PARRAINAGE DE LYCEENS SANS PAPIERS PAR DES CONSEILLERS REGIONAUX DES GROUPES DE LA MAJORITE DE GAUCHE DU CONSEIL REGIONAL D’ILE-

 

PARRAINAGE DE LYCEENS SANS PAPIERS PAR DES CONSEILLERS REGIONAUX DES GROUPES DE LA MAJORITE DE GAUCHE DU CONSEIL REGIONAL D’ILE-DE-FRANCE

Soixante lycéens sans papiers ont été parrainés le 24 juin 2013 au Conseil régional d’Ile de France par cinquante élus des groupes de la majorité (PS, EELV, Front de gauche PCF, Radicaux de gauche, Front de gauche PG et Alternatifs).

Présidée par Henriette Zoughebi, vice-présidente du Conseil régional en charge des lycées, la cérémonie était animée par Lilian Thuram, président de la Fondation contre le racisme, la réalisatrice Mona Achache, la comédienne et réalisatrice Josiane Balasko, l’écrivaine Agnès Desarthe et le médecin urgentiste Patrick Pelloux. A tour de rôle, chacun d’eux interpellait un conseiller,  lui proposant, avec quelques mots sur la vie du jeune et souvent quelques remarques sur la situation politique, de prendre un jeune sous sa protection. Le parrain sollicité confirmait son acceptation en quelques phrases, souvent bien senties, sur le sort fait à ces jeunes et sur le respect des engagements en politique.

Par delà la diversité de leurs talents, de leurs styles et de leurs situations, élus et personnalités se sont retrouvés pour dénoncer l’injustice du sort fait aux élèves sans papiers, les assurer de leur solidarité et afficher leur détermination à peser pour que les choses changent. Pour que soient régularisés, de droit, les élèves qui étaient parrainés, mais aussi tous les autres, tous les jeunes scolarisés dans ce pays. En un mot, pour que la loi change.

Cette initiative du Conseil régional est importante. Pour des raisons multiples. Parce que, pour la première fois depuis mai 2012, une collectivité régionale de premier plan prend publiquement position sur la question des jeunes majeurs sans papiers scolarisés. Le Conseil régional Ile de France avait adopté en 2010 une résolution prenant les lycéens sans papiers sous sa protection. Il avait parrainé plusieurs dizaines d’entre eux dans son hémicycle en mai 2011, dont plus de 60 % ont été régularisés depuis. Son geste d’aujourd’hui témoigne de sa fidélité et de celle de sa majorité à leurs engagements qui l’emportent sur les considérations partisanes. 

Cet engagement de personnalités à leurs côtés est pour ces jeunes une reconnaissance et une réparation. Leur statut de sans papiers leur est (à tort, bien sûr, mais c’est ainsi), une blessure profonde, une humiliation. Voir des élus ceints de leur écharpe, au siège d’une institution, des personnalités connues et reconnues, leur manifester solidarité, amitié, estime et encouragements est un geste profondément réparateur.

Ce geste est aussi, d’une certaine façon, le reflet de l’évolution en profondeur de la société française qui, de plus en plus, et en dépit des dérobades ce certains sur la question, se sait métissée et l’assume, voire le revendique quoi que prétendent l’extrême-droite et ses plagiaires de la droite décomplexée. Il ne reste plus aux autorités et au gouvernement en place qu’à trouver les moyens de le reconnaître et de le faire entrer dans les textes légaux.

 

Communiqué RESF du 23 juin 2013 avec trois vidéos (1mn chacune) de jeunes sans papiers régularisés ou pas

http://www.educationsansfrontieres.org/article46908.html

 Diaporama projeté lors du parrainage :

https://plus.google.com/photos/108253936738457775149/albums/5892747063466604865?authkey=CLzN3pSTp7fnJQ

 

Photos Jean Claude Saget https://picasaweb.google.com/lh/sredir?uname=115100459921319728932&target=ALBUM&id=5893052730704728145&authkey=Gv1sRgCKert7uHrbTs-AE&feat=email

 

Photos Celia Bonin

https://plus.google.com/photos/111814678217936861097/albums/5893387226040648465?authkey=CPfe_uPc57iy8QE

Photos Pierre Lafrance

https://picasaweb.google.com/lh/sredir?uname=110673198795299529094&target=ALBUM&id=5893399236646501713&authkey=Gv1sRgCMjvyMTs-qXexAE&feat=email

 

 

 

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.