De la manipulation à l'arrogance

Le président Macron s'offusque de ce que d'aucuns nomment dictature. Il se répand en comparant ce qui n'est pas comparable, lui qui fait commerce avec la Chine, comme d'autres, en leur temps, vantaient le régime soviétique... Tout est question de proportion et quand on s'inspire de machiavel cela devient insidieux et pervers...

Les arcanes du pouvoir sont multiples et l'élection de Macron révèle ô combien, si l'on suit de récentes révélations, combien les méthodes et le dirigisme peuvent se rapprocher d'une forme de totalitarisme implicite.

C'est l'art de diriger le pays d'Emmanuel Macron. Sous l'apparence feinte d'une démocratie, il exploite à ses fins et seules ambitions les valeurs de la République. Il marchandise et privatise à tout va. Il rogne les droits fondamentaux jusqu'à l'os. Il fait voler en éclat la protection sociale et la justice sociale. Il maintient les pauvres dans leur pauvreté. Il accapare les pouvoirs régaliens. Il musèle la presse. Il dicte sa volonté aux partenaires sociaux.  Il met à terre le sens commun, la solidarité et le partage. Il brise le pacte républicain et la cohésion nationale en instaurant la division et l'individualisme. Il méprise le peuple. Il instrumentalise. Il réprime.

Aussi, il est de voir midi à sa porte. La répression des mouvements sociaux n'est pas une fin en soi. Les mutilations, lors des manifestions, resteront une emprunte imprescriptible et indélébile.

D'autre part, la gouvernance par les ordonnances au mépris de la représentation nationale est par nature un déni de démocratie.

La révolte est légitime. De renvoyer à la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1793, également appelée constitution de l’an I. Il est formulé à l’article 35 de ce document : «Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l’insurrection est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs».

Aussi, citoyen Macron, à méditer, les mots ont un sens. Et en ce mois de janvier, il serait bien de se le rappeler.

 

 

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