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Billet de blog 15 mai 2018

Mar a beach, la justice siffle la fin de la récréation, une fois de plus !

Le TGI de Bastia a rendu son verdict : Mr Franck Maraninchi et sa paillote Mare a beach sont (enfin !) expulsés de la Revelatta. Avec une astreinte de 1000 €/ jour et une autorisation de recours à la force publique.

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Je salue les magistrats du TGI de Bastia qui n'ont pas cédé à l'intimidation que fut la manifestation organisée samedi 12 mai devant la sous-préfecture de Calvi. Manifestation qui avait tout de même rassemblé 500 personnes selon RCFM, et même près de 1000 pour Corse Matin. Chiffre, même le plus bas, considérable pour la Balagne et donnant envie de pleurer. 

Il faut bien rappeler que Mr Maraninchi était dans l'illégalité totale depuis 2000 !

Non content de s'être approprié le domaine public, il s'était dispensé à deux reprises de déposer des permis de construire, y compris sur le terrain qu'il avait fini par acquérir...A chaque fois, il a été condamné à démolir. Il a tout de même perdu définitivement pas moins de six procédures ! Jugements qui lui servent à se torcher les fesses chaque matin car ce personnage ne saurait se plier aux injonctions de justice !

La mairie de Calvi a décidé en 2009 de rétrocéder la gestion de la Revelatta au Conservatoire du littoral. Les expropriations sont devenues définitives. Ce n'est pas du goût de de Mr Maraninchi, ce qui explique la manifestation des bouffons samedi, avec commerçants, pipeules et politiques mêlés bien décidés à faire pression sur la justice. Raté !!!

Le TGI a ordonné 1000 € d'astreinte par jour de retard d'éxécution et même autorisé le recours à la force publique (l'astreinte court un mois après la signification du jugement ). Malheureusement cette astreinte est suspendue en cas de recours. Le grand spécialiste des recours dilatoires depuis 15 ans, pourra donc poursuivre son exploitation illégale pendant au moins deux saisons. C'est rageant, mais il est nécessaire de respecter la loi, même et surtout face à un voyou qui s'en tape le coquillard. Une militante d'U Levante avait été menacée et sa voiture incendiée. Ce n'est pas une raison pour aller brûler la paillote, comme avait osé le faire le préfet Bonnet.

Une chose est sûre, Ange Santini, maire de Calvi et président du conseil exécutif de la CTC de 2004 à 2010 et Camille de Rocca Serra, ancien maire de Porto Vecchio, ancien député, ancien président de la CTC de 2004 à 2010, en étant présents samedi en soutien de Mr Maraninchi ont clairement démontré leur mépris envers les décisions de justice. Ces deux-là sont proches de Sarkozy, leur mépris du bien commun n'est donc pas étonnant du tout.

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