus mettre le paquet en  effectifs contre les "fraudeurs" chômeurs que contre les évadés fiscaux.

 

Dans ce processus de radiation, le plus important est la deshumanisation, supprimer tous contacts humains qui pourraient désamorcer l'automaticité des radiations informatiques et que quelques conseillers, encore un peu empathiques, peuvent annuler.

 

Aussi, il faut absolument couper les ponts entre chomeurs et "conseillers". Si, pour son malheur, un chômeur à un problème à résoudre, le parcours du combatant commence. Si en naïf, il se déplace à son agence, il y a de fortes (mal)chances pour qu'il lui soit répondu de téléphoner au 3949 car ils ne sont pas abilités à répondre. Au mieux on lui répondra de prendre rendez-vous avec son conseiller, qui lui accordera 10 mm pour répondre qu'il ne peut rien faire pour sa formation, ses problèmes financiers, ou prendre en compte ses explications sur la cause de sa radiation, et encore moins pour lui trouver un emploi. La sacro-sainte réponse est passer par "votre espace personnel sur Pôle-Emploi.fr". 

 

Et oui, toutes les divines solutions tombent d'internet ! Sauf que le chômeur doit donc avoir un ordinateur, un fournisseur d'accès, et bien sûr parfaitement dominer les subtilités d'internet et du site de Pôle-Emploi, ce qui est assurément à la portée financière et culturelle du technocrate qui à pondu ce processus, mais qui n'est pas forcement à la portée financière et d'usage du chômeur d'un certain âge.

 

Reste le dernier espoir du chômeur, avoir sa réponse par le 3949 auquel tous renvoient. Mais là, il risque l'apoplexie devant le monde selon Kafka. J'en appelle a chacun de tester le 3949 pour obtenir un être humain au bout du fil. Après avoir bien exécuté les "tapez 1 pour, tapez 2.. tapez 4", puis, deux ou trois autres fois les "taper 1... taper 6" et avoir correctement renseigné vos identifiant et votre code secret sans qu'ils ne soient reconnus, soit vous êtes renvoyé au sommaire en boucle, soit vous tombez sur "ce service est momentanément indisponible, rappelez plus tard" puis la ligne est coupée. Et finalement vous n'otiendrez JAMAIS UN HUMAIN au bout de la ligne pour répondre à votre problème précis.

 

Vous pensez que c'est un disfonctionnement et vous rééssayez le lendemain. Mais non toute cette impossibilité du contact direct est tout à fait volontaire. Le système DOIT SUPRIMER L'HUMAIN, qui est trop inefficace pour exécuter les ordres. Les chômeurs ne sont pas des êtres qui souffrent et qu'il faut aider, mais des numéros (des identifiants) à éliminer. Les agents de pôle-emploi ne sont plus là pour aider à trouver des emplois qui n'existent pas, mais pour faire pression pour faire accepter d'être radiés des statistiques des chercheurs d'emploi. Et si le message ne passe pas, que le chômeur n'accepte pas la  suppression de ses allocations et de s'inscrire au RSA, qui lui permettra à peine à survivre, les "conseillers" deviennent harcelleurs, par la répétition des entretiens culpabilisants, "si vous ne trouvez pas, c'est que vous ne cherchez pas assez, donc vous n'être pas demandeur d'emploi, donc je ne peux que vous radié, la loi c'est la loi, vous DEVEZ CHERCHER UN EMPLOI"

 

Et oui, la loi c'est la loi, et elle n'est absolument pas faite pour pallier au chômage et permettre un revenu de remplacement aux salaires. Elle est faite pour assurer aux entreprises de trouver la main d' oeuvre dont elles ont (encore !) besoin et de mettre la pression sur ceux qui n'acceptent pas les conditions dégradées de salaires et de conditions de travail. 

 

On le voit bien avec la loi MEDEF (loi de libre licenciement et de précarité généralisée) dite loi "travaille !". Notre gouvernement à choisi de satisfaire à la casse sociale exigée par l'UE au service des lobbies patronaux. Valls l'a annoncé après l'adoption de la loi Khonri, le prochain épisode sera les minimas sociaux, dont l'EU et le MEDEF veulent la peau. 

 

Toujours plus organiser la précarité et la concurrence entre les humains, pour toujours plus nous exploiter. Et aussi pour que les révoltés du système passent à l'acte par le terrorisme. Des terroristes, qui leur sont de plus en plus indispensables, pour faire peur aux masses (à travers les masse-médias) pour qu'elles votent les pleins pouvoirs aux marionettes des puissances économiques et que celles-ci puissent continuer notre exploitation.

