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Billet de blog 12 juillet 2010

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Mes chers compatriotes...

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Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

• DP : Bonsoir monsieur le Président, vous avez voulu vous exprimer ce soir au sujet de l’affaire en cours, celle qui éclabousse votre ministre Eric Woerth...

 

NS : Je voudrais dire à tous nos compatriotes, m’sieur Pujadas, que je suis en train de mettre en place une république irréprochab’. C’est pour ça que face à cette campagne de calomnies sans précédent, j’ai décidé de rentrer dans le jeu des subversifs, et que des enquêtes ont été menées par la justice et les services administratifs. En toute transparence, m’sieur Pujadas, en toute indépendance. Nous on a rien à cacher.

Et elle disent quoi ces enquêtes ? Hein ?

 

Et bien elles blanchissent monsieur Woerth, ou elle mettent en évidence les mensonges de ceux qui sont manipulés par l’opposition.

 

Voilà la vérité m’sieur Pujadas. Il n'y en pas d'autre.

 

• Mais monsieur le Président, la question du conflit d’intérêt de monsieur Woerth, comme trésorier de l’UMP ?

 

Vous savez, ça commence à bien faire ces calomnies sans queue ni tête, ces mensonges de journalistes. Je dis pas ça pour vous m’sieur Pujadas, j’me permettrai pas, mais qui j’veux dire,, qui organisent une campagne diffamatoire sur , en toute impunité, au mépris de la plus élémentaire décence.

 

Et bien je vais vous dire m’sieur Pujadas, les Français en ont assez. Si vous croyez que c’est rendre service à votre profession que d’insinuer des mensonges diffamatoires, et bien non, parce que les Français sont des gens intelligents. Les Français, quand ils se lèvent tôt le matin pour se battre contre la crise, pour assurer leur av’nir, m’sieur Pujadas... leur av’nir... et ben ça les intéresse pas les ragots.

 

Mais franchement, vous croyez pas qu’il y a de vrais problèmes à traiter ? Vous croyez que les ministres n’ont pas autre chose à penser, que ces allégations politiciennes ?

C’est tout d’même incroyab’ ! Alors que nous traversons la pire crise de l’histoire de l’humanité (et je pèse mes mots m’sieur Pujadas) on ne s’occupe que de la vie privée de ceux qui relèvent la France. Vous savez m’sieur Pujadas, nous on travaille 18 heures par jour pour sauver not’ pays, alors comme on dit : “les chiens aboient et la caravane passe”.

 

• vous sont défavorables en ce moment monsieur le Président, qu’avez vous à dire à ceux qui nous écoutent, allez vous remanier le gouvernement ?

 

Mes chers compatriotes, J'ai à vous dire. De plusieurs régions de France, je sens se lever depuis quelques semaines un vent mauvais. L'inquiétude gagne les esprits, le doute s'empare des âmes. L'autorité de mon gouvernement est discutée ; les ordres sont souvent mal exécutés. Nos difficultés intérieures sont faites surtout du trouble des esprits : ce n'est pas moi qui vous bernerai par des paroles trompeuses. Je hais les mensonges qui vous ont fait tant de mal. La terre, elle, ne ment pas. Elle demeure votre recours. Elle est la patrie elle-même. Un champ qui tombe en friche, c'est une portion de France qui meurt. Une jachère à nouveau emblavée, c'est une portion de la France qui renaît.

 

. Il ne peut donner que ce qu'il reçoit. Comptez, pour le présent, sur vous mêmes et, pour l'avenir, sur vos enfants que vous aurez élevés dans le sentiment du devoir. Nous avons à restaurer la France. Montrez-la au monde qui l'observe, dans tout son calme, tout son labeur et toute sa dignité. Notre défaite est venue de nos relâchements passés. L'esprit de jouissance détruit ce que l'esprit de sacrifice a édifié. C'est à un redressement intellectuel et moral que, d'abord, je vous convie. Français, vous l'accomplirez et vous verrez, je vous le jure, une France neuve sortir de votre ferveur.

 

Tous les Français, ouvriers, cultivateurs, fonctionnaires, techniciens, patrons ont d'abord le devoir de travailler, ceux qui méconnaîtraient ce devoir ne mériteraient plus leur qualité de citoyen. Mais ont également droit aux travail. On conçoit aisément que, pour assurer l'exercice de ce droit et la sanction de ce devoir, il faille introduire une révolution profonde dans tout notre vieil appareil économique.

 

Le problème du gouvernement dépasse donc en ampleur le cadre d'un simple remaniement ministériel. Il réclame, avant tout, le maintien rigide de certains principes. L'autorité ne vient plus d'en bas ; elle est proprement celle que je confie, ou que je délègue. Je sais par métier ce qu'est la victoire : je vois aujourd'hui ce qu'est la défaite. J'ai recueilli l'héritage d'une France blessée ; cet héritage, j'ai le devoir de le défendre en maintenant vos aspirations et vos droits.

 

• Ah, vraiment monsieur le Président, je crois qu’on ne pouvait pas mieux dire.

 

Merci m’sieur Pujadas, c’est que l’histoire retiendra.

 

Vive la République, vive la France !

NB : Mention légale : Ce billet n'est qu'un pamphlet n'ayant rien à voir avec la réalité, et si certains passages se réfèrent aux discours du maréchal Pétain, ce n'est évidemment pas dans une démarche diffamatoire, mais comme un exercice de style montrant les limites de la xyloglossie. Que ceux qui se sentent offensés par ce texte sachent que ce n'est nullement l'intention de l'auteur, qui se place plus sur le plan littéraire que sur celui de la polémique politicienne (ce qui serait utliser des méthodes dignes d'une presse d'un autre âge, que l'auteur de ce texte réprouve).

L'auteur conseille vivement a ses lecteurs de soutenir le pouvoir en place, son idéologie et son chef.

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