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Billet de blog 13 juin 2009

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Eric, le blogueur citoyen, m'interpelle sur l'avenir du Parti socialiste.

Que ce soit Benoît Hamon ou Arnaud Montebourg, les "rénovateurs" du PS comprennent que la richesse de la gauche c'est sa diversité, mais aussi son unité.
Le PS n'est plus la seule voix de la gauche, et il faut en tenir compte. Alors que Montebourg plaide pour l'orgnisation de "grandes primaires populaires" ouverte à tous les militants et sympathisants, Hamon appelle à un rassemblement de la gauche, à travers une offre susceptible de "bâtir une maison commune"(l'idée d'un front populaire a été soulevée dès le 2 juin par Cambadélis, ainsi que par Paul Quilès et Marie-Noelle Lienemann). De son côté Moscovici lance une pétition pour l'organisation des primaires.

D'autre part, selon un sondage Ifop qui sera publié dans le journal Sud-Ouest dimanche 14 juin, 54% des Français se déclarent favorables à une fusiondu PS avec d'autres partis pour créer un grand parti de gauche.

Le piège du scrutin a un tour a traumatisé le PS. Sur un suffrage à 2 tours, logiquement, le rassemblement se serait fait plus ou moins à l'avantage de la gauche et de son premier parti.
Là où l'Ump a phagocyté les droites dans un grand parti à la voix unique, sans réserve de voix, la pluralité de la gauche exprime la démocratie. Mieux vaut la laisser s'exprimer et la fédérer plutôt que de la contraindre à s'adapter à un moule.

L'alliance de ces diversités dans un front uni est la seule chance de renverser le sarkozysme. Pour les régionales, une des élections les plus importantes puisque la région gère notre quotidien social, comme pour la présidentielle ou les législatives.

Au lieu de se combattre, les courants d'idées doivent s'épauler, et l'exercice du pouvoir doit être partagé. C'est la fin de l'hégémonie du PS, mais l'émergence d'une force plurielle. Montebourg pense qu'il y a un fond commun a définir, autour duquel un rassemblement large est possible.
Il cite avec élégance la rose et le réséda d'Aragon :
"Quand les blés sont sous la grêle, Fou qui fait le délicat, Fou qui songe à ses querelles, Au coeur du commun combat".

Un sacré bordel à gérer quand même, si vous voulez mon avis.

Un article du rimbusblog

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