Comment les futures victimes de Macron et de ses godillots peuvent-elles se défendre?

Parti unique, propagande médiatique hors normes, réformes douloureuses pour les plus fragiles, libéralisme triomphant , centre des décisions déplacé à Bruxelles voire à Berlin ... voilà ce qui nous attend. Mais qui sont les principales victimes du système Macron ? Et comment se défendre ? Il est encore temps en donnant un maximum d'élus FI, d'opposition écologique et sociale à l'Assemblée !

Les godillots de Van Gogh Les godillots de Van Gogh

Le résultat du premier tour des élections législatives vient de le confirmer : seuls 15 % des électeurs ont approuvé le programme du nouveau président. Mais grâce à un système électoral, anti-démocratique s'il en est, ce sont pourtant plus de 75 % de députés godillots qui s'apprêtent à le soutenir, avec l'appoint déjà annoncé de la droite et des anciens "socialistes" laminés.

Parti unique, propagande médiatique hors normes, réformes douloureuses pour les plus fragiles, libéralisme triomphant , centre des décisions déplacé à Bruxelles voire à Berlin ... voilà ce qui nous attend.  

 Mais qui sont les principales victimes du système Macron ?

- en tout premier lieu la démocratie. L'énorme distorsion entre les scores des différentes offres politiques et la répartition des sièges à l'Assemblée est un problème extrêmement grave dont ni le PS ni la droite ne se sont préoccupés ... puisque ce système électoral, totalement baroque, leur était favorable. Ainsi l'immense majorité des Français ne sera pas représentée, ce qui pose la question de la légitimité même de l'Assemblée. Et ce qui conduit à une abstention massive des électeurs, ceux qui savent d'avance que leur voix est inutile. Pourquoi donc un électeur FI de Neuilly se déplacerait-il ? Et quel sentiment de mépris, anime ensuite tous ceux qui se sentent ainsi rejetés par le système ?

- principales victimes, et souvent les mêmes que précédemment, les salariés, ouvriers et employés qui auront à subir nouvelle loi "travail" : un siècle de luttes sociales va être abrogé. C'est d'une violence et d'une régression totalement inouïs. Doublés d'un véritable coup d'état puisqu'il s'agit de faire adopter la loi scélérate par ordonnances, c'est à dire sans débats ni amendements. 

- autres victimes ciblées : les retraités au-dessus de 1 200 € de pension (quel luxe !) qui vont devoir contribuer, via l'augmentation de la CSG, pour 21 milliards d'euros soit 1 % du PIB ! 

- sont aussi visés les militants, syndicalistes, écologistes, les journalistes et leurs sources ... avec la transposition de l’état d’urgence dans le droit commun. Toutes les protections qui garantissent les libertés individuelles vont être remises en cause. Par exemple, les perquisitions à domicile et les mises en résidence surveillée pourront être ordonnées par le ministre de l’Intérieur et les préfets sans aucune autorisation préalable d’un juge ! De même pour la surveillance des conversations privées téléphoniques. 

Arrêtons là cette liste sinistre et voyons plutôt comment ces futures victimes peuvent se défendre.

La réponse ce sont les media, transformés pour l'occasion en simple organe de propagande, qui nous la donnent. Leur haine pour Jean Luc Mélenchon, qui restera un cas d'école, et leur pilonnage de la France Insoumise nous le dit clairement : c'est là que se trouve la seule opposition crédible aux malheurs qui nous guettent ! 

Bien sur cela ne suffira pas et nous aurons sans doute bien des occasions de marcher pour combattre la néfaste politique d'En Marche !

Et puis, maintenant que le nouveau pouvoir est assuré d'une majorité écrasante -et de financements plus que confortables- les media vont peut-être prendre conscience des conséquences désastreuses de leur allégeance et de leur propagande. Peut-être accepteront-ils que soient enfin débattus les programmes. Et peut-être même cesseront-ils enfin leur charge contre la France Insoumise. On peut rêver !

Une petite parenthèse ici pour rappeler comment fonctionne le financement des partis politiques. Chaque voix obtenue au premier tour des législatives rapporte 1,42 € chaque année auxquels s'ajoute pour chaque député élu 37 280 € par an. Une manne financière donc pour le parti du Président. Mais aussi une des raisons de la multiplication des candidats et ... des difficultés rencontrées pour des candidatures d'union !

Mais ne l'oublions pas, les députés godillots qu'ils soient 1, 100 ou 400 cela ne change rien puisqu'ils voteront comme un seul homme et qu'ils ne seront pas là pour représenter les citoyens mais pour "permettre au Président de mener sa politique" comme les media nous l'on rabâché à longueur de page et d'antenne !

En revanche, face à ce bloc, il y aura besoin d'un nombre important d'hommes et de femmes pour représenter vraiment tous les citoyens, en particulier les victimes déjà désignées du système Macron. N'oublions pas qu'au vu du résultat du premier tour, et à la proportionnelle, ce sont 84 députés France Insoumise qui auraient du être élus. 

Pour le second tour le choix est donc très clair : "voter pour toutes celles et ceux qui s'opposent à la loi Travail, à l'état d'urgence et au projet autoritaire et productiviste d'Emmanuel Macron"

Et bien sur : "pas une voix pour le Front National"

Rappelons ici que Benoit Hamon, candidat PS à la présidentielle, appelle également à voter pour la candidate France Insoumise afin de battre Valls à Evry. 

La France Insoumise appelle donc à voter pour ses 74 candidats qui se sont qualifiés, mais également pour les 14 candidats communistes (dont 4 déjà soutenus au premier tour), ainsi que pour les 4 "frondeurs socialistes" qui avaient voté contre la loi El Khomri.


 Claire Vérilhac

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