Brahim Ghali a quitté l’Espagne

Brahim Ghali a quitté l'Espagne hier soir après que le juge Santiago Pedraz, instructeur de la Cour nationale, ait rejeté toutes les mesures conservatoires réclamées par les avocats des victimes présumées du chef du Polisario.

 

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    Brahim Ghali a comparu devant la justice espagnole par visioconférence depuis l'hôpital de Logroño où il était admis depuis la mi-avril pour des complications liées au covid-19.  Lors de son audition, Ghali a nié toutes les accusations qui lui étaient portées.

   Le leader du mouvement séparatiste du Polisario s’est défendu en rejetant  les faits qui lui ont attribués dans  deux plaintes, l’une déposée par le dénommé Fadel Breika, victime présumée de nationalité espagnole, qui l'accuse de torture et de séquestration dans les camps de Tindouf, des faits qui remonteraient à 2019.

   L’autre plainte est déposée par l'Association sahraouie pour la défense des droits de l'homme (Asadedh) qui accuse le chef du Polisario d’être l’auteur de crimes contre l'humanité et de pratiques génocidaires à l’endroit  des dissidents sahraouis et des prisonniers de guerre.

   Le Maroc et l'Espagne sont plongés dans un conflit diplomatique depuis près d’un mois et demi après que le royaume chérifien ait découvert que le chef du mouvement séparatiste est rentré avec un faux passeport sur le territoire espagnol et qu’il a été hospitalisé avec une fausse identité avec les complicités de l’Algérie et du pays hôte.

    À l’issue de son audition, Brahim Ghali a regagné l’Algérie tard la nuit. Le juge a décidé de poursuivre le mis en cause en le laissant en liberté.

  «Aucun risque de fuite ne peut être encouru.  Il n'y a aucun élément de preuve permettant de penser que la personne faisant l'objet de l'enquête puisse ou veuille se soustraire à l'action de la justice, d'autant plus que dès qu'il a eu connaissance des faits pour lesquels il est poursuivi, il a accepté d’être auditionné malgré  son état de santé” a affirmé le juge.

   Arrivé en Algérie, Brahim Ghali a reçu la visite du président Abdelmajid Tebboune lequel a été accompagné par plusieurs généraux dont le chef d’état major de l’armée nationale populaire le Général Saïd Chengriha chargé entre autres de mater le mouvement du Hirak en Algérie .


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