Privatisation de l'état VS étatisation de l'économie.

La finalisation du projet libéral de privatisation des états a eu pour conséquence directe, la fusion d’intérêts entre les bureaucraties politiques et des bureaucraties économiques.

La finalisation du projet libéral de privatisation des états a eu pour conséquence directe, la fusion d’intérêts entre les bureaucraties politiques et des bureaucraties économiques.

Cette consanguinité, était depuis Proudhon, à la base de la critique anarchiste (« Le Parlement est le Conseil d’Administration de l’Industrie »), mais été progressivement effacée, par la vision du monde bureaucratique marxiste et/ou libérale, qui voit dans l’état, et plus largement "l'Organisation", un simple instrument neutre.

Cette vision était obsolète dès avant sa formulation (la dénonciation de Proudhon date de 1848), mais elle a façonné un siècle de comportements « de gauche ».

Cette visibilité nouvelle, de la fusion des appareils de contrôle bureaucratique, a fait imploser les anciennes formes d’organisation de la passivité du plus grand nombre, de droite comme de gauche, et tout particulièrement l’escroquerie parlementariste.

L’autre conséquence étant, que la gauche devenait incapable de revenir sur le terrain de la lutte économique, sans nuire à ses propres intérêts de classe bureaucratique.
C’est tout le schéma centenaire de l’organisation de la passivité qui s’est effondré.


Les vieux chevaux de retour comme Negri, ne peuvent interpréter la révolte anti-bureaucratique que comme une réaction née d’un manque temporaire d’évolution des formes de conditionnement.

Mais c’est une erreur, la classe bureaucratique hybride, née de la fusion des deux bureaucraties finalement complémentaires, politiques et économiques, a vocation à devenir hégémonique, aucun retour en arrière ne lui est possible.

Et à nous non plus d’ailleurs.
Les GJ ne sont qu'un début.

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