RAOUL MARC JENNAR
Essayiste, militant éco-socialiste, internationaliste
Abonné·e de Mediapart

273 Billets

0 Édition

Billet de blog 19 déc. 2020

MACRON, UNE NUISANCE A CHASSER À TOUT PRIX

Le plan de transformation de notre société pour réaliser le modèle libéral anglo-saxon se poursuit : Macron entend privatiser quelles que soient les circonstances. Peu importe l'appauvrissement du peuple, peu importe la crise écologique, peu importe la pandémie. Jamais la France n'a été enfermée à ce point dans un carcan idéologique.

RAOUL MARC JENNAR
Essayiste, militant éco-socialiste, internationaliste
Abonné·e de Mediapart

Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

Quel crédit accorder à un Président de la République qui ne respecte pas lui-même les consignes qu'il ordonne aux Français ? Il s'autorise des dîners avec sa bande de coquins à l'Elysée qu'il interdit aux honnêtes citoyens dans leurs chaumières.

Quel crédit encore accorder à une parole publique faite en permanence de mensonges, de contradictions et d'incohérences ?

Ce type doit partir. Et la bande qui le soutient aussi.

Jamais un Exécutif n'a fait autant de mal à la France et aux Français.

Jamais un Président de la République n'a exprimé autant de mépris pour "les riens" que nous sommes; jamais les attentes profondes du peuple, conformes aux aspirations qui se sont exprimées en 1936, en 1944-45, en 1981, en 2005 n'ont été traitées avec une telle arrogance. Jamais, il n'y a eu autant de contradictions entre le discours officiel et la pratique gouvernementale, ce qui est encore une manière d'insulter l'intelligence collective.

Le plan systématique de transformation de notre société pour réaliser le modèle libéral anglo-saxon se poursuit : l'école publique, la santé publique, la culture, les autres services publics sont des cibles que Macron entend privatiser quelles que soient les circonstances. Peu importe l'appauvrissement du peuple, peu importe la crise écologique, peu importe la pandémie. Jamais la France n'a été enfermée à ce point dans un carcan idéologique.

Cet individu qui parle de transparence pour qu'on s'apitoie sur son médiocre sort dans la résidence somptueuse de La Lanterne oublie la transparence dès lors qu'il s'agit, dans le secret, de démanteler l'Education nationale, de fermer des lits d'hôpitaux, de privatiser EDF, la SNCF, l'Office des Forêts, les barrages et les routes nationales, de détruire les outils culturels et ceux qui leur donnent vie.

Combien de temps encore allons-nous supporter cela ? Quand allons-nous nous rassembler pour chasser ces gens-là, ces laquais du monde des affaires et de la finance, ces héritiers de Thiers, de Mac Mahon, de Pompidou, de Giscard, de Sarkozy et de Hollande ?

Vous n'en avez donc pas marre ? Vous ne percevez donc pas qu'on va se trouver à un tournant historique en 2022 ? L'histoire du terrible XXe siècle nous apprend que l''aveugle passion des acteurs et des partis politiques peut mener au pire quand ils sont incapables de se dépasser. Hitler ne serait pas arrivé au pouvoir si sociaux-démocrates et communistes allemands s'étaient alliés au lieu de se combattre. Le Pen ou Macron - la peste ou le choléra - seront au pouvoir après 2022 si, de Besancenot à Montebourg, on ne se rassemble pas sur un projet qui offre une vraie alternative démocratique, sociale et écologique aux politiques menées en France, par tous les gouvernements, depuis 1983.

Les pauvres vies individuelles ne sont rien si elles ne sont pas portées par un puissant mouvement populaire. Les partis politiques ne sont pas une fin en soi ; ils ne sont qu'un outil momentané pour réalisé des objectifs ponctuels.

Vous ne percevez donc pas que se rassembler, ce n'est ni se rallier à une personne, ni se replier sur une structure ?

Vous ne sentez donc pas que ce qui est en cause est des millions de fois plus important que les égos surdimensionnés de certains, la carrière politique d'autres ou l'existence d'un parti ?

