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Billet de blog 9 oct. 2012

Moscovicieux

  Pierre Moscovici est un clone de Dominique Strauss Kahn, un peu raté quand même, puisqu'il n'a pas réussi à épouser une riche héritière pour couvrir ses faux-frais… personne n'est parfait. 

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Pierre Moscovici est un clone de Dominique Strauss Kahn, un peu raté quand même, puisqu'il n'a pas réussi à épouser une riche héritière pour couvrir ses faux-frais… personne n'est parfait.

Mais pour le reste, tout y est : longtemps vice-président du lobby des grands patrons, le Cercle de l'Industrie, créé par son mentor érotomane, il y fréquentait Maurice Levy, le patron de Publicis qui a les banquiers de New-York dans sa poche, mais aussi Thierry Peugeot, le président du directoire de PSA, que l'on connaît pour son sens des mauvaises affaires et son goût pour la distribution de dividendes généreux aux détriment de la bonne santé de son entreprise.

Et comme Moscovici est un élu de Montbéliard et du Doubs, (canton de Sochaux) il entretient les meilleurs rapports avec la famille Peugeot. Il faut dire que l'ami des industriels exilés fiscaux en Suisse est aussi le président national de l’Association des collectivités et sites de l’industrie automobile (Acsia)… forcément, ça crée des liens.

Certaines mauvaises langues pourraient s'émouvoir que le percepteur en chef de la France soit ami avec des exilés fiscaux. Mais ne cherchons pas de conflits d'intérêts chez Pierre Moscovici : celui-ci ne possède pas d'actions PSA, il collectionne juste celles de Total, Air Liquide et Pernod Ricard.

Pas de conflit d'intérêt non plus avec Pigasse, le banquier de Lazard. S'il s'est fait conseiller par ce "banquier de gauche" c'est juste pour torpiller le projet de la Banque publique d'investissement. Son collègue Montebourg voulait en faire un fonds d'investissement ambitieux à destination des PME, doté de 200 milliards (ce qu'empruntent les petites entreprises chaque année), mais l'ami du grand capital a tranché… ce sera 30 milliards, et cet organisme ne sera que le regroupement de ce qui existe déjà (Oséo, CDC, FSI…), on peut imaginer que l'exemple de Pôle emploi aura démontré tout l'intérêt de ce genre de manœuvre.

Mais soyons justes, Moscovici aime les petites entreprises… la meilleure preuve est qu'il s'est empressé de répondre aux exigences des "pigeons" internautes. Imposer les revenus du capital comme ceux du travail n'était qu'une promesse qui ne devait durer que le temps de l'élection présidentielle, et le ministre n'attendait qu'un mot des colombophiles pour baisser son pantalon, avec le sourire. Comment refuser de rendre service à Carlos Diaz, à l'origine du mouvement, un exilé fiscal lui aussi, qui est installé en Californie et aurait vendu sa société 20 millions d'euros.

Ah ces belles promesses de campagne, cette justice, cette équité qu'on nous servait il y a quelques mois… Le percepteur en chef de Bercy a une belle vision de la justice. Par exemple est-il juste que les français les plus riches, ceux soumis à l'impôt, ne puissent pas y échapper eux aussi, comme les plus pauvres ? Certains se souviennent de la promesse n° 15 du candidat social-démocrate à la présidentielle : supprimer 29 milliards de niches fiscales… Quelle bonne blague !

Sur France 2, hier soir, on apprenait que celles-ci permettaient en 2012 de soustraire 70,9 milliards d'euros à l'impôt, et qu'en 2013 le magicien de Bercy les ferait passer à 70,8 milliards. Voilà qui est juste et équitable.

Payer des impôts, quand on gagne beaucoup d'argent,  c'est mal… les sociaux démocrates nous le font chaque jour bien comprendre.

Chouette ! Heureusement qu'on a pas élu des socialistes.

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