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Billet de blog 13 mars 2022

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Le révélateur ukrainien

Une invasion condamnable sur tous les plans : violations de l’intégrité territoriale d’un pays souverain, bombardements de civils ... Les morts, les blessés, les destructions … La paix ne viendra pas si les problèmes politiques essentiels ne sont pas abordés "Pour pouvoir arrêter cette guerre, il faut comprendre les antécédents qui l'ont rendue possible. »

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Le révélateur ukrainien

Cela fait deux semaines que la Russie a envahi l’Ukraine. Une invasion condamnable sur tous les plans :violations de l’intégrité territoriale d’un pays souverain, bombardements de civils... Les morts, les blessés, les destructions, plus de 2,5 millions de réfugiés et autant de déplacés au sein de l’Ukraine, les familles qui cherchent où fuir… La protection des civils par des corridors humanitaires et surtout un cessez-le-feu à instaurer d’urgence pour que cesse cet enfer dans lequel des millions de civils sont plongés. Les troupes russes doivent se retirer. L’Ukraine doit retrouver sa pleine souveraineté et une sécurité pleinement garantie. 

Les antécédents de la guerre et l’expansion de l’OTAN

Mais la paix ne viendra pas si les problèmes politiques essentiels ne sont pas abordés et en premier lieu celui de l’extension constante de l’OTAN malgré la dissolution de l’URSS et du Pacte de Varsovie. Soyons clairs, cela ne justifie d’aucune manière l’invasion de l’Ukraine par la Russie ni les atrocités commises.

L’extension est voulue par les Etats-Unis qui craignaient que, sans l’existence de danger soviétique, l’Europe et la Russie forment un ensemble qui échappe à leur tutelle[1].

Comme le dit Andreï Makine : « À force de répéter des évidences, on ne propose absolument rien et on en reste à une vision manichéenne qui empêche tout débat et toute compréhension de cette tragédie. On peut dénoncer la décision de Vladimir Poutine, cracher sur la Russie, mais cela ne résoudra rien, n'aidera pas les Ukrainiens. Pour pouvoir arrêter cette guerre, il faut comprendre les antécédents qui l'ont rendue possible. »[2][3]

Très clairement la Russie a fait connaître son refus catégorique de voir les forces de l’alliance atlantique, l’OTAN, à sa frontière et des missiles installés à quelques minutes de vol de Moscou. Il n’est pas difficile de comprendre ce refus russe qui concerne particulièrement l’Ukraine et la Géorgie, il suffit de se rappeler les menaces nucléaires brandies par Kennedy contre l’installation de missiles soviétiques en 1962 à Cuba. Ce qui serait compréhensible pour l’un serait inacceptable pour l’autre ?

D’autant que le journal allemand Der Spiegel et d’autres ont confirmé l’existence d’un engagement de Washington et des puissances occidentales, lors de la réunification allemande, à ne pas étendre l’OTAN vers l’Est. Certes ce n’était pas un traité ou un accord en bonne et due forme.

De très nombreuses personnalités aux EU ont depuis longtemps alerté sur le risque de se heurter à la Russie si l’on s’obstinait en ce sens[4]. Citons un ancien ambassadeur des États-Unis en Russie, Jack Matlock qui écrivait peu avant l’invasion : « puisque la principale exigence de Poutine est l’assurance que l’OTAN ne prendra pas de nouveaux membres, et en particulier pas l’Ukraine ni la Géorgie, il est évident que la crise actuelle n’aurait pas eu lieu s’il n’y avait pas eu d’expansion de l’Alliance après la fin de la guerre froide, ou si l’expansion s’était faite en harmonie avec la construction d’une structure de sécurité en Europe qui incluait la Russie ». Et il poursuivait, concluant que la crise « peut être facilement résolue par l’application du bon sens… Selon toute norme de bon sens, il est dans l’intérêt des États-Unis de promouvoir la paix et non le conflit. Essayer de détacher l’Ukraine de l’influence russe — le but avoué de ceux qui ont agité les révolutions de couleur — était une course folle et dangereuse. Avons-nous si vite oublié la leçon de la crise des missiles de Cuba ? ».

