Goldofaf Vs La Horde. Témoignage devant le Tribunal Judiciaire de Toulouse

L’(ex ?) chanteur « Goldofaf » (sic !) traîne en justice le site antifa La Horde. Version écrite de mon témoignage, plus développée et précise que la version orale. L’article incriminé rapportait que deux (anciens ?) militants du Renouveau Français avaient porté le cercueil de Jean Zay, à Orléans, lors du transfert de ses cendres au Panthéon en 2015. Le RF s’est mis en sommeil en juin 2017.

Après ma présentation « administrative » du début de l’audience je voudrais ajouter :

J’ai commencé à publier sur l’extrême droite en 1984 et j’ai depuis écrit des ouvrages notamment au Monde éditions (liées au quotidien le Monde)[i] aux Presses universitaires de Lyon[ii], collaboré à d’autres, notamment plusieurs ouvrages collectifs consacrés à l’extrême droite européenne, publié des articles dans des dizaines de titres (dont le Monde, l’Encyclopædia Universalis…), en France comme à l’étranger. Toujours sous la signature « René Monzat ».

J’ai contribué à des structures luttant contre l’extrême droite (mais pas à La Horde, ni aux structures qui ont précédé ce site dont j’apprécie, comme le font les « académiques » le sérieux des travaux).

Qualité que reconnaissent les revues de la droite extrême :  l’Incorrect (proche de Marion Maréchal) écrit ainsi dans son dossier « tout le monde déteste les antifas » de Juillet/Août 2020 « Parfois, on a même l’impression que les anti-fascistes sont mieux renseignés sur les groupes d’ultra droite qu’ils surveillent que les membres de ces groupes eux-mêmes ».

Je tiens à souligner que les propos, chansons et écrits de « l’ultra droite » me déplaisent radicalement. Ils entrent néanmoins dans le champ de la liberté d’expression. Et ni moi-même, ni les structures auxquelles j’ai participé et qui combattent politiquement l’extrême droite, n’ont attaqué leurs propos en justice ni appelé à la censure ou à l’interdiction de ces groupes du fait de leurs opinions.

 

Le Renouveau Français dans le paysage de l’extrême droite française :

Le Renouveau Français est héritier de la Garde Franque, la revue L’Héritage, créée en 2004, ayant servi de porte-voix à la Garde Franque, puis dès le n° 3, au Renouveau Français. Ils regroupaient à l’origine des jeunes militants membres ou proches de l’œuvre Française qui étaient actifs au sein ou en marge du Front National de la Jeunesse. En dire plus reviendrait à évoquer toute l’histoire de l’extrême droite, car Pierre Sidos, animateur et référence de ce courant commença à militer aux Jeunesses francistes de Marcel Bucard sous l’occupation en 1944[iii], et cessa en mourant, le 4 septembre 2020, il y a moins de trois mois.

J’en viens aux éléments qui éclairent la question de la qualification de ce courant politique dans l’article attaqué.

 

D’abord l’idée que la chanson constitue un moyen d’expression politique.

Les groupes musicaux d’extrême droite sont nombreux, illustrant différents styles musicaux. Mais ce sont les textes qui portent, qui expriment les diverses sensibilités, revendiquent, expressément ou implicitement les influences. On y trouve des néo nazis nostalgiques, du paganisme néo droitier, du régionalisme ethnique, des courants identitaires, voire un catholicisme contre révolutionnaire. On parle du RAC (Rock Against Communism francisé en Rock Anti Conformiste)[iv], ou du RIF (Rock Identitaire Français)[v]

Citons le Chœur Montjoie Saint Denis, Docteur Merlin, Ile de France, FTP (Francs-Tireurs Partisans), les Brigandes, Goldofaf, ce sont des dizaines de groupes, parfois éphémères qui ont surgi depuis quelques décennies.

Le Renouveau Français (ou Garde Franque) partage au plus haut point cette conception de la musique comme une arme politique : dès le premier numéro de l’Héritage[vi], en 2004, la rubrique « Musique Rebelle » publie des échos des groupes sont souvent accompagnés d’une appréciation proprement politique de leurs paroles : Traboule Gones « nous partageons visiblement les mêmes aspirations », Fraction (ex Fraction Hexagone) « nous ne partageons pas la tendance « européiste » de certains morceaux », Europa Nostra « qui diffuse un message radical », morceaux à écouter sur le site « Garde Franque », Lemovice, Arianrhod[vii], Insurrection et 9ème Panzer Symphonie[viii].

