Mar a beach, ava basta !

Mr Maraninchi exploite une paillote illégale depuis 2000 à la pointe de la Revelatta à Calvi. Il a pour cela été systématiquement condamné depuis 2003 pour diverses infractions. Le Conservatoire du littoral a ensuite acquis par expropriation sa parcelle privée et ce Mr a perdu tous ses recours. Le TGI de Bastia doit se prononcer le 15/5 sur son expulsion.

Mar a beach, un feuilleton qui dure depuis 15 ans tout de même !

En 1997, Mr Franck Maraninchi crée une paillote à la pointe de la Revelatta à Calvi sur le domaine maritime. Rien à dire, il a alors toutes les autorisations nécessaires. 

La légalité ne durera que trois saisons. Dès 2000, il est dans l'illégalité. 

C'est donc fort logiquement qu'il sera attaqué en justice par l'association environnementale U Levante. 

Il sera condamné dès 2003 à démolir les constructions illégales édifiées sans permis ! Condamnation devenue définitive après épuisement de tous les recours. On attend toujours que la puissance publique fasse appliquer ses propres décisions de justice...

Pendant ce temps, Mr Franck Maraninchi a acheté une parcelle en-deça du DPM, ce qui va lui permettre aujourd'hui de clamer haut et fort qu'il est chez lui.

Mais entre temps, la mairie de Calvi (un moment d'égarement sans doute pour ces boutiquiers) est d'accord pour céder une grande partie des terrains de la Revelatta au Conservatoire du littoral. La paillote est concernée. Dommage pour lui, mais Mr Franck Maraninchi va perdre encore une fois ses recours en justice. Mardi 15 mai le TGI de Bastia doit se prononcer sur son expulsion. De quoi fâcher grandement ce Mr.

Et voilà que nous assistons à une volte-face de la mairie et une mobilisation de tous les commerçants de Balagne manifestant leur soutien samedi 12 mai devant la sous-préfecture de Calvi. La presse insulaire s'empresse de tendre son micro à cette pauvre victime de réglementations iniques, en omettant le plus souvent de rappeler le lourd contentieux  judiciaire pas en faveur du bonhomme. 

Bonhomme qui essaye de se faire passer pour un martyr empêché de travailler sur sa terre. Ah et puis son cher papa, qui lui avait acheté son terrain, est mort sur la terrasse de la paillote en 2014, sanglots longs des violons...Francky ne précise pas si c'est le menu servi qui a occis son généreux paternel.

Hier il a aussi reçu le soutien de Véronique Genest et Marie Anne Chazel. Touche pas à ma paillote, pas du tout bling-bling voyons! Argument massue face à l'occupation du DTM sans autorisation et les constructions illégales. 

Sauf que en ce qui concerne la mixité sociale on repassera ! Si vous arrivez en bateau, même sans réservation vous serez accueullis à bras ouverts. Pareil avec un gros 4×4 capable d'emprunter la piste. Randonneurs empruntant le sentier du littoral avec vos vilains sacs à dos vous ne serez pas les bienvenus par contre.

Nous avons évidemment droit au chantage à l'emploi, 20 en haute saison (soit 2 petits mois) . Et à une certaine panique ( Settimanu du 11/5) , le festival Calvi on thé rock serait menacé sans cette paillote ! Euh... Mais on nous prend vraiment pour des billes ! A ce sujet, j'invite les abonnés à aller regarder le 66mn de M6 du 21/8/2016 Calvi luxe et paillotes.

Mais ce qui m'a vraiment fichue en rogne, c'est ceux qui dans une récupération indigne ont, toute honte bue, osé arborer sur un t-shirt ou en hashtag le slogan indigne " Je suis Mar a beach ". Les morts de Charlie vomissaient ce que cette paillote et son exploitant représentent. Je suppose que le survivant Fabrice Nicolino leur crache à la figure. Comme moi.

 

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