La réunion coopérative

La réunion coopérative est une pratique de la pédagogie Freinet, et elle s’inscrit donc dans ce cadre. Cependant il n’est pas forcément nécessaire de travailler à 100% en pédagogie Freinet pour la mettre en place : le seul prérequis est d’avoir un minimum d’ouverture d’esprit, et d’accepter de « lâcher prise » par rapport à une pédagogie directive classique.

Avertissements

Beaucoup d’enseignants imaginent que la réunion coopérative est un outil uniquement destiné à gérer la discipline et les conflits dans la classe, dans le cadre de « l’enseignement moral et civique ».
Rien n'est plus faux ! En réalité la réunion coopérative permet aux élèves de gérer tous les aspects de la vie de la classe, d'une manière totalement transdisciplinaire. Ils ne subissent pas la classe, ils se l’approprient et ils la contrôlent.
Donc effectivement la discipline est l'un des thèmes abordés, mais pas le seul, loin de là.

D'autre part, je recommande une grande méfiance vis-à-vis des pratiques de la pédagogie institutionnelle, qui s'inspirent de celles de Freinet, mais les transforment et les vident de leur sens afin de satisfaire les exigences de l'institution avant les besoins des élèves.
Le résultat est des pratiques qui deviennent d'énormes usines à gaz, inutilement compliquées et lourdes. Exactement le contraire de la pédagogie Freinet, qui est toujours avant tout simple et intuitive (si elle ne l'est pas, c'est qu'il y a un problème).

Une classe de multi-âges (maternelles-CP) en pleine réunion coopérative (vote d'un projet). Une classe de multi-âges (maternelles-CP) en pleine réunion coopérative (vote d'un projet).

Principe général

En réunion coopérative, les élèves peuvent proposer des idées, des projets, gérer les règles, émettre des critiques concernant le fonctionnement de la classe, de l'école, le comportement de certains, féliciter des camarades...

Il est important que cette réunion ne se cantonne pas à un simple moment d’expression orale : c'est une parole qui est prise au sérieux, y compris (surtout) par les adultes, de manière à responsabiliser réellement les élèves, et qu'ils sentent que la classe n'est pas juste un endroit où ils sont obligés d'aller, mais LEUR endroit, qui leur appartient, et qu'ils peuvent gérer parce que leur voix compte.

Les décisions de la réunion coopérative sont souveraines et doivent être appliquées par tous, y compris par les adultes.
Si on fait semblant, ça ne peut pas fonctionner.

Le principe de la réunion coopérative a malheureusement été détournée par l’Éducation Nationale française, qui en a fait des "conseils d'élèves" ou "conseils de classe", imitations stérilisées d'une pauvreté navrantes.

La différence est que ces conseils d'élèves existent par et pour l'adulte, qui a généralement le monopole de la parole et dirige tout, et veut utiliser cette pratique dans le but de tenter de régler les problèmes de discipline dans la classe.
A l'inverse, les réunions coopératives sont là pour les élèves, et c’est un outil qui leur permet de gérer entièrement la classe (et pas uniquement les problèmes de discipline).

En pratique

1 - Durant la semaine, les élèves qui le souhaitent peuvent déposer des billets dans les 3 boites (type boites à chaussures) correspondantes aux 3 grands thèmes qui sont traditionnellement toujours proposés :

                • « Je propose »

                • « Je critique »

                • « Je félicite »

Pourquoi ces 3 thèmes ? Parce que d’expérience, c’est ce qui fonctionne bien et qui est vraiment utile ! Croyez-en l’expérience des anciens, si on a tous adopté ce système, si on n’a pas éprouvé le besoin de le modifier depuis Freinet, c’est qu’il convient.
Cependant, il arrive que certains enseignant préfèrent libeller différemment, par exemple « j’ai un problème » plutôt que « je critique », qui aurait selon eux une connotation trop négative. Pas de quoi changer la face du monde sans doute, mais pourquoi pas…

2 - Durant la réunion (généralement le vendredi soir, même si ce n'est pas une obligation), un élève "président" ouvre ces boites l'une après l'autre pour lire les billets, et la classe en discute.