La page d’entretien avec le groupe Insurrection illustre bien cette préoccupation. L’entretien est structuré par les questions de la revue, qui s’intéresse manifestement beaucoup plus à l’aspect politique du groupe qu’à sa dimension musicale :

« Comment vous définissez vous politiquement ? »,

« Comment passe votre message catholique et contre-révolutionnaire auprès du public habituel des RAC ? »,

« En quoi selon vous jouer du RIF est-il un acte militant ? »,

« Selon vous, quel est l’ennemi n°1 de la France ? »

 Quand le Renouveau Français crée le label Patriote Productions, l’Héritage en fait la promotion. Ce label diffuse une douzaine de groupes dont Basic Celtos, Chevrotine (album « Aux armes »), Europa Nostra, Ile de France, Insurrection, La Joyeuse Garde, Regnum Aeterna, Terre de France, Traboule Gones et Vae Victis.

L’entretien avec le groupe Europa Nostra permet d’apprendre que ses membres se sont rencontrés « en militant » et que « nous savons que la musique n’est qu’une part du combat politique et quelle ne suffira pas pour faire triompher nos idées. Nous travaillons avec diverses organisations dont le Renouveau Français. »

 Un courant politique obsédé par la question ethnique et raciale

Le Renouveau Français chrétien pétainiste, obsédé par la question de race semble pétri de contradictions : il dit en substance « on n’est pas nazis car on est chrétiens », mais il écarte « l’hostilité de certains milieu chrétiens à la prise en compte, sérieusement de cette notion de race ; hostilité somme toute assez récente »[ix] hostilité donc très suspecte : on comprend que les chrétiens peuvent être racistes (alors que c’est le plus évident point d’incompatibilité de principe entre christianisme et nazisme).

La revue explique vouloir « un nouveau peuple français renouant avec ses racines ethniques, culturelles, religieuse, ayant -humblement- un complexe de supériorité » « ce qui compte le plus ce n’est pas la terre que [nos ancêtres] nous ont laissée, mais la personnalité qu’ils nous ont léguée, avec le sang qui coule dans nos veines et les traditions qui nous viennent d’eux » [x].

Le Renouveau Français se réclame de Charles Maurras en soulignant l’aspect ethnique de son nationalisme : dans l'article « Qu’est-ce que la nation ? » Sigdebert (Thibaut de Chassey) écrit « Contrairement à une idée relativement répandue (dont sont responsables de prétendus héritiers de Maurras, peu respectueux de sa pensée), il [Maurras] ne réduit pas l’appartenance à la nation à une adhésion à un système de valeurs ou à une culture et ne néglige pas l’élément ethnique »[xi]

Il faut enfin noter que le Renouveau Français s’identifie aux extrêmes droites des années 1930, comme en témoigne la commémoration du 6 févier 1934, organisée devant l’Assemblée Nationale le 6 février 2008 « à l’initiative du Renouveau Français » : « en 2008 les nationalistes n’ont toujours pas perdu la mémoire et savent rendre hommage à leurs martyrs, puisant dans leur glorieux exemple la détermination que demandent les nombreux combats qui nous attendent ».[xii]Jean Zay, lui participa le 11 février, à Orléans à une manifestation de rue organisée par la CGT, aux côtés de militants communistes, ce qui renforça sa conviction de pousser le Parti Radical a créer avec les communistes et les socialistes une « union de la gauche »[xiii]

Les textes des chansons sont bien plus « parlants » que les articles

Ce sont les chansons et les clips de Goldofaf (mix de Goldorak[xiv] et de Gueule de faf) qui dessinent le mieux le portrait public idéologique, politique, culturel et émotionnel de Monsieur Yves Alphé.