Les EU, avec qui la Russie négociait considérant que l’Ukraine n’était pas décisionnaire, ont préféré ignorer ces demandes sécuritaires. Il n’y fut en tout cas jamais répondu positivement. 

L’hégémonie mondiale des EU a fait son temps

Les EU se trouvent face à une situation nouvelle depuis plus d’une décennie. Sortie gagnante de la confrontation avec l’URSS elle avait crû que l’histoire était finie et que son hégémonie mondiale durerait jusqu’à la fin des temps avec un camp occidental dominant le monde depuis quelques siècles. Mais ce film, digne des happy end hollywoodiens, n’a pas eu le succès escompté. La Chine deviendra bientôt la première puissance économique mondiale malgré toutes les entraves étatsuniennes : boycotts, taxations, sanctions de toutes sortes … Plus profondément c’est l’ensemble des pays en développement qui voient leur poids dans le monde augmenter. Et l’on assistait à un renforcement du lien entre la Russie et la Chine du fait des sanctions entreprises contre l’un et l’autre. Pas question donc de céder à la Russie : affaiblir drastiquement la Russie pour pouvoir mieux « s’attaquer » à la Chine que les EU considèrent comme la principale menace à leur hégémonie. 

L’instrumentalisation des « valeurs »

La bataille se mène aussi sur le terrain des « valeurs », au nom de la démocratie et des droits de l’homme contre la dictature, et pour le droit international contre l’agression.

Les grandes ou moyennes puissances invoquent ces valeurs uniquement lorsque ça les arrange pour avoir le soutien et la mobilisation de l’opinion publique. Puis les « oublient » quand ça les arrange, quand la violation du droit ne doit pas être combattue. Le droit international, la démocratie, les droits de l’homme sont tout simplement instrumentalisés. Utilisés à « géométrie variable » ils servent d’instruments de pression. Faut-il se laisser instrumentaliser ?

Se battre pour le respect et l’application de ces valeurs ne peut se faire avec de tels partenaires, en fait on ne mène pas la même bataille. On ne défend pas les mêmes intérêts ni les mêmes principes. Dire Non à l’invasion de l’Ukraine ou dire Non à cette invasion ET refuser l’OTAN, son expansion ou mieux son maintien, ce n’est pas la même chose. On ne construit pas la même opposition.

Dans ce combat doit-on « oublier » les violations du droit commises ailleurs ? Doit-on écouter sans broncher une journaliste de France24 déclarer avec conviction qu’à notre époque « on n'aurait jamais pensé qu'un état souverain attaque un autre état souverain » ? On croit rêver, est-il possible qu’une journaliste n’ait jamais entendu parler de l’Irak ou de l’Afghanistan etc. ? Ou est-ce que ces pays ne sont pas considérés comme ayant droit à la souveraineté ?[5]

En une semaine la Cour pénale internationale a ouvert le dossier des crimes de guerre en Ukraine par Poutine. Mais dans la salle d’attente il ne devrait pas y avoir d’abord Georges W. Bush . Netanyahou ? et bien d’autres. Quel respect peut-on accorder à une institution judiciaire sachant qu’elle est complètement instrumentalisée par les états les plus puissants ? Est-on dans la force du droit ou dans le droit de la force ? 

Viser à l’effondrement de l’économie russe ?

Le camp occidental a décidé de ne pas se lancer dans l’affrontement militaire direct contre l’invasion russe malgré certains pyromanes qui y poussent. Reste l’arme des sanctions économiques. C’est la voie qui a été prise, viser fortement les milliardaires russes, saisir leurs biens. Mais avec une volonté dangereuse de destruction de l’économie russe. Bruno Le Maire a parlé de guerre économique puis s’est rétracté après une remarque de Medvedev. C’est pourtant cela qu’il a en tête lorsqu’il déclare ; « Nous allons provoquer l’effondrement de l’économie russe » ou encore, «d’arme nucléaire financière» en parlant de l’exclusion de banques russes de la plateforme SWIFT. L’Europe n’a pas  intérêt à cet effondrement ni à la rupture totale vers laquelle la pousse les EU, qui y trouvent leur intérêt économique et politique.

