Cogner sans temps morts, tabasser sans entrave, l’extrême police vit ses passions.

La privatisation de l’Etat, et la transformation de ses cadres en DRH et Commissaires aux comptes des Cartels Economiques, entraîne mécaniquement la perte de contrôle des bureaucraties intermédiaires.

Le poisson, comme l’Etat pourrissent par la tête.

Et quand la tête a pourri, le reste se débrouille sans consignes.

Un canard sans tête peut courir quelques mètres, une police sans tête, peut encore cogner.

La dream team de Macron, aurait pu contrôler une police privatisée, il lui aurait suffit de menacer de ne plus la payer, mais est bien évidemment totalement désarmée, devant la prise d’autonomie des bureaucraties intermédiaires.

Elles sont totalement protégées par leur statut, et presque hors de contrôle des vrais maîtres de la « République ».

Seul LVMH peut leur donner des ordres, et les faire tenir tranquille, mais il limite son contrôle à sa zone d’influence.

Seul un comité de Salut Privé, rassemblant les commettants et principaux usufruitiers de l’Etat privatisé, pourrait désamorcer cette bombe.

Une situation équivalente existe aux USA, ou ils ont largement privatisé la police, l’armée et la justice, et remplacé leur contrôle bureaucratique, par un contrôle économique.

Mais tout n'est pas parfait et ça n’empêche pas totalement les bavures.
Embaucher des gens "sociologiquement près de leur cible",  présente quand même quelques défauts, mais avec ce système, on peut sévir cas par cas, sans plomber la totalité.

Quoi qu’il en soit, nous sommes ici, dans une situation intermédiaire, la privatisation de l’Etat ne peut pas être faite à moitié. 

Le gangstérisme économique, ne peut pas se passer du gangstérisme tout court, et la police à un rôle central pour garantir une prédation économique sans encombre.
La difficulté est de maintenir dans l'imaginaire public, une différence entre flics et voyous.
Et au niveau des modes d'intervention, ça devient de plus en plus compliqué

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