Jusque là ça va

Ce monde fabrique les conditions de notre destruction beaucoup plus rapidement qu'il ne découvre les moyens de survivre au danger de ses technologies.

Ce monde fabrique les conditions de sa destruction beaucoup plus rapidement qu'il ne découvre les moyens de survivre au danger de ses technologies.
Il doit défendre ce secret, qui le condamnerait, en masquant son effondrement derrière des successions  de controverses de divertissement.
Il met en scène une version mélodramatique de notre destruction, pour nous empêcher de constater l'état réel de notre espèce et des autres.
L'actuelle pandémie tue 20 fois moins d'humains que ce que nous supportons sans rien dire.
La technologie, aux mains de la superstition économique, achète notre passivité en nous couvrant de trucs inutiles, et nous assistons passivement à la succession d'extermination, de nos commensaux, végétaux et animaux.
Et ce qui nous sert d'écologistes, arbitre les élégances necro-technologiques, et  ne discute plus que des modalités techniques du désastre, ou invente des  cataclysmes futurs, pour ménager leur avenir bureaucratique, et éviter de faire de la peine aux acteurs des désastres actuels, qui financent leur carrière.

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