Briser le Mitterrandisme par l’abstention. Dimanche: Election, Lundi ANPE.

Le mouvement des GJ, avec toutes ses limites, nées de leur amateurisme, a commencé à poser la question, bureaucratiquement insupportable, de la Vie Quotidienne. La réponse des professionnels a été la répression, puis les « élections ».



Le mouvement des GJ, avec toutes ses limites, nées de leur amateurislme, a commencé à poser la question, bureaucratiquement insupportable, de la Vie Quotidienne.
La réponse des professionnels, à ce dépassement pratique, à des fins de révolte, des thèmes mis avant par les écologistes  pour organiser la passivité, a été la répression, puis les « élections ».

Mitterrand à inventé le FN, et avec l’incroyable Jack Lang,  le « Progressisme  Sociétal », pour garantir la survie du Principe Bureaucratique, pour la période de régression sociale qu’il a initié.

Depuis presque 40 ans, ce qui nous sert de « gauche », discute d’à peu près tout, sauf des rapports sociaux-économiques,  avec ses compagnons de jeu « de droite ».
C’était bien sur la condition, au départ pour accéder au fromage, mais c’est devenu l’alpha l’oméga, du discours politique.
Ca avait, pour Mitterrand, un autre avantage, promouvoir sa marionnette fasciste, dans des limites acceptables, leur tropisme vieille merde réac, devant limiter leur influence juste au niveau utilisable.
Jusqu’à présent, ça a relativement bien fonctionné, mais les fafs apprennent vite, la baronne de Saint Cloud est désormais écologiste, « personnellement pas opposée à l’avortement », et compte même quelques noirs, quelques arabes et quelques homosexuels parmi ses proches.
En 40 ans,  ça a permis la liquidation, sans trop de casse, de la quasi totalité des avancées de 1945.
On s’est passionné pour créer de « nouveaux droits culturels» à des minorités, pendant qu’on liquidait les droits sociaux du plus grand nombre.
Techniquement, la stabilité « politique », par  l’interchangeabilité des dirigeants, a été obtenue, par la technique du « Front Républicain », qui permet de ramener les égarés aux urnes, et surtout de faire élire à peu près n’importe qui, pour « contrer le FN ».
Le tout bien sur, en s’en servant comme banque d’idées, la moitié de ses dégueulis, passant depuis, pour une position raisonnable. On devrait atteindre les 2/3 dans pas longtemps.
Le futur concours de mensonge européen, ne fait pas exception à la règle Mitterrand.
On doit s’opposer, à la « progression du FN », et a ses idées culturellement répugnantes.
On évite donc bien, de situer le débat sur le terrain social et économique, par ce que là dessus les différences, entre les mensonges du FN et ceux de ses adversaires,  sont absolument infimes.
Comment pourraient-elles ne pas l’être, puisque les ordres, ou les conseils,  des Cartels Economiques, qui gouvernent le monde, et bien sur l’Europe, sont impératifs, et ne sauraient être discutés ?
Le mouvement des GJ, avec toutes ses limites, nées de leur amateurislme, a commencé à poser la question, insupportable, de la Vie Quotidienne.
De ce fait, il ne pouvait se rattacher à rien de politiquement existant, et devenait une menace pour tous les acteurs de la farce politique.
Il le paye aujourd’hui, par des centaines d’arrestations et de condamnations, la phase judiciaire, suivant la phase policière.
Le catastrophisme écologique, vient au secours du progressisme sociétal, en lui offrant une assise plus large, sensée perpétuer la mise à l’écart de la question sociale.
Ca n’est d’ailleurs pas gagné d’avance, certains croient vraiment à des conséquences pratiques du discours, et le Premier Ecologiste de France, ne va pas se laisser déposséder comme ça de son exclusivité.
Enfin, tant que ce qui nous sert de gauche soufflera dans toutes les trompettes qu’on lui tend, y compris celle du Jugement Dernier, il est tranquille.

Le piège « progressistes contre fascistes »,  étant toujours en place, comment le rendre inopérant ?
La seule et unique condition, est de ne pas y rentrer dedans.
L’abstention, n’est bien évidement, qu’une infime partie de la solution, mais c’est le point de départ obligé, qui conditionne le rétablissement d’un fonctionnement minimum de  la démocratie.
Il faut casser ce piège.
Tant que vous serez obligé de « faire barrage » au pire, vous accepterez la moitié du pire.

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.