Le triomphe et la fin de l'Ecologisme d'Etat

Catastrophisme, administration du spectacle et soumission durable.

Les bureaucraties politiques, croient pouvoir nous refaire le coup de la fructueuse création de Greenpeace pendant la guerre du Vietnam, et tenir dans le catastrophisme écologique, de quoi offrir à la jeunesse, une tribune sans danger.
L'écologisme d'Etat, se voit en chef d'orchestre de l'insurrection de l'insignifiance.
Mais il en fait trop.
Trop, quand il voit la "jeunesse" comme un moteur ou un frein suffisant, alors que ses ennuis actuels viennent de gens qui sont beaucoup plus âgés.
Trop, quand il se croit capable de la contenir.
Même fabriquée, la sincérité est dangereuse.
Quand on a, ou qu'on achète,  un contrôle temporaire des réseaux "sociaux", il est facile de dire le bien et l'inadmissible, et tout aussi facile de faire descendre la jeunesse connectée dans la rue.
Mais il est beaucoup plus difficile de limiter sa colère, à des thèmes bureaucratiquement utilisables, et a fortiori de lui faire lâcher la Liberté qu'elle croit conquérir, tout en obéissant aux consignes.
L'insignifiance des solutions bureaucratiques, que les pouvoirs ont à proposer, pour lutter contre une situation dont ils sont entièrement responsables, ne saurait être cachée, bien longtemps.
Chaque mouvement fabriqué pour faire tenir tranquille, génère rapidement des hérétiques qui  finissent par croire qu'il est fait pour changer les choses.
"Tout ce que la conscience ne saisit pas ... Lui revient en pleine gueule".
Ceux qui croient obtenir la tranquillité avec l'écologisme, vont très vite regretter de s'en être servi pour se foutre du monde.

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