Un exemple de boites pour la réunion coopérative. ( © auxfourneauxetaucartable.eklablog.com) Un exemple de boites pour la réunion coopérative. ( © auxfourneauxetaucartable.eklablog.com)

Les 3 thèmes

Encore une fois, vous pouvez vous lancer les yeux fermés avec ces 3 grands thèmes, ils sont utilisés depuis presque un siècle par tous les enseignants Freinet et ça fonctionne.
Mais bien sûr, avec le temps, si jamais vous en ressentez le besoin il sera toujours possible éventuellement de les modifier.

• LES PROPOSITIONS
Elles peuvent être un projet, un changement d'organisation, un changement de règle, etc...
Exemples : "Je propose qu’on achète un arrosoir pour les plantes", "Il faudrait changer la grande table de place", "Je propose qu’on interdise le foot pendant la récré"…

• LES CRITIQUES
Elles doivent concerner l'ensemble de la classe, car dans le cas contraire elles peuvent se régler en petit comité (elles n'ont donc pas leur place dans la grande réunion). Par exemple on acceptera "Je critique les récréations qui sont trop courtes", ou bien "Je critique Fabien parce qu'il pousse tout le monde".
Mais on refusera "Je ne suis pas content de ma chaise qui est bancale", ou bien "Je critique Élisa parce qu'elle m'a frappé", car cela ne concerne pas l’ensemble de la classe.

C’est généralement à ce moment-là qu’on peut gérer les règles, et éventuellement résoudre certains conflits.

Au début il y a énormément de critiques, donc il est important qu'ils réalisent que si on ne veut pas perdre des heures pour rien en réunion, il faut absolument poster uniquement si on a quelque chose d'important à dire, et que ça concerne toute la classe.

• LES FÉLICITATIONS
Elles permettent aux élèves de s'encourager : "je félicite Lucie parce qu'elle a réussi à nager à la piscine" ou bien "je félicite Jonathan parce qu'il m'a prêté son jouet".

J’aime bien aborder les 3 grands thèmes dans cet ordre-là. En démarrant la séance, lorsque tout le monde est en forme et attentif, on se montre créatifs et on parle des projets. Puis il faut bien aborder les sujets qui fâchent. Enfin on termine par les douceurs, les félicitations, qui font plaisir à tout le monde.
Mais bien sûr il n’y a pas d’obligation à travailler dans cet ordre, chaque classe et chaque enseignant sont libres.

Exemple de proposition. ( © jeandelafontainelorient.eklablog.com) Exemple de proposition. ( © jeandelafontainelorient.eklablog.com)

Les rôles

  • Le président
    Il s’agit pour moi de l’une des responsabilités hebdomadaires (tout comme faire l’appel, écrire la date, arroser les plantes, etc…).
    D’ailleurs en dehors de la réunion coopérative, le président est également chargé de gérer le « Quoi de neuf » du matin, donc il est indispensable au quotidien.
     
  • Le secrétaire (facultatif)
    Dans beaucoup de classes c'est un élève qui joue le rôle de secrétaire de séance. Personnellement je préfère le faire moi-même pour gagner du temps, mais si vos élèves sont suffisamment dégourdis pour le faire correctement, ne vous en privez pas bien sûr. Ça fait partie des petits détails qui varient selon les classes.
     
  • Le trésorier (facultatif)
    Je n’ai jamais éprouvé le besoin d’avoir un responsable trésorier, notre trésorerie étant gérée par tous en réunion coopérative. Mais là encore c’est un choix personnel.
     
  • Le "gardien du temps" (facultatif)
    Le "gardien du temps" peut avoir une utilité durant le travail personnel, où chacun a le nez dans ses cahiers et ses fiches, mais pour ma part je le trouve tout à fait superflu pour la réunion coopérative. En tout cas nous n'avons jamais éprouvé le besoin d'en nommer un.
    Cela dit si vous pensez que c’est réellement utile (pas juste pour le plaisir de compliquer !) pourquoi pas…

Les finances

La gestion financière est représentée par la coopérative scolaire (une autre invention de Freinet). Contrairement à ce que beaucoup d’enseignants imaginent, la « coopé » n’est pas une sorte de caisse noire dans laquelle on peut puiser à volonté piocher pour remplacer une commune un peu pingre : il s'agit de l'argent de la classe, des élèves, et ce sont donc eux qui l’administrent.

