La fabrique du dissentiment.

L’inavouable règne des Cartels Economiques, et de leurs affidés mafieux, doit se dissimuler derrière le brouhaha d’antiennes, sans conséquence économique majeure.

La fabrique du dissentiment.

 

L’inavouable règne des Cartels Economiques, et de leurs affidés mafieux, doit se dissimuler derrière le brouhaha d’antiennes, sans conséquence économique majeure.

La dernière liberté qui nous reste, est celle de nous diviser et de nous opposer, sur le dérisoire ou le partiel, de la manière la plus irréconciliable possible.

On nous somme, de prendre partie, et de défendre, ou de condamner, avec la dernière énergie, les nouveaux droits revendiqués par des minorités, réelles ou fabriquées pour l'occasion.

Et attention, interdit de s’en foutre ou de trouver ça complètement dérisoire, on doit être « pour » ou « contre ».

La nouveau combat qui divise du monde, c’est le « Progressisme » contre le « Populisme ».

Sont classés dans la deuxième catégorie, ceux qui revendiquent le simple droit de vivre à peu près correctement, sans appartenir, oui sans se revendiquer d’une minorité.

Il serait tout à fait fastidieux de chercher à énumérer les nouvelles fractures, ou les nouvelles indignations conseillées, les « réseaux sociaux », en produisent à jet continu.

Tout n’est pas utilisable, il faut que le nouveau combat « progressiste », puisse se terminer par un appel, pour plus de Lois, plus de contraintes, bref un renforcement du pouvoir existant, ou aider à la mise en place du remplaçant si le vieux est usé. 

Le travail de sélection des nouvelles indignations conseillées, de test et de réglage, est confié à des entreprises comme Médiapart, ou des junior entreprises associatives, pépinières de nouveaux futurs bureaucrates.

L’ubérisation et accélération de la fabrique de calembredaines structurantes, à bouleversé la hiérarchie des outils utilisés pour leur diffusion.

Le Cinéma à toujours son rôle de formateur principal, mais il est désormais contesté par les « séries », qui permettent de proposer des archétypes sociaux, beaucoup plus rapidement, et peuvent suivre la cadence imposée par les réseaux sociaux, beaucoup plus facilement, et pour moins cher.

Ce qui traine, bien sur, et est même complètement à la ramasse, ce sont les structures terminales de mise en forme, sensées capitaliser et proposer LA solution, aux problèmes imaginaires devenus cause première: les partis politiques qui n’arrivent pas à suivre le rythme imposé par leurs commettants.

Le Gauchisme ou le Droitisme font illusion, n’ayant pas à prouver leurs discours, mais on voit bien que c’est bidon.

Il faut être indulgent, obligé de se disperser pour suivre le rythme, le « militant », chasseur cueilleur spécialisé, perd l'efficacité de la simplicité.

Il résulte de ce chaos, que rien n’est durablement organisable, et que le chaos lui-même devient un mode de gestion de la passivité énervée.

Périodiquement, les valeurs sures réapparaissent, le « climat » (quand la météo le permet) , la guerre, les droits des minorités, la pollution, les USA, mais il devient de plus en plus difficile de limiter le nombre des Drop Out, chaque élection prouve que la population suit de moins en moins, les injonctions culturelles des maîtres du Spectacle.

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