Même sans levée, les cultures dérobées pourront être comptabilisées en S.I.E (1)

Le Sinistre de l’Agriculture de micron 1er, le mal nommé Denormandie (en fait, de Cahors des Ponts, des Eaux et des Forêts) invente la notion de récolte virtuelle primable.

Le Sinistre de l’Agriculture de micron 1er, le mal nommé Denormandie (en fait, de Cahors des Ponts, des Eaux et des Forêts) invente la notion de récolte virtuelle primable.

Même sans levée, les cultures dérobées pourront être comptabilisées en S.I.E(1)


Face aux conséquences de la sécheresse, le ministre de l’agriculture a annoncé le 17 septembre une nouvelle mesure d’urgence : les agriculteurs pourront faire reconnaître leurs cultures dérobées comme S.I.E même si elles connaissent des problèmes de levée.

« Compte tenu de cette aggravation de la sécheresse, Julien Denormandie, ministre de l'agriculture et de l'alimentation, autorise la possibilité pour les cultures dérobées d’être comptabilisées en tant surface d'intérêt écologique (S.I.E), y compris lorsque ces cultures connaissent des problèmes de levée », indique un communiqué du ministère de l’agriculture diffusé le 17 septembre.

Avec les trois années consécutives d’épisodes de sécheresses longues, les déficits de précipitations du début d’année, les faibles précipitations de la première moitié du mois de septembre, les cultures dérobées ont connu à plusieurs endroits des problèmes de levée. Or, pour être considérées comme des surfaces d’intérêt écologique (et permettre à l'exploitant de toucher le paiement vert) leur présence doit être constatée au moins huit semaines à compter d’une certaine date (une date limite qui avait aussi été décalée, dans le cadre de la sécheresse).

D’après le site Terre-net, ce sont les préfets de département qui détermineront un zonage en fonction des conditions climatiques locales. « Les exploitants concernés devront signaler à leur DDTM(2) le problème de levée des cultures dérobées semées et demander à bénéficier d'une dérogation pour cas de force majeure. Cette dérogation permet de maintenir le caractère « SIE » de la culture, y compris en cas de contrôle sur place où la présence d'un semis pourra toutefois être vérifiée », précise le ministère.


On avait la prime à la production, on a eu la prime à la surproduction, la prime sécheresse (douloureuse sous forme d’impôt) puis la prime à la jachère, on a la prime aux culture pièges à nitrates, la prime aux jachères fleuries gage de pollinisation des abeilles), voilà qu’on a la prime aux semailles, jamais récoltées ! A quand la prime aux cultures virtuelles ?


Le décodeur du web



(1) S.I.E : depuis 2013, sont considérées en SIE primées à 80 €/Ha, elles se rajoutent aux M.A.E. (Mesures Agro-Environnementales) :

  • les terres en jachère ;
  • les terrasses ;
  • les bandes tampons sans fertilisation ni pesticides, y compris les bandes tampons couvertes par les prairies permanentes pâturées ou coupées ;
  • les hectares éligibles à l'agroforesterie ;
  • des bandes de terre admissibles le long des bords des forêts ;
  • les zones avec des taillis à courte rotation ;
  • les zones boisées ;
  • les cultures dérobées ou soumis à la couverture verte (coefficient de pondération) ;
  • les zones avec des plantes fixatrices d'azote.

(2) DDTM : Direction Départementale des Territoires et de la Mer

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