La conjuration des imbéciles

Juste avant de partir en vacances, un rapide passage dans ma bibliothèque, me fait ressortir un vieux livre : « La conjuration des imbéciles » de John Kennedy Tool. Ce roman picaresque excessivement drôle, était arrivé sur les étals des libraires, sans faire grand bruit en 1982 (déjà ? c'est fou ce que le temps passe). J'en avais fait l'acquisition par hasard, en flânant dans une grande surface. Comme d'habitude dans ces cas là, attiré par le titre, je l'avais pris en main, manipulé, feuilleté, lu quelques pages au hasard, avant de revenir à la première..Je me souviens être resté pantois, en sentant venir le fou rire, dans une sorte d'incrédulité du début à la fin du livre...

Juste avant de partir en vacances, un rapide passage dans ma bibliothèque, me fait ressortir un vieux livre : « La conjuration des imbéciles » de John Kennedy Tool. Ce roman picaresque excessivement drôle, était arrivé sur les étals des libraires, sans faire grand bruit en 1982 (déjà ? c'est fou ce que le temps passe). J'en avais fait l'acquisition par hasard, en flânant dans une grande surface. Comme d'habitude dans ces cas là, attiré par le titre, je l'avais pris en main, manipulé, feuilleté, lu quelques pages au hasard, avant de revenir à la première..Je me souviens être resté pantois, en sentant venir le fou rire, dans une sorte d'incrédulité du début à la fin du livre...

 

 

 

Le personnage principal est Ignatius Reilly, la trentaine, physiquement, assez proche d'Oliver Hardy, genre Don Quichotte adipeux, inadapté, odieux et égocentré, paranoïaque, philosophe, citant à loisir Platon, Diogène, Boèce et Saint-Thomas d'Aquin, bavard et raisonneur, affichant son mépris contre tous et contre tout, goinfre et hypocondriaque, sans cesse tourmenté par son anneau pylorique qui se ferme à la moindre contrariété. Il passe son temps devant la télé, à se goinfrer de hamburgers et à conspuer le monde entier. Il vit avec sa mère, aussi peu conventionnelle que lui, dans un taudis de Constantinople Street, à la Nouvelle-Orléans. Celle-ci pense qu'il devrait travailler, ce qu'il finit par faire, en passant d'un emploi à l'autre...mais c'est à chaque fois un désastre.

Ignatius écrit en cachette un hilarant journal autobiographique intitulé « Le journal d'un travailleur » dans lequel il se présente comme un martyr de la décadence d'une humanité « privée de géométrie et de théologie »...

 

 

Bon...il ne faut pas en dévoiler davantage..

Disons qu'il croise différents personnages :

  • l'agent Mancuso, le policier le plus incompétant de toute la Louisiane

  • Jones un afro-américain,exploité par sa patronne, comique, plein d'esprit,

  • Darlène, la strip-teaseuse qui fait d'un cacaotés un usage inattendu

  • et surtout sa petite amie, Myrna Minkoff, originaire du Bronx, étudiante contestataire, persuadée qu'il a besoin de sexe, et qui lui envoie des lettres à saveur psychanalytique.

 

« A propos de ce livre, nous dit-on, sur la quatrième de couverture, on parlera de Swift, de Rabelais, de Cervantès, de Dickens, pas moins...Impossible à raconter... Écrit dans une langue aussi originale que les personnages mis en scène, ce roman est vraiment comme l'a dit le romancier Walker Percy, « une tumultueuse et gargantuesque tragi-comédie humaine...une farce grouillante et grandiose digne de Falstaff »...

 

Je confirme.

Je vais emporter ce roman avec moi et, si je ne rate pas le magicobus, je le relirais sur la plage avant de le prêter aux amis. La conjuration des imbéciles, quoi de plus actuel, dans cette ambiance nauséabonde de conspirationnisme...

 

 

 

 

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.