La tarte à la crème du "retour de l'Etat".

L'oscillation de postures, entre les archétypes Capitalisme d'Etat et Libéralisme d'Etat n'est plus le reflet des rapports de force entre Bureaucraties Politiques et Bureaucraties Economiques. Elle recouvre désormais les besoins des plans de carrière des professionnels de la représentation politique craignant le chômage.

L'oscillation de postures, entre les archétypes Capitalisme d'Etat et Libéralisme d'Etat n'est plus le reflet des rapports de force entre Bureaucraties Politiques et Bureaucraties Economiques. Elle recouvre désormais les besoins des plans de carrière des professionnels de la représentation politique craignant le chômage et ceux des malchanceux d’hier qui veulent pouvoir enfin se caser.

Les bureaucraties économiques ont gagné le match par KO avec le suicide de l'anti-modèle soviétique.

Aujourd'hui, cette pantomime proposant un retour du "politique" ne vise qu'à désamorcer les critiques contre l'Etat, considéré comme inutile et contre productif, à travers sa calamiteuse gestion de la pandémie.

Ce même Etat, sous sa forme privatisée, étant absolument indispensable au "Libéralisme",  pour protéger ses exactions et lui assurer un financement sans limite, il lui faut donc le défendre.

Avec la virtualisation de la monnaie, le Capitalisme a cru fabriquer une économie idéale, débarrassée des affres de la concurrence et des demandes des travailleurs.

Cette économie vivant aux dépens de l'économie réelle, mais conservant sa totale autonomie en contrôlant l'Etat.

Malheureusement,  cette économie virtuelle, n'a réussi à effacer que la pression des "producteurs", et souffre des mêmes défauts que l'économie réelle: La crise de surproduction, non de marchandises, mais cette fois-ci de Capitaux.

La création sans frein de Capitaux, qui ne s'appuient sur aucune création de valeur, et qui n'a pour fonction que de produire de la rente, par circulation et spéculation, a atteint son point critique.

Le Capitalisme de production, sait se sortir de ce genre de situation, par la guerre, la destruction des "forces productives" obsolètes (humains compris), et la captation de la puissance d'endettement des Etats, pour reconstruire, en plus "moderne".

Mais le Capitalisme de Prédation, totalement internationalisé, et ayant privatisé l’Etat, n’a aucune solution de ce genre.

La perte de contrôle de la création de Capitaux fictifs, rend totalement illusoire la gestion des Capitaux réels, opérée par le Capitalisme de Production.

Volkswagen ou Ford, font plus d’argent avec les crédits qu’ils accordent, qu’en produisant des voitures, pour autant, ils ne peuvent pas se transformer en banques, malgré tous leurs efforts.

Nous ne sommes pas en présence de contradictions qu’on pourrait dompter par la Dialectique, Marxiste, l’approche Proudhonienne de fusion des contraires semble malheureusement plus appropriée.

A l’importation massive de marchandises chinoises, va se superposer l’importation massive de leur mode de gestion des populations.

Les archétypes Capitalisme d’Etat et Libéralisme d’Etat, vont fusionner par la pratique aussi fortement qu’ils vont s’opposer par le discours, adoptant chez le contraire, le pire de ce qu’il sait faire.

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