La coopérative est un véritable outil pédagogique à part entière, son objectif est de permettre aux élèves de gérer eux-mêmes leur classe, leurs projets et le financement de ceux-ci.

Par exemple il est interdit par les statuts de l'OCCE d'utiliser l’argent de la coopérative pour payer les photocopies ou le café de la salle des maîtres.
En revanche on peut l’utiliser pour acheter un abonnement à un magazine, de la farine pour faire un gâteau, des cartes postales pour les correspondants, etc… à condition qu’il s’agisse d’une dépense choisie et approuvée par la classe.

Voici quelques ressources à ce sujet :
- Circulaire n° 2008-095 du 23-7-2008 stipulant que "La coopérative scolaire ne doit en aucun cas se substituer aux obligations des collectivités territoriales" : http://www.occe.coop/~ad52/spip.php?article3
- Dossier d'explication destiné aux mandataires OCCE ici : http://www.occe.coop/~ad52/IMG/pdf/DOSSIER_MANDATAIRES-gestion_de_la_coop-1617.pdf

- Coopérative scolaire, ce qui est permis, ce qui est interdit : http://www.occe.coop/~ad91/IMG/pdf/Achat_coop_ce_qui_est_permis.pdf

 © www.huffpost.com © www.huffpost.com

Les classes multi-âges

Si vous avez la chance (car c’est bien une chance !) d'avoir une classe multi-âges, et donc de garder les élèves plusieurs années, vous n’avez donc qu’une petite partie de nouveaux à intégrer, et ça devient de plus en plus intéressant et de plus en plus profitable.
Tous peuvent participer, quel que soit leur âge ou leur niveau scolaire, ça ne pose pas particulièrement de difficulté.

Droits et devoirs de l’enseignant

L'adulte a bien sûr lui aussi la possibilité de glisser des mots dans les boites. Mais sa voix ne compte pas plus que celle d’un élève.
Lorsqu’il veut intervenir, il doit lever la main comme tout le monde et attendre d’être interrogé par le président.
Sa seule prérogative est un droit de veto qu'il peut exercer en cas d'abus manifeste. Par exemple si la classe vote pour aller arracher les plantes de la classe de CP, ce n’est pas acceptable, l’enseignant fera alors certainement usage de son droit de veto.

Cas particulier de la discipline

Attention à ne pas consacrer trop de temps aux problèmes de comportement, et surtout à ne pas transformer cette réunion en tribunal : ce n'est absolument pas le but ni l'esprit, et les élèves ne sont pas des juges, encore moins des bourreaux.

L'objectif n’est pas de punir, mais simplement de trouver une solution pragmatique à un problème concret. Ensuite si jamais éventuellement il y a une sanction à apporter, alors c’est à l’adulte d'en prendre la responsabilité, en dehors de la réunion, ce n’est pas la responsabilité des élèves.

Et ils se font assez vite à cette mentalité, qui « déteint » même en dehors de la réunion : on les voit plus souvent essayer spontanément de chercher des solutions pragmatiques, plutôt que de perdre leur temps en vaines querelles et insultes.

A l’inverse, laisser les élèves se juger entre eux induit généralement des querelles, des haines durables, et des votes de copinage sur des critères affectifs (on accorde tout à ses amis, et on se montre sévère envers ceux qu'on ne les aime pas).

Dans tous les cas ça entraîne une mauvaise ambiance et des règlements de comptes. D’ailleurs en droit il est interdit à un juré de siéger s’il a un lien avec l’un des protagonistes, ce n’est pas pour rien.
Donc par pitié, ne transformez pas la réunion coopérative en un tribunal d’élèves !

 © thelist.com © thelist.com

Que faire des élèves qui s’agitent pendant la réunion ?

On peut leur permettre de dessiner ou d’écrire. De la même manière que nous avons souvent le réflexe de griffonner sur notre cahier pendant une concertation pédagogique, sans que ça nous empêche d'écouter ou de participer, les élèves peuvent également avoir ce besoin.
Et cette petite soupape de sécurité est particulièrement importante pour certains.

Après si trop d’élèves s’agitent c’est sans doute le signe que la réunion a été beaucoup trop longue et qu’il faut terminer d’urgence !

Comment limiter le nombre de messages ?

