Enfants enlevés: témoignage des parents

Islamophobie: 5 enfants enlevés © chris den hond

   Les internautes s'indignent du sort réservé à la famille Msakni dont les enfants ont été placés hors du foyer famillial par les services sociaux probablement  en raison des soupçons de "djihadisme" qui pèsent sur le papa. 

   Sur les réseaux sociaux, l'affaire fait grand bruit. Les internautes ne comprennent pas comment on peut arracher ses enfants à une maman manu militari et qu'on ne la laisse même pas finir d'allaiter son bébé de trois mois.

   Cela s'est passé le 29 janvier, le père étant en voyage en Tunisie, 5 policiers accompagnés des services sociaux débarquent au domicile des Msakni à Bourgoin Jallieu dans l’Isère et prennent les enfants à leur maman pensant que le papa était en Syrie. 

    La maman explique aux flics que son mari est en Tunisie et non en Syrie comme ils le croient se proposant même de leur fournir son numéro de téléphone en Tunise. La police lui retire quand même ses 5 enfants dont un bébé de trois mois et un autre d'un an et demi, le pire supplice qu'on puisse infliger à une maman et à ses enfants.

    Rentré de Tunisie, le père qu'on soupçonne d'être un djihadiste parti en Syrie n'est nullement inquiété ni par la police des frontières ni par la douane et encore moins par la DGSI chargée de surveiller les radicaux, les djihadistes et les terroristes potentiels.

     Contacté par la Coordination contre le Racisme et l’Islamophobie ( www.crifrance.com) le père explique qu'il était bel et bien en Tunisie où il comptait emménager avec toute sa famille à cause du climat islamophobe qui prévaut en France. Il assure en plus n'avoir eu aucune intention de se rendre en Syrie. 

     Voulant montrer sa bonne foi, le papa barbu et vêtu à l'ancienne, montre les pages de son passeport et le tampon de passage en Tunisie. M.Msakni ne se définit pas comme un radical, mais juste comme un homme qui porte une barbe et qui fait ses cinq prières par jour, comme n'importe quel musulman, selon ses dires.

     S'il est avéré pour la DGSI ou un quelconque service secret français de lutte contre le terrorisme que M.Msakni est un terroriste ou un jihadiste, qu'est-ce qu'on attend dans ce cas là pour le mettre derrière les barreaux ?

    Au moins les enfants ne seraient pas séparés de leur maman. A-t-on réfléchi un instant au traumatisme qu'on inflige aussi à ces enfants en les arrachant par la force à leur mère ? 

  

  

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