Crise du Covid-19 : l’urgence absolue de sauver le pays et les Français

La France va mal. Le Covid-19 tue mais le mal est encore plus grand et plus durable. Nos institutions ont rompu les liens avec le réel. L’influence des lobbys et l’incapacité des gouvernants à penser et décider par eux-mêmes conduisent le pays au chaos et des Français à une mort inéluctable.

Français, le pays va mal.

La France affronte une crise sanitaire terrible doublée d’une crise économique en devenir. Ces crises ne sont portant rien face à la crise politique inédite qui enfonce une dague funeste dans le cœur de notre démocratie.

Le Pays va mal car il n’est plus gouverné. Il n’est plus gouverné car au sommet de l’Etat, il n’y a plus de personnalités capables d’assumer cette charge.

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Certes, nous avons un Président, un premier ministre, un ministre de la santé, une porte parole du gouvernement mais ces gens ont peur. Ils sont désemparés et ne savent pas quoi faire. Alors, dans le désespoir de leur impuissance révélée, ils disent une chose puis son contraire, ils s’en remettent à des comités dont les créations incessantes sont les derniers mirages de leur pouvoir. La panique est telle que ces gens-là ne voient plus le monde réel. Ils sont dans un ailleurs, un lieu par eux inventé où ils se voient encore capitaine d’un navire dont ils ont pourtant déserté la passerelle de commandement. Un lieu inventé où la vie humaine est une abstraction statistique.

La peur les amène à inciter les Français à se rendre au théâtre puis à leur dire de ne plus sortir de chez eux sauf pour aller voter. La peur les conduit à mettre en doute la réalité des centaines de milliers de tests effectués en Allemagne.  Après tout, si en France nous ne pouvons pas le faire, comment l’Allemagne le pourrait s’interroge tout haut le premier ministre lors de son audition à l’Assemble nationale.

Des médecins, des chercheurs, des anciens ministres, des hommes politiques, des intellectuels implorent le ministre de la santé de laisser les médecins libres de prescrire la chloroquine à leurs patients. Ils implorent dans le vide.

Olivier Véran, notre ministre de la santé, a sombré dans la panique.

Aux voix de la raison, il oppose son mécontentement. Il ose dire qu’il fait tout et qu’il ne peut pas aller plus vite. Pourtant, l’usage de la chloroquine est autorisé en Belgique, aux Etats-Unis, en Suisse, aux Pays-Bas, en Algérie, au Maroc, en Tunisie, au Brésil, en Corée du Sud, en Inde, en Iran…. Ces pays n’existent pas dans l’univers mental du ministre. Heureusement, car s’ils existaient comment pourrait-il affirmer que l’on ne peut pas aller plus vite alors que tous ces pays sont allés bien plus vite que la France ?

Le ministre déclare s’en remettre aux sociétés savantes, aux savants qui disent que la chloroquine n’est pas encore un remède avéré contre le Covid-19. Le ministre abandonne son libre arbitre à des experts. Il ne décide plus par lui-même. Le ministre les écoute sans même remarquer les conflits d’intérêts de ceux qui lui parlent. Il les écoute car dans son univers mental,  il n’y a que ces savants. Le professeur Raoult, le professeur Perronne, les anciens ministres de la santé, l’ancien directeur scientifique de l’Institut national du cancer, Fabien Calvo, l’ancien président de la Haute Autorité de santé, Jean-Luc Harousseau, et l’ancien directeur général de l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé, Dominique Maraninchi, et tous les scientifiques étrangers qui démontrent les effets positifs de la chloroquine sont invisibles et inaudibles pour M. Véran. Le ministre justifie sa position absurde en invoquant le respect fanatique de protocoles dont les règles, élaborées par les grands laboratoires pharmaceutiques, ne sont pas adaptées dans la crise que nous traversons. Le ministre a décroché de la réalité. Il autorise de prescrire aux personnes âgées, atteintes du Covid-19 et en soins palliatifs, le Rivotril fortement déconseillé en cas de détresse respiratoire…. Absurdité…. Notre ministre de la santé, comme la France, ne va pas bien.

Une question terriblement angoissante hante les Français : quelle maladie,  sournoise et perverse, a contaminé le Gouvernement de la France  pour le décrocher de la réalité du pays et du monde, pour l‘emprisonner dans un univers mental où la vie n’est qu'une variable statistique ?

La question est terrible car nous assistons impuissants à notre mise à mort par des gens incapables de prendre les bonnes décisions, incapables de laisser les médecins faire leur travail sans entraves, incapables de nous protéger.

Le Gouvernement dirige la France par ordonnances et ces dernières prescrivent un poison qui tue le pays : ce poison est un mélange fatal de médiocrité, de cécité et de surdité. Pourquoi administrer un tel poison aux Français ? La presse doit enquêter mais déjà nous pouvons entrevoir quelques réponses. En écoutant les paroles, presque surréalistes des membres du Gouvernement, nous pressentons que ces gens ne sont plus capables de penser par eux-mêmes. Ils sont prisonniers de règles, de protocoles, de personnalités qui dès lors qu’elles sont labellisées « personnes savantes » ne peuvent plus être contestées dans leurs affirmations. C’est peut-être une conséquence du mode de sélection de nos élites qui se sont transformées en bêtes à concours, apprenant par cœur des centaines de fiches sans en comprendre le contenu et sans comprendre que les connaissances ne sont pas là pour être récitées mais pour permettre à une pensée de décrypter le réel et de s’en saisir. Une autre réponse se profile et elle est désolante, effrayante même. Nous apprenons que l’influence des lobbys pourrait être une maladie qui gangrène le sommet de l’Etat : le GRECO (Groupe d’Etat Contre la Corruption), organe dépendant du Conseil de l’Europe, dénonce, dans un rapport du 9 janvier 2020, l’influence des lobbys sur la présidence de la République… Toutes les personnes décédées en raison d’un manque de masques, d’une absence de tests et de l’interdiction de prescrire la chloroquine vaudraient donc moins que les milliards défendus par certains lobbys…

Régis DESMARAIS

 

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