Affiche de Rich Waldrep pour la NSA - Aquarelle, 2004
Aujourd'hui s'est tenue au Palais de l'Elysée une réunion majeure pour planifier la future politique sécuritaire du pays, à quelques jours du scrutin électoral européen.
Elle est articulée selon trois axes directeurs :
La loi Loppsi qui doit fliquer Internet et favoriser la vidéosurveillance.
Ce projet de loi, censé aider la police à lutter contre la cybercriminalité permettrait aux autorités de placer des mouchards informatiques dans des ordinateurs de suspects impliqués dans des affaires de terrorisme (mais nous sommes tous des Julien Coupat en puissance).
On peut ajouter qu'il interdit l'anonymat (puisque l'usurpation d'identité constitura un délit) et ouvre la porte à la censure, par FAI interposé. De plus il fait passer l'intégralité de l'Internet sous contrôle du ministère de l'Intérieur. Une légalisation de l'ouverture du courrier d'une certaine manière... la création d'un fichier informatique appelé Périclès avec pour vocation d'effectuer des rapprochements entre les différents fichiers judiciaires déjà existants, élargi à de nouvelles informations.
Hadopi n'était qu'un hors d'œuvre ! Un peu comme Hadopi, Loppsi pourrait passer devant le parlement en procédure d'urgence pendant les vacances. Sans faire trop de bruit, ce projet de loi pourrait achever de changer la donne du web français.
La poursuite de la mise en place de la gendarmerie sous le contrôle du ministère de l'Intérieur.
La création de la police d’agglomération donnera au préfet de police l’ensemble des compétences qui relèvent de la sécurité publique pour Paris, les Hauts-de-Seine, la Seine-Saint-Denis et le Val-de-Marne. Cette expérience sera appliquée dans d’autres agglomérations en fonction des besoins. D’ores et déjà, dans chaque département, le préfet constituera un état-major de la sécurité regroupant les principales autorités concernées et les réunira mensuellement pour définir la politique publique en matière de sécurité.
Les mesures d'action publique opportunistes : sanctuarisation des établissements scolaires (éventuellement avec des portiques de détection), lutte contre les bandes, mais aussi mise en place des tableaux de bord mensuels départementaux de la délinquance, impliquant les procureurs et les inspecteurs d’académie, qui donneront lieu à un rapport mensuel au Parlement élaboré par les ministres de l’Intérieur, de la Justice et de l’Éducation nationale.
Sources : UMP fédération de la Nièvre, Sarkofrance, Blog de Jean-Michel Planche, Cnet France