Intervenant lors d’un colloque « Musique, Espace et Militantisme » le chercheur Laurent Beauguitte remarque : « Le lien entre musique et militantisme est exemplaire dans la carrière de Goldofaf comme le montre notamment ses clips. Ainsi, le clip Vivre pour l’honneur de la patrie met en scène les différentes modalités d’un activisme en actes : collage d’autocollants, arrachage d’affiches de courants politiques opposés, manifestation et préparation à des actions plus musclées (prise de la bombe lacrymogène avant de sortir de chez lui). En ce qui concerne les lieux choisis, tous sont situés dans Paris intra-muros, alternant rive gauche et rive droite quand un grand nombre de clips de rap sont ancrés dans un quartier précis. Les lieux sont tous porteurs d’une forte charge symbolique et renvoient l’image d’une ville blanche, catholique (Sacré Cœur, Parvis de Notre-Dame) [L’auteur n’a pas remarqué les scènes en face de l’église Saint Nicolas du Chardonnet occupée par des catholiques intégristes] et monarchiste (statue de Charlemagne). L’ensemble de ses clips mériterait une analyse plus poussée tant les lieux et les symboles sont mobilisés pour produire un univers politique cohérent.  Ce militantisme se marque aussi par la participation d’artistes aux rencontres de la droite radicale, [comme le] Congrès européen organisé par le GUD en 2015 (Goldofaf) »[xv]

Un autoportrait en faf dans la génération faf.

« Faf » est un diminutif de « fasciste »[xvi]. Ce diminutif ne désigne pas les fascistes historiques de l’Italie de Mussolini, ce n’est pas un terme académique. Mais Goldofaf ne se décrit pas à l’aide du vocabulaire académique. Il revendique haut et fort le terme « faf » pour lui et ses amis, intitulant son premier album Génération faf. « Génération faf » un des morceaux, constitue un autoportrait explicite : « Bonjour j'me présente, Goldofaf, mon pseudonyme, J'te raconte ce que je pense : Un mode de vie, un nouveau style ».

Ici, celui qui s’exprime n’est pas seulement Goldofaf, il est aussi celui qui a choisi/créé ce pseudonyme, le « je » qui « pense » et présente son « mode de vie » et « nouveau style » est autant Yves Alphé que Goldofaf.

Le refrain est le suivant : « Fafs, nationaux réunis
Nous sommes fafs ! Tous unis pour la vie
Fiers d'être fafs « Travail, Famille, Patrie »
Génération faf, la horde des insoumis »

Suit la description du quotidien de ces « fafs », qui s’imbibent le week-end puis partent, dans « les rues [qui] appartiennent à ceux qui y descendent » en ratonnades contre les « crouilles » et agressions contre les « gauches » : « Notre mode de vie J'sais pas si vous l'avez compris Honneur, fidélité Ensemble avec le même esprit Soirées festives le week-end Des virées en soir de semaine Chasser les crouilles et les gauches Pendant l'heure de leur débauche Et certains soirs ça pète ! Insulte bagarre et compagnie Les fafs ne baissent pas la tête Ces blaireaux n'ont rien compris. […] Les droits de l’homme Nous, on en a rien à cirer ».

Goldofaf attire l’attention de l’auditeur sur deux mots particuliers : « J'sais pas si vous l'avez compris Honneur, fidélité ». Or les deux termes « honneur » aussi bien que celui de « fidélité » sont compris de toutes et tous. Ce qui fait sa polysémie c’est que la devise Mon honneur s’appelle fidélité « Meine Ehre heißt Treue » fut la devise des SS. Tandis que celle qui figure sur le drapeau de la Légion étrangère est « Honneur et Fidélité ». Dans les milieux RAC et RIF les deux mots accolés renvoient le plus souvent aux unités SS. Ainsi dans l’album de Fasc auquel participe Goldofaf (pour le morceau Atlantide), les paroles de Ton devoir c’est militer indiquent « Fier tu avances car ton devoir c’est militer Sans jamais t’arrêter Car ton honneur s’appelle fidélité Bras tendu haut dans le ciel ». En reprenant dans son intégralité la devise des SS, et avec l’allusion au salut nazi, les amis de Goldofaf euphémisent moins que lui !

Un « faf » fasciné par des dirigeants nazis

En revanche un autre morceau chanté par Goldofaf ne laisse aucune place à la polysémie ni à l’ambiguïté :

Le morceau Hommage à Rex est écrit comme un tract, c’est un hommage au premier degré à Léon Degrelle, nazi belge (et catholique), SS-Standartenführer, resté fidèle au nazisme jusqu’à son dernier jour. Degrelle écrivit ainsi une brochure apologétique « Les Premières Années du Troisième Reich » en 1992, deux ans avant sa mort[xvii].

