Occuper les usines, ils ont oublié ce que c’est.

Occuper les usines, ils ont oublié ce que c’est, alors ne restent que les ronds points et les péages. Directions syndicales, médias et  « gouvernement » sont au moins d’accord sur un point: Il faut éviter que ça parte en vrille, et limiter l’incendie aux fonctionnaires.

Occuper les usines, ils ont oublié ce que c’est, alors ne restent que les ronds points et les péages.

Directions syndicales, médias et  « gouvernement » sont au moins d’accord sur un point: Il faut éviter que ça parte en vrille, et limiter l’incendie aux fonctionnaires.
Ou au moins, faire comme si, ça permettra de "savoir terminer une grève", et d'arriver sans trop d'émeutes aux élections municipales, ou on pourra occuper le terrain en nous demandant de choisir entre guignols interchangeables, et sans aucun pouvoir fiscal ou législatif.
Alors bien sur, il est impératif qu’il n’y a pas trop de contagion, et surtout pas d’occupations d’usines, ou d'espaces publics libérés.
Quand les travailleurs parlent entre eux, ils s’aperçoivent très vite qu’ils ont tous les mêmes ennuis, et on ne sait jamais oui ça va s’arrêter.
Occuper des ronds points ou des péages, ça avait la même fonction, par défaut.
Une grève sans occupation, surtout annoncée depuis 3 mois, commercialement, ça se gère.
Ca peut se transformer en un super Black Friday (en français: soldes), qui va permettre aux plus organisés de baisser leurs stocks avant l’inventaire de fin d’année (le rêve de tout comptable), et d’économiser quelques jours de salaire, avant de devoir verser tout ou partie du 13 eme mois.
En clair, ça va améliorer les bilans des plus malins.
Les GJ ont instinctivement compris, qu’avec la montée en puissance de l’économie numérique, et le règne sans partage des importateurs,  le vrai blocage, est désormais routier.
Patrons, gouvernement, et bonzes syndicaux, n'ont qu'à attendre que les comptes en banque se vident, et que monte l'hostilité des non grévistes.
La condition impérative, d'une grève gagnante, c'est qu'elle coûte encore plus cher aux prédateurs qu'aux grévistes.

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