Un scénario du type Irak est-il envisagé ? Un sénateur républicain a appelé à assassiner Poutine.La plupart des pays en développement et émergents ne participent pas au boycott bien qu’ayant voté majoritairement la condamnation de l’invasion russe[6]. Pour beaucoup c’est un problème occidental. Beaucoup savent bien que si la Russie « tombe » leur marge de manœuvre de résistance aux pressions occidentales se réduira sensiblement. Alors qu’aujourd’hui ils peuvent davantage faire prévaloir leurs intérêts en mettant en concurrence des puissances rivales. Ce n’est pas le racisme ouvertement et parfois violemment exprimé à l’encontre des réfugiés noirs ou « basanés » qui les aura convaincus de s’engager. Le monde islamique a été tellement maltraité, humilié qu’on voit mal ces pays se mobiliser pour le camp occidental[7]. La déclaration de notre président lue par M. Castex au diner du CRIF le 24 février, alors qu’on nous parlait du droit international pour l’Ukraine, reconnaissait Jérusalem capitale éternelle du peuple juif. Exit les Palestiniens et la Palestine. A qui fera-t-on croire qu’il y a égalité de traitement, que le droit international préside vraiment aux décisions ? Que dire de la déclaration du président de l’Ukraine après le bombardement israélien de la bande de Gaza en mai 2021, affirmant que la seule tragédie à Gaza était celle subie par les Israéliens.[8]Reste que la sévérité des sanctions occidentales entraînera une crise mondiale, annoncée par le FMI[9], dont toutes les conséquences ne sont pas encore perçues : réduction du taux de croissance prévu, forte inflation particulièrement sur les matières premières, désorganisation des circuits d’approvisionnement et des échanges financiers. Les pays du Sud la subiront de plein fouet avec l’insécurité alimentaire et son cortège de famines. Les Etats-Unis s’en sortiront le mieux, on le voit déjà par l’afflux des capitaux vers le dollar, valeur refuge des marchés financiers. Sans compter que la rupture de liens économiques UE–Russie profitera quasi exclusivement aux EU. Sous la pression des EU, l’UE se sanctionne elle-même. Les sanctions qui se répercuteront sur les peuples ou qui provoquent une crise mondiale n’arrangeront rien et ne feront pas plus reculer la Russie.La Chine comme d’autres a confirmé maintenir sa coopération avec la Russie, y compris les grands projets, sans se plier aux injonctions étatsuniennes.

L’importance considérable des sanctions économiques conduiront de toutes façons à un profond remodelage de l’économie russe et de celle de l’UE. Un découplage énorme qui mettra du temps, de part et d’autre, à trouver son nouveau point d’équilibre. Au vu des défections considérables des compagnies étatsuniennes dans le secteur du numérique et des attaques précédentes contre les compagnies chinoises par les EU, il faut s’attendre au développement en parallèle de deux « mondes » numériques distincts. Et une dédollarisation avec développement important des systèmes de paiement (concurrents de Swift) existants en Chine, Russie.[10]

 Une censure plus que partisane

La France a interdit tous médias supposés liés à l’Etat russe dont RT-France, le plus connu. L’UE a étendu cette censure sur tout son territoire. RFI et France 24 ne sont-ils pas des médias d’Etat ? En tout cas on est abreuvé par les positions politiques du Ministère des affaires étrangères, présentées comme des informations.Youtube se joint à la « fête » : le blocage des médias financés par Moscou va s'appliquer dans le monde entier.Sur des chaînes télévisées, en France notamment, on débat froidement de l’assassinat possible de Poutine. Plus encore, Facebook autorise « temporairement » les appels à la haine et au meurtre contre l’armée russe et Poutine, même du groupe néo-nazi Azov. On avait la censure, on a maintenant les néonazis en prime, invités sur Facebook pour désigner des cibles[11]. Les autorités judiciaires et politiques n’ont-elles rien à dire ?

Pourquoi n’a-t-on rien vu de comparable lors de l’agression de l’Irak par Georges Doubleyou ? On n’ose penser que cela tienne à la situation hégémonique des EU nous qui croyons à la déontologie journalistique.

Y a-t-il des journalistes dans « l’avion » pour réagir ? Certains se sont rapidement manifestés. Bravo pour leur courage d’autant qu’ils ne sont pas nombreux dans cette période de maccarthysme triomphant. Et les autres ?

