Rachid Barbouch
Journaliste freelance, Chroniqueur indépendant.
Abonné·e de Mediapart

761 Billets

3 Éditions

Billet de blog 6 mars 2017

Rachid Barbouch
Journaliste freelance, Chroniqueur indépendant.
Abonné·e de Mediapart

L'exploitation des enfants dans les mines du Congo

Sky News vient de diffuser il y a quelques jours une vidéo-choc montrant des enfants en bas âge travaillant dans les mines du cobalt au Congo dans des conditions extrêmement difficiles. Âgés parfois de 4 ans, ces enfants endurent les pires souffrances dans l'extraction de ce matériau aussi précieux que dangereux .

Rachid Barbouch
Journaliste freelance, Chroniqueur indépendant.
Abonné·e de Mediapart

Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

Special report : Inside the Congo cobalt mines that exploit children © Sky News

   Envoyés souvent dans les profondeurs des mines sans aucun égard ni pour leur sécurité ni pour leur âge, ces enfants servent  entre autres de mulets dans le transport de ce matériau radioactif, génotoxique et cancérogène.

   Ils endurent les pires labeurs et s'ils s'absentent, ils sont battus.

   Dorsen, âgé de 8 ans, confie ses souffrances aux caméras de Sky News:

   " Je travaille ici et je souffre. Ma mère, elle est déjà morte. Je dois travailler toute la journée et j'ai mal à la tête."

   Richard, 11 ans, ne cache pas non plus ses souffrances:

   "Le matin quand je me réveille je me sens très mal à l'idée de devoir revenir encore ici. J'ai mal partout."

   La moitié de la production mondiale du cobalt provient des mines de la République Démocratique du Congo.

   Les propriétaires de ces mines écoulent ces matières premières souvent à des traders chinois qui, eux, ne se posent pas des questions sur les modalités d'extraction de ce précieux produit.

   Le cobal très prisé, par les firmes chinoises et américaines, sert entre autres dans la fabrication des batteries lithium-ion équipant les téléphones et les voitures électriques.

   Contacté par Sky News, Apple affirme que ses fournisseurs obéissent à des standards de production très stricts, sauf que passant par de nombreux intermédiaires, il est extrêmement compliqué d'identifier le lieu exact de provenance du produit fini livré sur des plateaux d'or.

Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

L’auteur n’a pas autorisé les commentaires sur ce billet

Bienvenue dans Le Club de Mediapart

Tout·e abonné·e à Mediapart dispose d’un blog et peut exercer sa liberté d’expression dans le respect de notre charte de participation.

Les textes ne sont ni validés, ni modérés en amont de leur publication.

Voir notre charte