La manif à péage, une solution pour valoriser le mouvement des GJ.

On se rappellera plus tard, ému, comment c’était avant.

La manif à péage, une solution pour valoriser le mouvement des GJ.

On se rappellera plus tard, ému, comment c’était avant.

On sait bien ce que coute, tant à l’état qu’aux commerçants, ce mouvement.

La solution est tellement évidente, qu’a postériori, on se demande comment on a perdu tant de temps.

La problématique doit être mise à plat dans toutes ses aspects:

Comment concilier et organiser pratiquement ces deux piliers de notre monde civilisé :

1) Le droit de manifester pour rien, est un Droit fondamental, tout à fait complémentaire au droit de voter pour rien, que nous ne pouvons abandonner.
 C’est même un demi devoir, sans ces moments, aussi conviviaux que cathartiques, la colère pourrait pousser certains à des extrémités nuisibles.

2) Le droit de tirer dans le tas, de temps en temps, et avec mesure, est tout aussi fondamental.
 Comment imaginer qu’on ne valorise pas la formation de tous les pervers et de tous les imbéciles, qu’on recrute dans la police ou l’armée ?

Si la police d’état ne permet pas à ça, on va se retrouver dans la situation US, avec une multiplication de fusillades privées.

Ces deux constats sont difficilement critiquables, mais ils génèrent une contradiction que nous devons gérer.
En effet, chez les manifestants, il existe une propension nette, à refuser de se faire tirer dessus.
On a beau leur dire qu’il en faut bien, qui tiennent ce rôle, l’acceptation de ce devoir est encore assez peu répandue, l’érosion de la vulgate sado-masochiste chrétienne est très sensible, et l’écologisme peine à remplir, les manques de conscience civique constatés.




Nous devons de nouveau faire appel à la dialectique Proudhonienne des contradictions .
Ces deux positions, sont toutes deux vraies, en même temps !


Nous devons inventer l’environnement, qui rende cette situation profitable pour tout le monde, manifestants mutilés ou non, tueurs des forces de l’ordre, et bien sur politiciens et/ou commerçants.

La solution est évidente: Etablir un péage, même modique, pour l’accès aux manifestations insurrectionnelles.

Il faudra bien sur, pour obtenir l’accord de la commission européenne, que la collecte soit gérée à travers un accord public privatisé, privé.
 Autosrada Italia est d’accord, Bolloré et Véolia aussi, ils ont chacun le potentiel, financier et militaire pour ça. 

Dans l’idéal, une joint venture, incluant un fond de pension US, serait la meilleure solution.

Le problème qui rester à négocier, c’est le montant du péage, qui doit rester à la portée de toutes les bourses (il pourrait être déductible des impôts), et le pourcentage de la collecte qui devra être restitué, pour les frais d’hôpital des manifestants, et le coût en heures supplémentaires des policiers et militaires.

Quiconque possédant suffisamment de sens commun et surtout du sens de l’Etat, ne peut qu’abonder dans le sens de cette proposition.

Et sans vouloir mettre la pression, il y a urgence.

Le mouvement des GJ, ne pourra continuer que s’il est financé correctement.

Avec des milliers d’arrestations des centaines de blessés et de morts, il est urgent que les compensations financières arrivent rapidement.

En Syrie, en Libye ou au Venezuela, faute de mise en place d’un financement pérenne des insurrections, la solution militaire a du être utilisée, avec l’aide des états volontaires pour aider, et au final, ça a couté un pognon de dingue !

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