Karl Foyer : Le terroriste de Brest.

Un attentat terroriste a été perpétré hier à la mosquée de Brest. Le bilan faisait état hier d’un mort et de deux blessés. La personne décédée est l’auteur de l’attaque qui selon les enquêteurs s’est tiré une balle dans la tête juste après avoir ouvert le feu sur l’imam de la mosquée et un des fidèles.

La lettre laissée par Karl Foyer La lettre laissée par Karl Foyer

   L’attaque a eu lieu jeudi 27 juin devant la mosquée de Brest située dans le quartier de Pontanezen. L'imam de la mosquée et l'un de ses fidèles, âgé de 26 ans ont été touchés par balles aux jambes. Les victimes ont été très choquées par cette attaque qui porte la signature islamophobe.

 

 

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  L’attentat semblait avoir été bien préparé par le jeune  terroriste dénommé Karl Foyer qui après avoir demandé de prendre un selfie avec sa victime Rachid El Jay, l’imam de la mosquée de Brest, a ouvert le feu sur ce dernier ainsi que sur un autre personne.

  Karl Foyer s’est enfui ensuite. Les unités policières l’ont retrouvé un peu plus loin gisant sur le sol avec une balle logée dans son crâne. Les enquêteurs estiment que le mis en cause se serait suicidé juste après avoir commis son attentat.

  Karl Foyer, jusque-là inconnu des services de police, a laissé une lettre de deux pages relatant les raisons qui le poussent à commettre un attentat contre Rachid El Jay un imam très connu sur les réseaux sociaux par ses prêches globalement pondérés.

   Le terroriste explique avoir été abordé par des hommes cagoulés qui l’ont introduit dans une camionnette et qui l’auraient menacé de s’en prendre à sa famille  s’il venait à ne pas exécuter les plans qu’ils lui demandaient, à savoir égorger l’imam de Brest Rachid El Jay.

   Karl Foyer explique qu’il devait passer à l’acte entre le 15 et 30 juin. Les premiers éléments de l’enquête menée en partie par le parquet antiterroriste de Paris expliquent que le mis en cause souffrait de graves troubles psychiatriques à dominante paranoïaque.

   « Ils m’ont ordonné d’égorger l’imam de Brest. Ils m’ont dit qu’il fallait que je passe à l’acte entre le 15 et le 30 juin. Que si je ne le tuais pas, c’est ma mère, mon père et ma sœur qui seraient tués », a-t-il écrit. Il assure par ailleurs avoir reçu une puce électronique implantée dans le bras. », précisait-il.

    Patrick Calvar, un ancien de la DGSI, cité par le terroriste.

     Fait curieux dans cette lettre laissée par le terroriste: Patrick Calvar, un ancien directeur central du renseignement intérieur, passé plus tard à la tête de la nouvelle Direction générale de la sécurité intérieure est cité par Karl Foyer.

      Karl Foyer écrit dans sa lettre qu’un des individu qu’il lui avait ordonné d’égorger Rachid El Jay avait reçu un appel sur son téléphone lequel affichait le nom de Patrick Calvar.

   La réaction des instances musulmanes de France 

   «  Le RMF condamne avec la plus grande vigueur cette agression islamophobe sans précédent. Le RMF réitère sa profonde inquiétude devant la recrudescence des actes anti-musulmans, notamment depuis les évènements tragiques de Christchurch en Nouvelle Zélande.

 Le RMF demande aux pouvoirs publics de faire toute la lumière sur cette attaque et salue la décision du ministre de l’Intérieur de renforcer la sécurité autour des lieux de culte.

 Le RMF appelle les musulmans de France à garder leur calme et leur sérénité, et à ne pas répondre aux provocations ou aux agressions d’où qu’elles viennent. »

     La réaction des autorités françaises 

  Dans un communiqué rendu public aujourd’hui vendredi 28 juin, le parquet de Brest (Finistère) affirme que l’attaque ayant visé deux musulmans ( Le très médiatique imam Rachid El Jay et un jeune fidèle de 26 ans ) n’est pas un "attentat".

  "Les éléments recueillis à l'heure qu'il est ne permettent pas de considérer qu'il s'agit d'un attentat", a assuré le procureur de la République à Brest Jean-Philippe Récappé, soulignant que la section antiterroriste du parquet de Paris ne s'était pas saisie de l'affaire, comme cela a été annoncé dans un premier temps.

   « C'est la Direction interrégionale de la police judiciaire (DIPJ) de Rennes qui s’est chargée de l'enquête », précise de procureur.

    Christophe Castaner avait tweeté hier :

   « Nos services sont mobilisés pour interpeller l'auteur des coups de feu qui ont blessé 2 personnes, devant la mosquée de Pontanézen, à Brest
J'ai demandé aux préfets de renforcer la surveillance des lieux de culte du pays. »

   

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