Le Macronisme, comme fin de 72 ans de Social Démocratie.

Nous ne pouvions échapper aux conséquences "politiques", de la victoire mondiale du Totalitarisme Economique, les partis gérant le consensus Social Démocrate de 1945, se sont effondrés. Les "Verts" n'étaient qu'une assez minable tentative d'en colorer l'agonie.

En 1945, ce qui nous sert de "gauche", profitant de la relative faiblesse de la droite décomplexée,  et de celle des propriétaires du label social démocrate, pour cause de collaboration ou de retard à l'allumage, mais interdite de Révolution par Staline, n'a pu appliquer son programme d'amélioration sociale, qu'en utilisant les recettes mêmes de la social démocratie.
Ce que les entreprises ne voulaient, ou ne pouvaient pas, payer directement, leur été prélevé, par l'impôt ou l'impôt social, pour être collectivisé, et redistribué sous forme d'allocations diverses. Ca a bien sur, entraîné une explosion volumétrique, et une bureaucratisation accélérée, des outils, crées pour ces prélèvements et pour leur défense idéologique, ce fut l'âge d'or des "caisses", du fisc, des syndicats et du PC.
La "solution" à cette collectivisation étatique, d'une infime partie de la rente capitaliste, fut d'abord, une aggravation de la rente impérialiste, pour compenser ce qui était cédé ici, puis la délocalisation des appareils de production vers l'orient, et, conséquemment,  l'effondrement des ressources à redistribuer.
Effondrement aggravé encore, par l'extension du principe social démocrate, aux entreprises, qui ont réclamé d'être traitées par l'état, comme l'étaient les travailleurs, et qui ont rapidement bénéficié du même traitement, à base de subventions, et pour les plus grosses,  d'une véritable rente sous forme de  travaux et études inutiles surfacturés. 
Les entreprises et les travailleurs, ne pouvaient pas rester concurrents bien longtemps, et on a assisté avec Mitterrand et ses successeurs, à un jeu de vases communicants, vidant les ressources attribuées aux travailleurs, pour augmenter la part des entreprises.
Macron, c'est l'aboutissement de ça, et aucunement un saut qualitatif.
Les mésaventures des bureaucraties interchangeables qui se partagent la gestion de ce système, sont à interpréter à travers ce contexte.

L'écologie politique c'était l'application à l'écologie, du principe Social Démocrate.
C'est à dire demander à l'Etat, de mettre en œuvre ce qui doit être exigé par les populations.
L'écologie politique, travestissement bureaucratique social démocrate de l'écologie, s'est donc effondrée en même temps que toutes les autres formes de gestion bureaucratique social démocrates.
A l'effondrement général de ce que nous avons vécu depuis 1945, sous des habillages politiques divers, s'ajoute le pillage total de son fond de commerce catastrophiste, par toutes les autres bureaucraties politiques.
Ironiquement, après de nombreux échecs ou simples succès d'estime, c'est le succès de leur dernière prévision apocalyptique , qui entraîné la perte de l'écologie politique.
Le RC est désormais la clef de voute de tout discours bureaucratique, et les "Verts" sont incapable de surenchérir sur leur propre argument.
On est passé d'une production d'Art et d'Essai, à une Super Production, et les"Verts" se sont tout bonnement fait faucher leur scénario.
On retrouve là le mécanisme classique de digestion bureaucratique des avant gardes.
Ce qui fonctionne, échappe le plus souvent à son créateur, quand il tombe dans le domaine "public".
Comme pour le gauchisme (soit la "gauche" + 10%) , les tentatives de radicalisation sont vaines.
Sur ce fil même, les avertissements promettant un désastre +++,  plutôt qu'un simple désastre, pour essayer de revenir dans la course et récupérer la direction des opérations, ne font que renforcer les bureaucraties dominantes.
L'écologie ayant réussi son entrée tonitruante, et figurant désormais aux tous premiers rangs  dans les catalogues de mensonges bureaucratiques, il est devenu assez futile de la critiquer comme objet séparé, c'est bien l'effondrement du mythe Social Démocrate qu'il faut analyser et pas cette péripétie dérisoire. D'autant que c'est la deuxième fois que ça lui arrive, l'écologie du début du XX ème siècle, ayant été, de la même manière, et pour les mêmes raisons (son succès en Allemagne), phagocytée par le parti Nazi.

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