 

Pour retrouver de l'humanité dans les rapports humains, pour donner à chacun une juste place dans la société, et diminuer les vocations de terroristes, la sociéte doit partager les richesses et le travail (1 et 2). Le droit de vivre ne doit pas être suspendu à l'épée de Damoclès de la mécanique Pôle-Emploi, mais il doit être garanti par la société (constitution), sans condition de recherche d'emploi. Donc l'état doit assurer un Revenu GARANTI d'Existence (3 et 4) à toute personne sans revenus. 

 

Un minimum pour vivre décemment dans la société de consommation. C'est d'ailleurs ce qui pourrait assurer la pérénité de cette société de consommation, car sans notre consommation (5, 6 et 7) le système capitaliste ne peut que s'écrouler, malheureusement en emportant tout dans sa chute (concurrence de tous contre chacun, discriminations, puis guerres civiles, puis guerre mondiale, jusqu'à l'explosion nucléaire finale).

 

La gestion de pôle-emploi est donc bien au coeur de notre sociétė. Ses buts définissent profondément notre avenir. En 2017, ne choisissons pas sur la courbe du chômage plus ou moins inflèchie, mais par le but que les présidentiables donnent au travail. Doit-il n'enrichir que quelques uns ou nous enrichir tous ? La réponse est simple, il n'y en a qu'un qui nous propose de partager le travail et les richesses. Votons tous, massivement pour JL MÉLENCHON PRÉSIDENT. 

 

 

 

1) sur le partage du travail :

 

https://blogs.mediapart.fr/edition/pole-emploi-mon-amour/article/121014/contre-le-chomage-le-partage-du-travail-et-non-la-persecution-des-chomeurs-la

 

 

 

2) sur le partage des richesses :

 

http://blogs.mediapart.fr/edition/entre-republique-et-bastille/article/300714/sauvons-la-secu-cotisations-patronales-sur-le-capital-au-lieu-de-sur-le travail 

 

 

 

3) et 4) sur un Revenu GATANTI d'Existence : 

 

http://blogs.mediapart.fr/edition/revenu-universel-de-base/article/220213/revenu-universel-ou-revenu-garanti-dexistence

 

http://blogs.mediapart.fr/blog/pourlavenir/240213/pour-un-revenu-garanti-dexistence-rge

 

 

 

5), 6) et 7) sur la consommation comme arme contre le capitalisme sauvage de la loi MEDEF

 

https://blogs.mediapart.fr/edition/pole-emploi-mon-amour/article/180416/lettre-ouverte-la-cgt-comment-gagner-le-retrait-de-la-loi-el-khomri

 

https://blogs.mediapart.fr/edition/pole-emploi-mon-amour/article/250416/contre-la-loi-chomage-nous-pouvons-tous-agir-le-2804-et-apres

 

https://blogs.mediapart.fr/edition/pole-emploi-mon-amour/article/210516/contre-la-loi-chomage-lancons-la-greve-generale-de-la-consommation

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232) 28/06/16 Contre la folie anti-démocratique de Valls nous pouvons tous agir

 

Après la répression aveugle, la manipulation médiatique des "casseurs" à son service, maintenant Valls nous impose la fin de nos droits démocratiques. Pour faire taire l'opposition à sa loi-chômage, il interdit de manifester et va faire matraquer et condamner les résistants de la démocratie. Tous les démocrates peuvent et doivent agir, par la grève générale des achats !

 

 

 L'escalade anti-démocratique de Valls et son gouvernement monte encore d'un cran. Jusqu'où est-il prêt a aller pour imposer la LOI-UE-MEDEF de libre-licenciement et de précarité à vie ? Comme l'intimidation de l'interdiction de manifester ne fonctionne, ni sur les syndicats, ni sur les français, Valls va-t-il faire tirer sur la foule des RÉSISTANTS qui braveront sa dictature les 23 et 28 juin ?

 

Les plus courageux serons dans la rue les 23 et 28 juin malgré les interdictions. Mais les risques de répression, le risque d'être la cible d'une grenade ou de coups de matraque, même si l'on est absolument pacifique, vont dissuader les plus vulnérables. Les syndicats, en complément de maintenir notre droit constitutionnel de manifester, se doivent de nous proposer un autre mode d'action. Pour que chacun puisse exprimer son refus de la loi de partage du chômage, ils doivent nous proposer un mode d'action non violent, sur lequel la répression n'a aucun pouvoir. Ce mode d'action, c'est la GRÈVE DES ACHATS.

