PSA : 450 millions consacrés à la rente

 Suite à l'annonce de 8000 suppressions de postes à PSA, Arnaud Montebourg, le ministre du redressement productif, a répondu aux questions de David Pujadas, hier soir sur France2.

 

Suite à l'annonce de 8000 suppressions de postes à PSA, Arnaud Montebourg, le ministre du redressement productif, a répondu aux questions de David Pujadas, hier soir sur France2.

Lors de cette interview, le ministre a tenu à indiquer l'inquiétude du gouvernement mais sa détermination sur ce dossier:

"La nation toute entière est choquée (…), c'est un tremblement de terre pour l'économie française. Nous n'accepterons pas en l'état le plan [social de PSA]."

Arnaud Montebourg a annoncé qu'un expert indépendant avait été nommé et qu'il devrait vérifier, en liaison avec les représentants des salariés, que le plan social était justifié et strictement proportionné aux problèmes économiques que traverse le groupe.

Il ne manque pas de s'interroger sur le fait que Peugeot a distribué en 2011 250 millions d'€ à ses actionnaires sous forme de dividendes, et a racheté ses propres actions pour 199 millions.  

 

Soit presque 450 millions consacrés à la rente… 

 

Le salaire de Philippe Varin, ‪le dirigeant de Peugeot (1,3 millions € en 2011) semble presque dérisoire, comparativement.
Ce dernier ne manque pas de demander une baisse "massive" du coût du travail en France. Ce capitaine d'industrie, qui est le premier responsable de la situation catastrophique de son entreprise, pourrait s'appliquer ce principe à lui-même. Plus d'un million de salaire pour un tel résultat, tout cela laisse rêveur.

Jean-Marc Ayrault, lui a répondu sans détour :
"Ce serait un peu facile que le PDG de cette entreprise se défausse en disant: 'traitez le problème du coût du travail et tout sera résolu'… Pourquoi cette annonce maintenant?", s'est interrogé le Premier ministre. "Est-ce que cette situation n'était pas connue déjà depuis plus longtemps, voire un an, voire deux ans? Pourquoi cette situation s'est dégradée alors que l'Etat (...) a versé 4 milliards d'euros à ce groupe industriel. Quel a été le rôle de l'actionnaire, notamment de la famille Peugeot?"

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