Faut-il rouler des pelles à tous les crapauds qui se présentent ?

Le climatisme défile. Nos droits sociaux disparaissent.

L’écologie moderne n’est que le rêve rédempteur des enfants insatisfaits de  la société industrielle.
La visibilité des dégâts, causes par la libération totale des capacités de nuisance de l’industrie, depuis qu’elle a pris le contrôle de l’etat, a permis à cette version contemporaine de la désillusion élégante,  devenir une véritable force.
La ruse éternelle du pouvoir bureaucratique, est de se vanter de ce qu’il n’est pas, et d’accuser les autres de ses propres turpitudes.
L’écologie devenue puissance incontournable, ne pouvait que tomber dans le piège récurrent de la récupération, qui s’est déjà refermé sur toutes les précédentes idéologies de contestation, devenues culturellement dominantes: Servir de mode d’emploi de son inverse.
Devenue miroir aux alouettes des nouveaux cartels industriels, et première pourvoyeuse,  de fausse conscience inoffensive, et de passivité énervée, elle s’est transformée en écologisme, et est devenue rapidement l’idéologie dominante, dans laquelle communient tous les pouvoirs, pour la suivre ou la critiquer.
Quand on est suffisamment proudhonien, on sait bien que c’est du sein même des idéologies victorieuses, que pousse ce qui les détruira.
Les totalitarismes produisent toujours, leurs propres hérétiques, et mêmes détruits, c’est de leur critiques, que naissent leurs pires ennemis.
Les noces du christianisme et de l’état, soit l’adoption par les maîtres, de la religion de leurs esclaves, ne pouvait produire à terme que la négation des deux, soit l’anarchisme primitif.
Les Dolciniens ont nié toute richesse et brûlé les châteaux, d’autres ont nié toute autorité, puisque créés, par Dieu et donc parfaits.
Le Christianisme mettra deux siècles, pour liquider ses rejetons les plus cohérents, et fabriquer une version utilisable de leurs critiques.
L’Ecologisme ne fait pas exception à cette règle, on voit bien comment sont traités, par les propriétaires de la marque, ceux qui croient pouvoir se servir de l’écologie, pour changer leur vie.
Quand ceux qui veulent changer le monde assistent à ce genre de fermentation, ils se posent toujours la question de leur participation.
Faut-il rouler des pelles à tous les crapauds qui se présentent, en espérant les voir se transformer ? 

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