BAS LES MASQUES ! (1)

L’analyse de la loi dite d’ « urgence sanitaire » et d’ « urgence économique » [voir « BAS LES MASQUES ! (2)] permet d’éclairer ce qui n’est que vieille ruse millénaire : faire grandir la peur. Le gouvernement pense ainsi pouvoir s’assurer que « le jour d’après » ne changera en rien « le jour d’avant ».

L’irresponsable en chef de La République En Masque a déclaré la guerre à un virus. Idiotie ? Peut-être. TRUMPerie ? Sans aucun doute.

L’analyse de la loi dite d’ « urgence sanitaire » et d’ « urgence économique » [voir « BAS LES MASQUES ! (2)] permet d’éclairer ce qui n’est que vieille ruse millénaire : faire grandir la peur et désigner des responsables. Si possible étrangers, qu’ils soient extérieurs (« virus chinois ») ou intérieurs (« certains quartiers » version macroniste, « racaille » version extrême-droite), voire l’ensemble de la population (« Gaulois réfractaires ») que l’on moralise à longueur d’antennes.

Et même pire quand on examine la loi adoptée dans l’urgence.

Car cette loi, c’est bien une guerre, non déclarée, mais continuée. Une guerre dont la violence est à la hauteur de celle du moment. Une guerre aux travailleurs, une guerre aux pauvres.

Chance pour nous, notre commis local, le jupitérien « génie des collines de la Somme » * en avait déjà trop fait et l’admirable soulèvement des Gilets jaunes, par son ampleur et sa durée, a ouvert peu à peu les yeux du grand nombre sur la réalité de notre monde et de sa quotidienne injustice.

Puisse le 22 mars 2020, date de la loi, être un clin d’œil de l’Histoire à un autre 22 mars. Puissions-nous aller briser les barreaux des prisons pour nos frères et sœurs, Gilets Jaunes ou non.

Puisse la justice réparer ce qui pourra l’être pour les mutilés et blessés.

Puisse le jour d’après être le début d’un autre chemin, celui des biens communs, du partage et de la vie.                                                                                                                                                                          

  * : merci à Christophe BOUILLAUD pour ce délicieux qualificatif

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