Il arrive souvent, surtout au début de la mise en place, qu'on soit débordés par le nombre de messages à traiter. Parfois même on n'a pas le temps et on doit en laisser certains de côté pour la semaine suivante (leurs auteurs les re-posteront si nécessaire).
Donc il peut être nécessaire d'instaurer quelques mesures simples pour les limiter, comme par exemple :

• Rappeler régulièrement qu’on ne poste que si on a quelque chose d’important à dire et que ça concerne toute la classe.
 
• Demander aux élèves de les conserver dans leurs affaires jusqu'au jour de la réunion, et ne les mettre dans la boite que si à ce moment-là elles sont encore d'actualité.
 

Faire trier les messages avant la réunion par des secrétaires, qui éliminent les messages redondants, ou ne respectant pas les critères convenus.

(les 2 dernières mesures sont facultatives, et n'ont pas lieu d'être si le nombre de messages reste raisonnable)

 © saen.ch © saen.ch

A quel moment faire la réunion ?

Pour ma part, j’aime bien le vendredi après-midi en rentrant de récréation, car la réunion permet de faire une sorte de bilan de la semaine écoulée, et de repartir le lundi matin sur de meilleures bases.

En général on raccourcit un peu la récré (qui est habituellement très longue, environ 30 minutes car ce n’est pas qu’une récréation ordinaire), et les élèves s’installent pour la réunion. Ils peuvent s’asseoir n’importe où, peu importe puisqu’ils n’ont rien à écrire.

Doit-on instaurer un cérémonial ?

En début de réunion j'évite les déclarations pompeuses qu'on voit dans certaines classes, du genre "Je déclare la réunion ouverte", ainsi que les applaudissements systématiques, la lecture des règles et des précédentes décisions.

Je trouve tout ce cérémonial inutile, bien trop formel, et à la limite du ridicule.

Doit-on faire signer les messages ?

Au début dans ma classe ce n’était pas une obligation. Mais on avait régulièrement des messages agressifs, moqueurs ou insultants, donc nous avons dû rendre la signature obligatoire.
Si un billet n’est pas signé, il n’est pas lu par le président. Ça permet aussi de limiter un peu le nombre de messages.

 © reseau-canope.fr/education-prioritaire © reseau-canope.fr/education-prioritaire

Combien de temps doit durer la réunion ?

C’est très variable, mais en général on est obligé de limiter le temps car il y a beaucoup de choses à dire. Pour ça on peut soit caser la réunion environ 30 minutes avant la fin de la classe, soit intercaler une activité un peu récréative entre la réunion et la fin de la classe.
Pour ma part j’ai choisi la 2ème solution : après la réunion vient une séance de « cinéma » avec projection sur grand écran, d’environ 20 minutes.
De cette manière tout le monde est motivé pour boucler la réunion rapidement pour avoir plus de cinéma, mais on peut quand même éventuellement déborder de la réunion si jamais il y a un sujet important à terminer.

Et avec les plus jeunes ?

Avec des maternelles ou des CP en début d'année bien sûr le système des billets ne fonctionne pas (ils ne savent pas encore les écrire seuls), donc on peut simplement préparer des étiquettes avec leurs prénoms, qu'ils placeront dans les boites correspondantes à ce qu'ils veulent dire (il faut au moins 3 étiquettes par élève, au cas où ils voudraient participer aux 3 thèmes).
Pour plus de facilité, on peut ajouter sur chaque boite un petit dessin compréhensible de manière intuitive, comme par exemple ceci :

Exemple d'illustrations pour des élèves non-lecteurs. Exemple d'illustrations pour des élèves non-lecteurs.

Ensuite le président pourra tirer et lire ces prénoms (au besoin on l'aide un peu) et interroger ceux qui se sont inscrits. Parfois ils ont oublié ce qu’ils voulaient dire, ce n’est pas grave, il en reste toujours assez pour avoir une réunion intéressante et constructive !

Quelques exemples vécus en réunion coopérative :

  • Les élèves peuvent proposer de réaménager la classe, ou de changer de place.
    Il peut être nécessaire de poser des limites à ces propositions s'il y en a trop (par exemple pas le droit de changer de place plus d'une fois par mois).
     