Aucun homme, aucun parti n'a le monopole de l'aspiration démocratique, du patriotisme économique, de la justice sociale, de la transformation écologique. Alors, bon sang, rassemblez vous et réussissez ce que vous avez raté depuis notre victoire volée de 2005 !

Bienvenue dans le Club de Mediapart

Tout·e abonné·e à Mediapart dispose d’un blog et peut exercer sa liberté d’expression dans le respect de notre charte de participation.

Les textes ne sont ni validés, ni modérés en amont de leur publication.

Voir notre charte

À la Une de Mediapart

Journal
A Hong Kong, Pékin met les médias au pas
En moins de vingt ans, l’ancienne colonie britannique est passée de la 18e à la 80e place dans le classement mondial de la liberté de la presse de Reporters sans frontières (RSF). De nombreux journalistes partent ou s’apprêtent à le faire, tandis que d’autres ont décidé de résister.
par Alice Herait
Journal — Asie
« Une grande purge est en cours »
Le militant hongkongais Au Loong-Yu réside temporairement à Londres, alors que sa ville, région semi-autonome de la Chine, subit une vaste répression. Auteur de « Hong Kong en révolte », un ouvrage sur les mobilisations démocratiques de 2019, cet auteur marxiste est sévère avec ceux qui célèbrent le régime totalitaire de Pékin. 
par François Bougon
Journal — France
Covid long : ces patientes en quête de solutions extrêmes à l’étranger
Le désespoir des oubliées du Covid-19, ces Françaises souffrant de symptômes prolongés, les pousse à franchir la frontière pour tester des thérapies très coûteuses et hasardeuses. Dans l’impasse, Frédérique, 46 ans, a même opté pour le suicide assisté en Suisse, selon les informations de Mediapart.
par Rozenn Le Saint
Journal
Face à Mediapart : Fabien Roussel, candidat du PCF à la présidentielle
Ce soir, un invité face à la rédaction de Mediapart : Fabien Roussel, candidat du Parti communiste français à la présidentielle. Et le reportage de Sarah Brethes et Nassim Gomri auprès de proches des personnes disparues lors du naufrage au large de Calais.
par à l’air libre

La sélection du Club

Billet de blog
Pourquoi ne veulent-ils pas lâcher la Kanaky - Nouvelle Calédonie ?
Dans quelques jours aura lieu, malgré la non-participation du peuple kanak, de la plupart des membres des autres communautés océaniennes et même d'une partie des caldoches. le référendum de sortie des accords de Nouméa. Autant dire que ce référendum n'a aucun sens et qu'il sera nul et non avenu.
par alaincastan
Billet de blog
Lettre ouverte à Sébastien Lecornu, Ministre des Outre mer
La Nouvelle-Calédonie connaît depuis le 6 septembre une dissémination très rapide du virus qui a provoqué, à ce jour, plus de 270 décès dont une majorité océanienne et en particulier kanak. Dans ce contexte le FLNKS demande le report de la consultation référendaire sur l'accession à la pleine souveraineté, fixée par le gouvernement au 12 décembre 2021.
par ISABELLE MERLE
Billet de blog
Ne nous trompons pas de combat
À quelques jours du scrutin du 12 décembre, il importe de rappeler quel est le véritable objet du combat indépendantiste dans notre Pays. Ce n’est pas le combat du FLNKS et des autres partis indépendantistes contre les partis loyalistes. Ce n’est même pas un combat contre la France. Non, c’est le combat d’un peuple colonisé, le peuple kanak, contre la domination coloniale de la République française qui dure depuis plus d’un siècle et demi.
par John Passa
Billet de blog
1er décembre 1984 -1er décembre 2021 : un retour en arrière
Il y a 37 ans, le drapeau Kanaky, symbole du peuple kanak et de sa lutte, était levé par Jean-Marie Tjibaou pour la première fois avec la constitution du gouvernement provisoire du FLNKS. Aujourd'hui, par l'entêtement du gouvernement français, un référendum sans le peuple premier et les indépendantistes va se tenir le 12 décembre…
par Aisdpk Kanaky