Rachid Nekkaz : Fin de sa garde à vue.

Rachid Nekkz est sorti de garde à vue il y a quelques minutes. Il avait été interpellé hier par la police suisse pour être entré à l'hôpital universitaire de Genève, établissement hospitalier où a été admis depuis quelques semaines le président algérien Abdelaziz Bouteflika dont l'état de santé est jugé critique et inapte à gouverner l'Algérie.

 

Rachid Nekkaz : Fin de garde à vue © Rachid Barbouch

 

  Rachid Nekkaz vient juste d'être libéré. Il avait été arrêté hier vers midi dans l'enceinte de l'hôpital de Genève pour violation de domicile et pour refus d'obtempérer aux injonctions de la police.

  Il avait passé la nuit d'hier à aujourd'hui aux Violons de l'Hôtel de police boulevard Carl-Vogt, à Genève, comme un vulgaire malfrat.

  Il a été présenté aujourd'hui samedi devant M. Lobsang Duchunstang, procureur de Genève, lequel a demandé à Rachid Nekkaz de payer une amende pour sa sortie. 

  Rachid Nekkaz a refusé de signer le procès verbal dressé à son encontre par la police judiciaire genevoise. Il a également refusé de payer l'amende.

  À sa sortie de garde à vue, Rachid Nekkaz a commenté son incarcération en ces termes :

  " Je croyais que la Suisse était un pays démocratique, un pays de libertés..  J'ai vu que c'est un pays de mafia qui protège la mafia algérienne au pouvoir. La Suisse est le pays qui abrite une grande partie de l'argent détourné du pays. Si j'arrive à la présidence, je demanderai le rapatriement de tout cet argent volé à l'Algérie et placé en Suisse ".

  Rachid Nekkaz a expliqué avoir simplement voulu montrer que le président algérien Abdelaziz Bouteflika n'est plus de ce monde depuis longtemps et que la Suisse couvre la dictature algérienne qui place son argent dans ce paradis fiscal qui rassemble en toute quiétude et en toute impunité tout l'argent sale de la planète.

 

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