Relocalisation de l’exploitation capitaliste, le grand bal des hypocrites.

Après la « Transition énergétique », la »Relocalisation Industrielle », est devenue le condiment obligé de toute sauce bureaucratique. Ceux là même, qui ne doivent leur carrière qu’au déménagement de toute compétence, prétendent aujourd’hui  pouvoir les rapatrier.

Relocalisation de l’exploitation capitaliste, le grand bal des hypocrites et des imbéciles.


Après la "Transition énergétique", la "Relocalisation Industrielle ", est devenue le condiment obligé, de toute sauce bureaucratique.
Ceux là même, qui ne doivent leur carrière qu’au déménagement de toute compétence, prétendent aujourd’hui  pouvoir les rapatrier.

On ne peut pas parler de « relocalisation », sans a minima, parler de son inverse, et de  la liquidation des capacités de productions des anciens pays industriels, et bien évidemment de sa condition première: La disponibilité de Capitaux illimités et gratuits, pour construire un Capitalisme d’Etat en Chine.
Ce qui a été méthodiquement organisé, c’est d’abord, l’autonomie du Capitalisme Financier, et son découplage des activités production, qu’on abandonnait, pour permettre l’abondance gratuite de Capitaux fictifs, qui ont partiellement retrouvé une existence réelle en Chine.
L’argent n’existe vraiment que quand quelqu’un l’utilise ou le doit (pas de bol, c’est vous qui le devez).
Cette industrie de production de Capitaux, ne s’est d’ailleurs pas arrêtée là, et est aujourd’hui en plein délire de surproduction, la masse des Capitaux copulant entre eux en permanence, sans la moindre production de valeur, avait été évaluée il y a une douzaine d’années à 98% des actifs circulant en bourse, elle a été encore multipliée, et est aujourd’hui telle, que l’implosion de ce système est inévitable.
La disponibilité de Capitaux fictifs,  était une des conditions impérative du succès de l’opération, la deuxième, était bien sur l’utilisation des capacités de coercition du Parti  « Communiste », Chinois, à l’instar de ce qui avait déjà été fait avec l’URSS de Staline, qui a été le premier partenaire industriel des USA  du début des années 30 à 1947, obtenant même la « clause de la nation la plus favorisée de 1937 à 1948.
Un argument clef, a été, la capacité de cloisonnement et d’utilisation par la Chine, de son  tiers monde interne , militairement,  policièrement et économiquement confiné dans des frontières infranchissables, sans promesse d’embauche et de logement par un industriel.

Dans le même temps, la Chine entrepris la construction d’une « classe moyenne » mercenaire,  contrôlée idéologiquement et surtout financièrement par le PC, capable d’encadrer le milliard de travailleurs précaires sans droit disponible.
Voilà pour la partie « chinoise » de l’opération, mais rien n’aurait été possible sans l’accompagnement de ces destructions chez nous, par la création et le financement par la « dette », d’une classe improductive, chargée de nous vendre ce monde, de faire semblant de le critiquer ou simplement d’occuper les loisirs du plus grand nombre.
Point important de cette construction: L’abolition des coûts de transports à grande distances, détaxés et exonérés de toute contrainte environnementale, financés par la sur-taxation des transports locaux et régionaux. Le transport d’un  container de Ningbo à Fos sur mer, ça coute 5 à 600 €, le même de Fos à Grenoble, c’est 1200 €.

Relocaliser qu’est ce que ça voudrait dire ?
Tout le monde est à peu près au courant qu’on manque de masques, de vêtements de protection, de tests, ou de médicaments.
Rien de ce qui a été promis, que notre « élite » venait de découvrir sur Ali Baba, n’est disponible rapidement.
La productivité du travail en Chine est désastreuse (on fait semblant de les payer, ils font semblant de bosser), et ça n’est pas aux Chinois qu’on va apprendre qu’une pénurie veut dire de grosses marges bénéficiaires.
Ce qui est un peu moins visible, mais qui nous retombe sur la gueule ces jours de « reprise », c’est qu’apres 3 mois de blocage des importations, on manque également d’a peu près tout ce dont  notre industrie résiduelle à besoin,  matières premières, semi-produits, quincaillerie, produits chimiques, outillage …
Dans l’activité « signalétique », très sollicitée par la demande d’équipements post déconfinement, plus de plexiglass, plus de Lexan, plus de fixations, plus d’aimants, plus de colle …

Et c’est exactement pareil dans les autres secteurs industriels.
Alors bien sur notre classe de parasites, s’énerve un peu, et parle de « relocaliser l’exploitation ».
C’est bien de l’exploitation qu’il s’agit, n’allez surtout pas croire qu’ils ont subitement l’intention de se mettre à bosser, pour le dixième de ce qu’ils gagnent à vanter ou à critiquer le système.
En théorie c’est possible, on a les Capitaux, on croule même sous l’argent fictif cherchant à se caser, on a les parasites, politiciens, cadres, ingénieurs, financiers, vendeur de soupe …
Mais ce qu’il manque cruellement, c’est un Parti « Communiste », ou n’importe quoi d’assez nationaliste, peu importe la sauce.
Manque également,  bien évidemment, un tiers monde interne qu’on puisse « confiner » sérieusement.
Schenghen est très insuffisant pour ça, et notre police est juste bonne à cogner sur du Gilet Jaune,  de l’infirmier revendicatif, ou de l’écologiste hérétique qui croit à ce qu’il raconte.
Le gang Lepen, a une grande gueule, mais est composé de rigolos et n’a jamais réussi à concurrencer la droite traditionnelle dans  l’intégration du crime  organisé, ce qui est le minimum pour gouverner sérieusement.
L’autre problème, peut-être le plus sérieux, c’est que les maîtres du jeu occidental, les USA, nous verraient bien dans le rôle de tiers monde, et pas du tout dans celui de concurrent.

La conclusion provisoire de tout ça, c’est que « relocaliser », dans la bouche de ces canailles, et de leurs larbins, veut dire abandonner ce qui reste de nos droits sociaux, pour qu’ils puissent continuer à se gaver à rien foutre.
Cette vulgarité de la description, est parfaitement assumée, c’est le moins qu’on puisse utiliser pour discuter de projets de ce genre.

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