Brexit: Ne jamais dire aux électeurs, qu’ils sont des imbéciles.

Mais ne jamais oublier qu’ils le sont. Pro et Anti-Brexit, doivent résoudre le même problème, qui pour certains, conditionne leur carrière politique. Comment persuader les populations, qu’il faut continuer à voter, malgré l’évidence que ça ne sert à rien ?

Brexit: Ne jamais dire aux électeurs, qu’ils sont des imbéciles.
Mais ne jamais oublier qu’ils le sont.

Pro et Anti-Brexit, doivent résoudre le même problème, qui conditionne leur carrière politique.
Comment persuader les populations, qu’il faut continuer à voter, malgré l’évidence que ça ne sert à rien ?

Le National Libéralisme US, a essaimé sur toute la planète en se servant de son cheval de Troie ordinaire, le « Libéralisme Sociétal ».
L’espoir qu’on vous foute à peu près la paix, sur le dérisoire, servant à faire passer l’idée que pour ça, vous devez foutre la paix à vos maîtres, sur l’essentiel: Les rapports de production.
Mais la « Paix des longs couteaux » aura duré peu de temps, l’extrême connerie réclame sa part de « Libéralisme », tout en ne renonçant pas à ses obsessions sado-masochistes.

 

Le système électoral actuel a pris beaucoup de retard, par rapport aux développements des nouvelles techniques de propagande, et se révèle incapable de remplir son rôle, qui est de fournir une légitimation « démocratique », aux oukases des Cartels Industriels et financiers.

C’était beaucoup plus simple, quand la fabrication des motifs de consentement et de dissentiment conseillé, reposaient sur des agences d’état, directement par la propagande, ou indirectement à travers le financement de groupuscules « culturels », ou de sociétés commerciales faisant dans le « diivertissement ».
Ce consensus a vécu avec l’ubérisation de la fabrication de calembredaines, à travers les « réseaux sociaux ».
Les acteurs minoritaires, et même les non professionnels, se sont retrouvés en concurrence directe avec les agences d’état, et les ONGG, avec des moyens quasiment équivalents.
La différence se faisant à travers la maîtrise technique des moyens de diffusion de mensonges, et plus seulement par la force de frappe financière.
Les progrès fabuleux des techniques de marketing, sont tombés dans le domaine public, et le coût du ticket d’entrée au Buzz , c’est effondré.

Dans un monde « raisonnable », on aurait depuis longtemps abandonné toute idée de faire voter des gens soumis à une telle profusion de mensonges contradictoires, mais cette tradition conditionne les revenus d’une telle armée d’incapables, inemployables ailleurs que dans des structures politiques, que le système de sélection et de validation a du être maintenu.
Malgré le risque qu’éclate à la vue de tout le monde l’évidence cachée depuis toujours, que notre démocratie est une démocratie avec droit de véto des Cartels Economiques.
Les conséquences ne se sont pas fait attendre: Les élections sont devenues des « sondages ».
Elles sanctionnent toujours,  le succès d’estime temporaire, d’un mensonge, mais pas forcément celui désiré par les cartels économiques dominants.
Les affrontements qui se passaient , dans les Conseils d’Administration, depuis l’invention du parlementarisme, se déroulent désormais, hors contrôle, dans les joutes électorales, et le résultat, c’est que les rapports de forces économiques, entre cartels, ne conditionnent plus les résultats.
Vu de l’extérieur, et sans parti pris, on pourrait trouver ça plutôt positif, « que le meilleur gagne », mais le meilleur en mensonge, le meilleur en démagogie, est celui qui défend le mieux ses propres intérêts, et ça n’est à coup sur pas les mêmes que les nôtres.

Comment sortir de ça ?
La tentation du fascisme existe toujours, mais on sait que ça nuit au commerce.
Il faut donc utiliser le meilleur des techniques de maintien de l’ordre du fascisme, tout en conservant l’emballage « Libéral ».
C’est délicat, l’écologisme d’état, le féminisme d’état, le racisme d’état, ne peuvent pas tout, le National Libéralisme doit doser finement  les proportions.
Macronisme et anti Macronisme sont des funambulismes.

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