Pour le CRIF tout est prétexte à semer la haine

Ils ne reculent décidément devant rien : même un hommage à une morte leur sert à attiser les haines, la violence et à alimenter de fait l'antisémitisme. Ont-ils été trop loin cette fois en refusant à certains Français ce moment de compassion et d'unité nationale au nom de leur soutien à la politique israélienne ?

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"Le CRIF fait de la politique, moi j'ouvre mon coeur" . 

C'est par ces mots que Daniel Knoll, fils de l’octogénaire juive rescapée de la rafle du Vel d'Hiv tuée vendredi à Paris, expliquait que la marche blanche en hommage à sa mère était ouverte à "tout le monde, sans exception" .

Ajoutant que chaque mère a le droit de vivre en paix quelle que soit sa religion : "Que ce soit une mère juive, une mère noire, une mère protestante, une mère musulmane, ce sont toutes nos mères. Elles ont droit de vivre normalement, avec amour, et on n’a pas à les tuer".

Une déclaration qui faisait écho aux propos du CRIF qui, la veille, avait honteusement renvoyé dos à dos le Front National et la France Insoumise et expliqué, par la voix de son président, qu'ils n'étaient pas les bienvenus à cette manifestation de solidarité nationale.

Ce qui rend la France Insoumise infréquentable pour le CRIF, c'est sa position à l'égard d'Israël. Et en effet, Jean Luc Mélenchon critique la politique de colonisation israélienne.

Mais pour une fois de nombreux politiciens, d'habitude si prompts à soutenir le CRIF, se sont désolidarisés de cette position de rejet. Faut-il y voir un message d'espoir ? 

Le message du CRIF lui, a bien été entendu par la LDJ, la Ligue de Défense Juive, un groupe interdit en Israël et aux Etats Unis mais autorisé en France ! A peine arrivés Jean Luc Mélenchon et les Insoumis ont été pris à partie par ses nervis et ont du quitter le cortège. 

"Nous avons fait notre devoir, mais les circonstances ne permettaient pas qu'on reste plus longtemps au milieu des familles et de tous ces Français qui sont là pour manifester de la compassion", a regretté le leader LFI.

Il a tenu à minimiser la portée de ces incidents. "Le sujet de la manifestation, ce n'est pas moi, c'est cette femme assassinée par des violents et des barbares et la nécessite de montrer que toute la communauté nationale serre les rangs", a-t-il déclaré en partant. 

Le meilleur hommage que nous puissions rendre à Mireille Knoll c'est de continuer à combattre sans relâche le racisme, l'antisémitisme, les communautarismes et tous ceux qui prônent le rejet de l'autre à l'image du CRIF. 

Claire Vérilhac

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