casser le Club, disent-ils

          Des esprits éclairés diront qu'il n'y a pas que le club Médiapart dans la vie. Ils auront raison.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Des esprits éclairés diront qu'il n'y a pas que le club Médiapart dans la vie. Ils auront raison.

 

 

Ils voudront élever le débat. C'est normal, ils sont si hauts.

Si hauts qu'ils en arriveraient à nous coller la honte d'être de si petits moins et mal disant des abonnés à 9 euros. Sortant des chez Castel de leurs résidences, ils vous diront que la vie est ailleurs, et que nos combats sont dérisoires.

 

Quoi, il y aurait des problèmes dans le Club ? Ils vous diront qu'il y a un Club qui fonctionne, et que des scories encombrent les caniveaux.

Ils savent.

 

C'est pourquoi ils évitent d'intervenir, pour éviter les salissures.

Ils aiment bien éviter.

Surtout éviter d'ouvrir les yeux quand il fait sale.

D'ailleurs, remarquez bien, ils nous invitent à éviter de les importuner sur les problèmes ordinaires. C'est respectable. Éviter de leur demander le taux du SMIC horaire, c'est les respecter. Ils s'étonneraient presque qu'il y en ait encore un.

 

Heureux et raisonnables, ils ne parleront que lorsque les problèmes seront réglés. Sans eux.

Ils seront restés propres. Ils ne se seront pas mêlés des sujets subalternes, des réalités fonctionnelles qui enlaidissent le vivre ensemble sur Médiapart qu'une poignée d'abonnés a décidé de pervertir au nom de la libre parole et d'une prétendue censure sur le Club.

 

Pourtant, pour que s'épanouisse leur félicité, les abonnés heureux laissent se développer des horreurs ordinaires, ici.

C'est vrai, pourquoi bougeraient-ils, les abonnés heureux, tant qu'ils ne sont pas touchés, et qu'alentour se déroule la vie du monde, qui, à n'en pas douter, se détériorera tant qu'ils n'auront donné leurs appréciations éclairées pour qu'elle soit meilleure ?

 

Sur la glace de la vitrine Médiapart, des traces grasses.

 

Tenez, vous le voyez venir, celui-là: il va encore se plaindre...

Il va encore nous tenir de microcosmiques propos, pleurer ou geindre. Il n'a pas de pudeur: quand il voit des écrits, il les montre.

 

On peut prendre l'épisode sous cet angle.

On peut admettre l'inconfort intellectuel de la lecture d'une mise au jour qui pourrait expliquer les attitudes d'une coterie dont l'objectif porte son ombre bleu extrême sur 2012 par l'intermédiaire d'un journal numérique qui la gratte au prurit.

 

Leur façon de se reconnaître ? Hurler à la censure sur Médiapart, s'en prendre à ses salariés. Saper le média.

Haro sur une « bien-pensance » qui n'est pas la leur. Conspuer. Harceler à la tronçonneuse jusqu'au départ de la cible désignée par le comité de nettoyage. Bien des ex-abonnés se reconnaîtront, qui s'en vont dans l'indifférence générale.

 

Il se trouve que pourtant, l'entreprise de démolition commence à faire tache dans le microcosme.

Il faudra bien que la Direction s'en saisisse.

 

Parce que, loin de s'apaiser, les horreurs ordinaires continuent, qu'illustre ce commentaire d'un abonné : « Quand la technique est foireuse, ça rend parano. Dernière illustration en date: Maia64. », sur ce billet.

Cette « illustration » là me touche de près.

 

Cette abonnée, issue du groupe qui harcèle Médiapart, n'a rien trouvé de mieux que de m'accuser sans nuances d'avoir « obtenu des droits » pour intervenir sur Drupal alors que « normalement (ils) sont uniquement réservés aux rédacteurs ou "animateurs de MDP. », que j'aurais « un copain gentil hacker qui réussit à pénétrer dans les pages de Médiapart pour en changer le contenue. » (la faute d'orthographe est d'origine).

Cette Maia64, qui se définit comme une « militante du libre » y va fort, conseille, donne des avis éclairés, assure qu'elle peut faire bien des actions : « Bien sûr je ne tomberai pas dans le piège qui consisterait à bousiller vos posts trolleurs, (pas bien difficile) ou à bousiller vos boites mails, (encore moins difficile) », sous entendant que notre messagerie privée sur Médiapart est facile à infiltrer !

Bref, toute honte bue, elle veut montrer que je suis « capable de changer (le) contenu » d'articles du Club. « Vous mettez en péril la sécurité de ce journal » dit -elle, ajoutant « Vous n'avez aucune éthique ». Rien de moins. A moi dont les seuls talents informatiques sont de pouvoir enfin avoir dompté le clavier AZERTYUIOP !

Elle finit par me menacer d'un « un mail demain à qui de droit, et j'espère avoir une réponse. Republication en billet si pas de réponse... ps...çà vaut un billet non ? 20/03/2011 07:58Par Maia64 »

 

Maia64 voulait une réponse et menaçait d'un billet... Elle ne croyait pas si bien dire: j'en fis un à sa place, pour lui rendre service: « lettre ouverte à la Direction de Médiapart, sur une manœuvre de quelques uns mettant en cause la fiabilité de sa technique », dans lequel vous retrouverez l'intégralité des propos de Maia64.

 

Mais pour faire bonne mesure, voici un second billet.

 

Car figurez-vous, même si la Rédaction de Médiapart a indiqué sur mon premier billet :

 

 

Maia64 a trouvé le moyen de juger que la réponse de Médiapart comme mensongère : « impossible » « explication béate qui sortirait de la bouche de Médiapart »:

 

 

Remarquez-le : elle me donne du « Cher Raphaël », assure qu'elle n'a « rien contre Jornet »... près m'avoir accusé des pires turpitudes. Sacrée Maia64 qui indique « ...je passerais pour une parano »...

 

Mais non, Maia64 ! Ce n'est rien ! Ce n'est pas grave !

C'est juste de la salissure sur un abonné de Médiapart.

 

La Rédaction de Médiapart a posté sur le billet porteur des accusations de Maia64 le message suivant :

 

 

 

Nous verrons bien.

 

Mais surtout, ne vous excusez-pas Maia64, de vos salissures à mon encontre !

Faites sonner la charge à vos amis !

 

Ma lecture fut pesante ?

Oui, je sais, ce n'est pas joli. Ça n'a rien à voir avec le sérieux des événements internationaux: mon billet ne parle que de possibilité d'avoir la parole libre dans un média original.

 

C'est cette parole-là que d'aucuns veulent faire taire, en attaques multiformes.

 

Regardez: aujourd'hui, c'est Dianne qui est la cible : « Musicalement vôtre : Fondation Royaumont 19 Mars 2011 Par Dianne ».

 

Il vous faudrait encore une explication, avant 2012 ?

 

Les affaires ordinaires d'une entreprise de démolition continuent. Eau et gaz à tous les étages. Et aussi de la poudre pour exploser le Club et Mediapart.

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