Un vaccin pas si russe que ça ?

Le premier vaccin contre le covid-19 testé et approuvé par une haute autorité sanitaire est russe. Et c’est Vladimir Poutine qui l’a annoncé devant un parterre de journalistes. Mais coup de théâtre: Quelques heures après cette annonce, ce sont les Israéliens qui ont revendiqué la paternité de ce vaccin.

 

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  « Nous opérons à Moscou, sous le nom de Hadassah, mais en tant que Russes, pas en tant qu’Israéliens »
a affirmé  mardi Zeev Rotstein, le PDG de ce centre de recherche.


   S’exprimant au micro d’une radio israélienne, le professeur Rotstein a déclaré :  « Je vais vous faire une confidence .Cela a lieu au centre de recherche et développement Skolkovo, dans la branche de l’hôpital Hadassah là-bas ». 

  Quelques heures plus tôt, c’est le président russe qui a annoncé la nouvelle au monde entier parlant d’un vaccin qui a été testé et qui a prouvé son efficacité.

  Se voulant rassurant, Vladimir Poutine a expliqué que Spoutnik V, le nom de ce premier vaccin, a été administré à l’une de ses filles.

  Pas assez pour convaincre les capitales occidentales qui ont  émis des doutes sur sa validité estimant que c’était trop tôt pour tirer des conclusions sur son innocuité.

  Les Russes ont fait savoir, par ailleurs, qu’ils ont reçu d’ores et déjà des précommandes d’un milliard de doses émises par une vingtaine de pays.

   Les premières doses seront administrées en priorité aux médecins  russes. 

    Pour une commercialisation grand public , il va falloir attendre début 2021, affirment les autorités russes.

 

 

 

 

   

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