 

Les syndicats se doivent d'adapter leurs mots d'ordre aux conditions du 21ème siècle. Dans notre monde robotisé et mondialisé, les salariés n'ont plus le rapport de force de stopper la production. Ils doivent comprendre que, dans notre société de consommation, la force qu'il reste aux salariés, c'est leur pouvoir d'achat (aussi faible soit-il). Les profits des entreprises dépendent directement de notre volonté d'acheter ou non. Si nous décidons de faire la GRÈVE DE LA CONSOMMATION, si nous décidons de restreindre nos achats au minimum pour couper les bénéfices de la grande distribution et donc aussi de leurs fournisseurs, les multinationales, nous pouvons BLOQUER L'ÉCONOMIE CAPITALISTE et la mettre à genoux devant notre volonté

 

Pour réussir, l'information du boycott doit atteindre M. Et Mme Tout le monde, pas seulement un petit groupe de militants. Le message doit être net, précis, et largement diffusé. La grève des achats doit être faite par des millions de consommateurs, sur un jour précis (et non être diffuse sur toute la semaine) pour être nettement compabilisée dans les tiroirs-caisses et donc baisser les profits. Cela imlique un mot d'ordre généralisé des organisations syndicales en lutte.

 

Or les organisations syndicales, ont des blocages psychologiques pour ne pas y penser. D'une part elles sont bloquées sur les shémas traditionnels de lutte, hėrités de leur histoire, avec deux modes d'action : la grève, d'entreprise ou générale et les manifestations dans la rue. Mais ces modes de luttes ne sont plus adaptés au monde du 21ème siècle. 

 

Avec les concurrences massives, de millions de chômeurs, de la mondialisation et de sa menace constante de délocalisation et avec la robotisation qui supprime des milliers de postes, les salariés n'ont plus aucun rapport de force au seing des enteprises (sauf dans des secteurs encore protégés : services publics, industries locales très spécialisées...). Ils risquent leur place à faire grève, ils ne peuvent donc pas la faire. 

 

Pour ce qui est des manifestations, on le voit, maintenant, le pouvoir n'a plus aucun respect démocratique, que ce soit Sarkozy pour la rėforme des retraites ou Valls avec sa loi-"travail". Le déni démocratique devient même autoritarisme avec la violence et la répression exercée sur les manifestants et sur les syndicalistes. Contre les violences policières envers les manifestants non violents, contre les lois d'état d'urgence, contre les manipulations médiatiques sur les "casseurs" laissés libre de casser, contre les interdictions de manifester, les manifestations vont devenir trop dangereuses et inéfficaces.

 

Mais les syndicats ne veullent pas abandonner leur dogmes du siècle passé et s'adapter aux rapports de force du 21ème siècle. Plus que jamais l'économie ne dépend pas des producteurs (les salariés), mais elle dépend de leur pouvoir d'achat (en tant que consommateurs). Dans la société de consommation le pouvoir sur l'économie va aux consommateurs, mais ils ne s'en rendent pas encore compte. Nous sommes manipulés par la publicité qui nous crėe des besoins, qui eux même nous rendent prisonniers de gagner de l'argent et donc d'être complètement dépendants de nos employeurs. Lancer une grève de la consommation implique de remettre en cause cette société productiviste. La plupart des syndicats restent complètement productivistes. C'est certainement aussi pourquoi, une grève de la consommation peut leur paraître trop dangereuse, des consommateurs qui peuvent restreindre leur consommation, c'est aussi (à long terme) moins de production donc pour eux moins d'emplois. En cela ils se trompent, il y a longtemps que plus de production ne signifie plus, plus d'emplois (mécanisation, robotisation, informatisation et même intelligence artificielle ont remplacé le travail humain)

 

Une organisation de jeunesse utilisant largement les réseaux sociaux pourrait parfaitement lancer une campagne de boycott et avoir autant de succès que la pétition contre la loi-"travail". Mais les jeunes qui manient bien ces outils sont aussi ceux qui sont le plus "consomm-accros", même s'ils en ont pas les moyens (ils sont les plus précaires). Donc, malheureusement, aucune organisation de jeunesse n'a encore lancé le mot d'ordre de la grève de la consommation.

 

C'est donc en represaille aux interdictions et à la répression du gouvernement, que les sept organisations syndicales contre la loi de précarité généralisée doivent lancer le BOYCOTT de la grande distribution. D'abord appeler à un jour par semaine d'HYPERMARCHÉS MORTS,  par exemple tous les jeudis (jours des manifs), puis monter en puissance sur d'autres jours à mesure que le mot d'ordre de restriction de la consommation est mis en pratique par tous les mėcontents contre la loi Khomri. Puis cette grève doit devenir l'arme de tous ceux qui, plus largement, sont contre la dérive anti-démocratique de ce gouvernement. 

 

Coupons leur leurs profits par notre GRÈVE DES ACHATS, jusqu'à obtenir le retrait de la loi El Khomri, ou jusqu'à ce que ce gouvernement anti-démocratique tombe sous une motion de censure, de gauche, ou de droite.

 

https://blogs.mediapart.fr/edition/pole-emploi-mon-amour/article/180416/lettre-ouverte-la-cgt-comment-gagner-le-retrait-de-la-loi-el-khomri

 

https://blogs.mediapart.fr/edition/pole-emploi-mon-amour/article/210516/contre-la-loi-chomage-lancons-la-greve-generale-de-la-consommation

 

 

 

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