Soutien inconditionnel au Point et aux kiosquiers

La une du Point du 24 mai intitulée 《Le dictateur. Jusqu'où ira Erdogan ? Enquête sur le président turc. Sa folie des grandeurs, ses réseaux en France, son offensive sur l'Algérie, ses crimes...》 a tellement déplu à certains qu'ils ont voulu faire retirer les affiches de cette une au Pontet et aussi à Valence, n'hésitant pas à menacer les kiosquiers.

Les kiosquiers n'ont absolument pas la main sur les affiches exposées . S'attaquer à eux, qui peinent souvent à obtenir un revenu décent de leur activité, ne peut donc étre que le fait de minables lâches. 

Minables oui, mais qui osent s'en prendre à la liberté de la presse, comme s'ils se croyaient en Turquie où la plupart des journalistes ayant osé critiquer Erdogan sont au trou. 

Mais après tout pourquoi se géneraient-ils? Les Pays Bas et l'Allemagne ont mis le haut-là aux campagnes politiques agressives d'Erdogan sur leur territoire. Pas la France ! France qui a toléré des meetings où hommes et femmes étaient séparés, y compris les journalistes ... France qui a fermé les yeux sur l'assassinat de militantes lourdes par les services secrets turcs...

Il s'agit là d'une atteinte extrêmement grave à la liberté de la presse. 

Curieusement, les politiques sont étrangement silencieux, quel que soit leur bord politique d'ailleurs. Comme s'ils avaient tous les jetons quand il s'agit de critiquer les méthodes de celui que je qualifie depuis des années de fasciste islamiste d'extrême droite. 

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