Echec de l’Ubérisation du Service Public de la Superstition.

La loi d’armistice de 1905 avait échangé la paix religieuse, contre la budgétisation de la superstition.
 Légitimement, l'Islam réclame aujourd'hui, d'être, lui aussi, traité à la mesure de ses compétences, en terme de maintien de l'ordre philosophique bourgeois.

Echec de l’Ubérisation du Service Public de la Superstition.

La loi d’armistice de 1905 avait échangé la paix religieuse, contre la budgétisation de la superstition.

Les nouveaux rapports de force entre les « cultes », et l’affaiblissement de leur contrôle, par la superstition mère: l’Economie, ont rendu nécessaire un nouveau partage des prébendes républicaines.

L’Islam est bien entendu déjà largement financé, nationalement et internationalement, mais ce financement est concentré, entre les mains trois ou quatre bureaucraties, ignorant tout du principe libéral de ruissellement.

Les solutions, pour échapper au travail, et devenir une personnalité, sont peu nombreuses et très prospectées.

Si on joue mal au foot et/ou qu’on n’a aucun talent pour le Rap, il ne reste que devenir politicien ou leader charismatique, dans les deux cas, le bourre et bourre et ratatam, sacré ou profane, est assez facile à assimiler.
Avec la victoire des réseaux sociaux, l’actuelle ubérisation de la diffusion des histoires à dormir debout, conduit inévitablement à une escalade délirante, qui profite aux plus cinglés ou aux plus pervers.

Encadrer et contrôler les délires, est une question de survie, comme il l’a fait pour l’eschatologie météorologique, l’Etat doit reprendre l’initiative et contrôler toutes les prédications. 


Les arbitrages budgétaires sont en cours, mais on s’oriente vers une refonte du financement de la superstition, une forme de nationalisation.


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