Cette longue incantation est ponctuée par « Léon Degrelle ! », crié dix-huit fois en 4mn38. Le morceau est entrecoupé d’enregistrements de discours de Degrelle.

Le refrain témoigne d’une admiration sans bornes : « Léon Degrelle! Image d’un conquérant héros de guerre. Un exemple de combattant pour nos patries si chères. Léon Degrelle! L’amour de votre peuple, national et social. Vous parliez avec le cœur, des propos admirables.Léon Degrelle! Tellement passionnés par vos actions... Nous vous devons du respect. Un hommage nous vous rendons.Léon Degrelle! Merci pour votre esprit de détermination. On va reconquérir la force de la nation. »

Les éléments clés du combat du chef Rexiste sont partagés par le chanteur : « Vous détestiez le communisme. Votre race pas question d’la trahir. Et le système capitalisme, Système libéral à bannir. "La société de consommation pourrit l’humanité au lieu de l’agrandir." »

 C’est bien le nazi que décrivent les paroles : « Le personnage rameute les foules, L’assemblée ne peut que l’applaudir. Degrelle sur scène se défoule. Les bras se mettent à se brandir. », c’est bien aussi celui qui va s’engager et recruter pour la SS alors que l’Allemagne a envahi la Belgique : « Et puis cette triste guerre éclate, entre l’Allemagne et la France. La Belgique n’a plus de place, elle s’écrase sous l’influence. Pendant que les Nazis se sont emparés de votre tendre et beau pays. Vous continuez à lutter, pour que l’Europe ne soit pas détruite. Engagé à la Légion Wallonie [dont le nom exact est 28. SS-Freiwilligen-Panzergrenadier-Division « Wallonien », il s’agit des milliers de combattants belges francophones issus du mouvement rexiste que Degrelle fit s’engager dans les armées nazies]. Un guerrier plein d’mérites. Corps à corps présents dans les conflits. Vous êtes un fanatique. Vos discours remplis d’enthousiasme, attirent les jeunes qui vous suivent. Vous êtes un chef plein d’audace, pour beaucoup le modèle à suivre. »

Puis c’est la voix de Leon Degrelle qui affirme : "Je n’ai qu’un sentiment, c’est un immense regret, regret que nous n’ayons pas réussi. Et quand nous voyons ce qu’il y a en face. Ce que trente ans de victoire des autres ont donné, [··]. Et bien vraiment entre les deux nous avions choisi le bon côté." « En face », « les autres » c’est les alliés, « nous », « le bon côté » c’est les nazis.

Pour conclure sur les mots : « fafs » ou « nazillons » ne sont pas des erreurs de caractérisation

A l’aune de ces textes le qualificatif de « nazillon » (plutôt que « nazi » ou « national-socialiste ») signale que Goldofaf est un admirateur de cadres nazis (surtout du nazi-catholique Degrelle), mais il n’a pas commis les crimes contre l’humanité des vrais nazis. Lui et ses amis ne sont pas non plus de vrais fascistes de Mussolini, mais ils revendiquent le terme « fafs ». Dans une publication militante l’emploi des termes « fafs » ou « nazillons » à propos de membres de ce groupe ne me semble pas, en l’occurrence, refléter une erreur de caractérisation. Elle participe d’un niveau de langage compris par une large fraction de la jeunesse francophone. Enfin le qualificatif « en culottes courtes » est une allusion, assurément malicieuse, au fait que le Renouveau Français jouait le rôle de mouvement de jeunesse de l’œuvre Française.

 

[i] Enquêtes sur la Droite Extrême, Le Monde Editions, Paris 1992 (339 p)

[ii] Les Droites nationales et radicales en France, avec Jean-Yves Camus, Presses Universitaires de Lyon 1992 (526 p)

[iii] L’Héritage n°1, Entretien avec Pierre Sidos (pp 10 à 12). Celui-ci remarque que le mouvement de la jeunesse franciste présentait « un caractère très national et catholique », « Il y a incontestablement une filiation avec l’œuvre Française ».

[iv] Note sommaire de Wikipédia https://fr.wikipedia.org/wiki/Rock_anticommuniste

[v] Note très sommaire de Wikipédia https://fr.wikipedia.org/wiki/Rock_identitaire_fran%C3%A7ais#cite_note-18 . Le travail approfondi a été effectué par les groupes antifascistes en particulier les antifascistes libertaires : https://lahorde.samizdat.net/2013/10/16/le-rif-rock-identitaire-francais/ .