On savait ce que pouvait notre classe dominante. Maintenant on est fortement averti, l’avenir sera à la censure, associations comme médias. Coluche a dit cela avec son humour philosophe : « on ne peut pas dire la vérité à la télévision, il y a trop de gens qui regardent ».

Et que dire de la vague xénophobe anti-russe, délirante, qui a déferlé sur le monde sportif et culturel ? Elle ne vaut pas mieux que les remarques racistes de certaines chaînes de télévision sur le mode « ceux-là ne sont pas des syriens ou afghans ils sont comme nous, blancs, yeux bleus, chrétiens ». Ce sont ces médias, non censurés, qui prétendent définir les normes de la civilisation ? Lamentable.

Ce n’est en tout cas pas cette xénophobie délirante, ces appels aux meurtres qui aideront le peuple ukrainien ou les courageux pacifistes russes[12] qui osent manifester pour la paix et pour le retour des troupes russes malgré la répression que leur inflige Poutine. 

Aucune des deux parties n’écrasera l’autre, la solution est politique

Divers pays se proposent comme médiateurs pour faire avancer les solutions politiques. Le président de l’Ukraine accepte de parler de l’autonomie du Donbass et de la non-adhésion à l’OTAN. Le président russe dit qu’on note des avancées mais les bombardements se poursuivent, toujours aussi meurtriers et destructeurs. Le président ukrainien note également des avancées positives. Nous verrons, tout en espérant qu’il y ait le plus vite possible un cessez-le-feu.

Le France et l’Allemagne ont demandé à la Chine sa médiation. L’Europe se mobilise pour aider l’Ukraine et les ukrainiens tout en essayant de faire avancer les médiations, il appartient à l’UE de ne pas laisser les EU diriger les affaires en la matière[13]. Encore faudrait-il que les EU ne jouent pas à augmenter les tensions, à pratiquer la surenchère à 10.000 kms du champ de bataille. Comme s’ils voulaient que ça dure suffisamment pour épuiser la Russie économiquement et militairement. Mais sans qu’ils soient impliqués directement.

En attendant, encore des morts et des enfants marqués par l’horreur.

Robert Kissous, économiste & militant

11 mars 2022

Visitez mon blog  https://blogs.mediapart.fr/rk34/blog

[1] Paul-Marie de la Gorce https://www.monde-diplomatique.fr/1999/04/LA_GORCE/2894

[2] Andreï Makine   https://www.lefigaro.fr/vox/monde/andrei-makine-pour-arreter-cette-guerre-il-faut-comprendre-les-antecedents-qui-l-ont-rendue-possible-20220310

[3] Documentaire de Paul Moreira 2016  https://www.youtube.com/watch?v=VLXtWfTcLC4

[4] Noam Chomsky https://www.revue-ballast.fr/ukraine-le-regard-de-noam-chomsky/

[5] Hubert Vedrine  https://www.lopinion.fr/politique/hubert-vedrine-dominateur-loccident-est-devenu-manicheen

[6] Pierre Conesa  https://www.facebook.com/umuvugakuriTV/videos/685832335892770

[7] Indonésie  https://www.rfi.fr/fr/asie-pacifique/20220310-en-indon%C3%A9sie-un-surprenant-engouement-musulman-pour-vladimir-poutine

[8] Ilan Pappe  https://acta.zone/ilan-pappe-quatre-lecons-de-la-guerre-en-ukraine/

[9] FMI  https://news.bitcoin.com/imf-warns-ongoing-war-in-europe-will-have-a-severe-impact-on-the-global-economy/

[10] Le grand découplage  https://www.energyintel.com/0000017f-797c-df49-abff-fffdd6cf0000

[11] Facebook autorise  https://lecourrierdesstrateges.fr/2022/03/12/facebook-autorise-temporairement-les-appels-a-la-haine-et-au-meurtre-contre-larmee-russe-et-poutine-meme-du-groupe-neo-nazi-azov/

[12] Andreï Makine   https://www.lefigaro.fr/vox/monde/andrei-makine-pour-arreter-cette-guerre-il-faut-comprendre-les-antecedents-qui-l-ont-rendue-possible-20220310

[13] Dominique de Villepin  https://www.youtube.com/watch?v=XtdeGzLa9xM

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