  • On discute de la sortie de fin d'année. Certains élèves proposent des projets, pour ma part je propose d'aller visiter la ferme pédagogique.
    On vote…
    Et finalement ce n'est pas mon idée qui est retenue, mais celle concurrente d'un élève qui proposait d'aller au Parc Aventure. Sans regrets, car ça a été projet tout aussi intéressant que la ferme pédagogique, voire plus.
     
  • Plusieurs élèves se plaignent que Diego est très agité en classe et empêche tout le monde de travailler. La classe propose de le changer de place pour l'isoler pendant les moments de travail personnel.
    Il ne s'agit pas d'une punition ni d'une sanction, juste d'une proposition de solution, donc on lui demande s'il est d'accord.
    Diego est un peu vexé mais il accepte. Et effectivement le changement de place fonctionne bien, Diego n'a personne avec qui parler ou jouer, et il réussit même à améliorer son travail personnel.
     
  • Un élève poste : "je félicite Diego car il n'a frappé personne cette semaine". Et la classe applaudit spontanément.
    Stupeur de Diego, qui ne s'attendait pas du tout à être félicité (il était plutôt habitué aux critiques !), et dont le comportement s'est progressivement amélioré à la suite de cette intervention qui l'a visiblement touché.
     
  • Plusieurs élèves se sont déjà faits mal en buvant au robinet dans la cour, le lavabo étant trop haut ils sont obligés de monter sur un tabouret et parfois ils perdent l’équilibre.
    Un élève propose que la mairie le fasse placer plus bas. La proposition votée, puis soumise officiellement à la mairie, qui joue le jeu et accepte de faire les travaux. Durant les vacances suivantes les ouvriers ont déplacé le lavabo pour le placer à la bonne hauteur.
     
  • Un élève propose qu'on achète des bouteilles de sirop pour boire à la cantine (petite école de village, donc cantine très en lien avec la classe).
    Bien que contre cette idée, je n'ai pas exercé mon droit de veto. On a donc acheté quelques bouteilles de sirop, qui ont été bues en une semaine.
    A la réunion suivante, les élèves ont réalisé le coût que ça représentait, et ils ont alors décidé d'eux-mêmes que le sirop n'était pas du tout nécessaire, et qu'il valait mieux consacrer l'argent de la coopé à des projets plus utiles, comme par exemple remplacer les vieux ballons en mousse.
     
  • Lorsque j’étais stagiaire, dans la classe du maître Freinet extraordinaire qui m’a formé, pendant une récréation j’ai utilisé la photocopieuse de la classe pour copier quelques documents intéressants.
    Mais un élève m’a fait remarquer qu’alors je ne respectais pas les règles édictées par la classe en réunion coopérative, à savoir qu’il fallait demander la permission au maître avant.
    Et tout adulte et (apprenti) enseignant que j’étais, j’ai effectivement dû aussi respecter les règles de fonctionnement de la classe, et aller demander la permission au titulaire pour utiliser la photocopieuse.
    C’est normal, si les adultes s’affranchissent des règles qu’ils demandent aux élèves d’instaurer, il n’est pas possible que ces derniers les prennent au sérieux, et alors la réunion coopérative est juste un bibelot inutile.
     
  • Un élève présentant des "troubles du spectre autistique" était passionné de bateaux. Un jour il a appris à fabriquer des bateaux en papier, il les a montrés aux autres, qui ont également voulu en fabriquer.
    Très vite on s'est retrouvés avec de nombreux de bateaux en papiers, et on ne savait pas quoi en faire. Un élève a proposé de les accrocher au mur, et cette idée s'est finalement transformée en une fresque géante.

Cette fresque est le résultat d'un projet décidé en réunion coopérative, et réalisé par un petit groupe d'élèves.. Cette fresque est le résultat d'un projet décidé en réunion coopérative, et réalisé par un petit groupe d'élèves..

Références

- https://www.youtube.com/watch?v=AU54AxsEKmw

- https://www.icem-freinet.fr/video/conseils_sl/francois-reduit.mp4

- http://www.occe.coop/~ad52/spip.php?article3

- http://www.occe.coop/~ad52/IMG/pdf/DOSSIER_MANDATAIRES-gestion_de_la_coop-1617.pdf

- http://www.occe.coop/~ad91/IMG/pdf/Achat_coop_ce_qui_est_permis.pdf

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