Voir un article académique de Lilian Mathieu dans Art et Contestation, Presses Universitaires de Rennes. 2006 https://books.openedition.org/pur/12464?lang=fr

Autoprésentation par Fraction https://fraction-officiel.com/rock-identitaire-fraction-metal-hargneux/

[vi] L’Héritage n° 1, automne 2004, (pp 31 et 32)

[vii] Arianrhod est le nom d’une déesse de la mythologie celtique. Le groupe musical écrit son nom « Arianrhᛟd » La rune d’Odal « ᛟ » qui tient lieu de « o » est utilisé comme symbole par divers groupes néonazis. Arianrhᛟd éditera par la suite des morceaux évocateurs d’une autre mythologie « Au nom de la Race » ou « Reich'n'roll (Panzerhod) ».

[viii]  Une de leurs chansons, « Krovvi » explique : « Quatre gaillards marchent d'un pas inquiétant, [··] Ils cherchent un but à leur existence, Ils se transcendent dans l'ultra violence [··] La 9ème symphonie de Beethoven excite et déchire leurs tympans, A la façon d'une Panzer division qui brûle, détruit tout en chargeant, Vivre vite car ils doivent oublier qu'ici il n'y a jamais rien eu pour eux, le moloko, les femmes torturées, la nuit est un vaste terrain de jeux ». Il y a eu dans les armées nazies deux 9ème panzer division. L’une de la Wehrmacht a combattu en France en 1940 et en 1944 https://fr.wikipedia.org/wiki/9e_Panzerdivision, l’autre de la SS « 9. SS-Panzer-Division « Hohenstaufen » https://fr.wikipedia.org/wiki/9e_division_SS_Hohenstaufen, elle s’illustra comme sa quasi homonyme dans les combats de Normandie de juin 1944 contre le débarquement allié.

« Krovvi » et « moloko » viennent de la langue inventée par Anthony Burgess dans Orange Mécanique. « Krovvi » est le sang, « moloko » le lait. Le contexte en une phrase : « Tout au long de l'œuvre, nous suivrons les méfaits du personnage principal, Alex, un délinquant de quinze ans qui, avec ses quatre droogies (ses amis), se balade la nuit à la recherche de gens à cogner, de choses à voler et de femmes à violer. » citation de https://ledroog.skyrock.com/1214608516-Lexique-du-Nadsat.html

[ix] Qu’est-ce que notre race ? dans l’Héritage n°9, Aout 2013, p13

[x] La Fin d’un monde, L’Héritage n°4, 2006, p 11

[xi] L’Héritage N°2 Eté 2005, p 10

[xii] L’Héritage n° 7 (non daté, 2008) p 31, une vidéo de la commémoration de 2010 par le Renouveau Français : https://www.dailymotion.com/video/xc7gts

[xiii] François Marlin, Le réflexe antifasciste. Les comités de lutte contre le fascisme et la guerre dans le Loiret (1934-1936), Vingtième Siècle, revue d’histoire, n°58, 1998 pp 55-69 (p57) : https://www.persee.fr/doc/xxs_0294-1759_1998_num_58_1_3744

[xiv] Série TV de dessins animés japonais diffusée à partir de 1975 au Japon et à partir de 1978 en France https://fr.wikipedia.org/wiki/Goldorak

[xv] Intervention Laurent Beaugitte : Le Rap d’extrême-droite français : une scène sous contrainte, lors du Colloque Musiques, espaces et militantisme 16 Novembre 2017, Paris voir https://esprad.hypotheses.org/225

[xvi] Nous sommes souvent dans une ambiguïté et polysémie, permettant d’argumenter qu’on pense à « autre chose » à un signification anodine. Donc Faf est aussi « France aux Français », FAF a été aussi « Femmes à Femmes » quand un militant activiste de la droite radicale avait monté des sites de « minitel rose », lui permettant de faire afficher dans toutes les villes de France des placards « FAF 3615 », le milieu néo fasciste était mort de rire voir https://reflexes.samizdat.net/gilles-soulas-ou-le-faf-de-petite-vertu/

[xvii] Première publication dans le Journal of Historical Review à l’automne 1992, (deux ans avant la mort de Léon Degrelle), édité en Français par les Editions du Marteau, Montréal, en 2002 (98p).

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