La nécessaire solidarité internationale avec les personnes LGBT du monde entier

La célébration de la Journée Mondiale contre les LGBTphobies, fixée depuis 2004 au 17 mai, nous amène à lancer un appel pour plus de solidarité avec les personnes LGBT du monde entier qui luttent pour leurs droits. Cet appel est signé aujourd'hui par des personnes et des organisations très diverses. Un mouvement de solidarité se dessine t il?

La nécessaire solidarité avec les personnes LGBT du monde entier

Depuis 2005, la Journée mondiale contre les LGBTphobies est célébrée  le 17 mai pour commémorer la décision de l’Organisation Mondiale de la Santé, le 17 mai 1990, de ne plus considérer l’homosexualité comme une maladie mentale et pour soutenir les luttes menées dans le monde entier contre les violences homophobes et transphobes et pour les droits des personnes LGBTI+. 

Cela fait donc 30 ans aujourd’hui que l’on ne doit plus considérer les personnes homosexuelles comme des personnes à soigner. Mais cette reconnaissance de l’homosexualité comme une autre sexualité n’est pas acceptée par tou.te.s. Aujourd’hui dans notre pays des médecins et des thérapeutes, activistes au sein de groupuscules anti LGBT, prétendent toujours soigner l’homosexualité. Dans un très grand nombre de pays l’homosexualité et la transidentité sont illégales et les personnes LGBT subissent des discriminations et des violences, jusqu’au meurtre, y compris dans leur famille.

Cette journée a pour but de promouvoir des actions de sensibilisation et de prévention pour lutter contre l'homophobie, la lesbophobie la biphobie et la transphobie. Pour nous aujourd’hui nous voulons attirer l’attention sur la nécessaire solidarité internationale pour soutenir les personnes lesbiennes, gays, bi , trans et intersexes dans les pays où elles subissent des violences et ne peuvent bénéficier du soutien de la loi.

Cette journée est célébrée dans plus de 130 pays. Dans beaucoup de pays ceux et celles qui l’animent peuvent être menacé.e.s. Souvent elle doit être quasi clandestine. 

En France, nous devons continuer le combat pour faire reculer les violences homophobes et transphobes. Nous souhaitons par exemple que 2020 soit l’année de la légalisation de la PMA pour toutes et de l’interdiction des thérapies de conversion.

En Europe, nous espérons que l’Union Européenne apportera son soutien au mouvement LGBT dans des pays confrontés à des gouvernements hostiles, comme en Hongrie et en Pologne notamment.

Dans beaucoup de pays les défenseurs des droits des personnes LGBT prennent des risques pour faire changer les mentalités et les lois. Nous devons les soutenir dans leur combat pour faire reconnaitre que la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme s’applique aux personnes LGBT.

Nous demandons à notre ministère de l’Europe et des Affaires étrangères d’être plus actif pour soutenir les mouvements LGBT dans le monde entier et plaide, à chaque fois que cela est possible, pour la dépénalisation universelle de l’homosexualité et la reconnaissance de la transidentité. Nous demandons aux entreprises françaises qui ont des activités à l’étranger de faire savoir qu’elles accueillent les salarié.e.s et les client.e.s quelle que soit leur orientation sexuelle ou leur identité de genre. Nous souhaitons que les associations de développement international reconnaissent qu’elles ont un rôle à jouer pour refuser les propos et les gestes lgbtphobes. Nous encourageons l’Organisation des Nations Unies à renforcer leur action dans le sens tracé par l’ancien Secrétaire général, monsieur Ban Ki Moon, en 2012 

Tant qu’un si grand nombre de pays refuseront l’égalité des droits pour les personnes LGBTI+, il y aura des personnes, toujours plus nombreuses, qui seront prêtes à risquer leur vie pour venir dans des pays où ils pourront vivre leur vie affective et sexuelle. Nous devons leur accorder l’asile et soutenir les associations qui leur apportent de l’aide pour leur insertion dans notre pays.

L’enjeu est fort pour le respect des droits humains. Il est fort aussi pour la paix dans le monde car l’incompréhension qui existe sur la question des droits des personnes LGBT est source de tensions entre les pays, comme elle est source de tensions dans notre pays. Cette incompréhension crée un fossé entre les cultures et perturbe le dialogue entre les peuples. Elle alimente les extrémismes et les fanatismes, souvent au nom des religions. 

Nous nous réjouissons que l’année passée ait vu la création d’un réseau international francophone des associations LGBT. Nous souhaitons que ce réseau Egides puisse apporter rapidement un soutien au mouvement LGBT dans les pays francophones.

Le thème 2020 de la journée mondiale est « Brisons le silence ». Il nous faut être entendu.e.s de manière à ce que nos sœurs et nos frères LGBTQI qui dans le monde entier ne peuvent pas s’exprimer, reçoivent notre message d’espoir et de solidarité.

 

Robert SIMON, président de Solidarité Internationale LGBTQI

Ariel Djessima-Taba, président de Afrique Arc en Ciel

Gloria Pourpre, présidente, fondatrice et porte parole de l’association Black Queer et Art

 

Christian Bordeleau, metteur en scène, athlète LGBT

Pablo Botin Lopez, activiste écologiste et syndic de copropriétés

Pierre Canu, Fontenay aux Roses

Cédric Dematte, secrétaire fédéral PCF du Nord

Demba du Mali

Omar Didi, président du MAG Jeunes LGBT

Dimitri du Cameroun

Xavier Dubois, conseiller municipal de Maubeuge

Emmanuel, du Togo

Eric du Gabon

Esther du Burkina Faso

Jean Jacques de Guinée

Jean-Pierre Grasland, athlète LGBT (désigné athlète masculin des Gay Games 2014 à Cleveland- USA)

Soufiane Hennani, militant marocain

Clotilde Henocq, Le P ré Saint Gervais, Education Nationale

Kanté de Mauritanie

Élisa Koubi, PCF et Inter-lbgt.

Lamine de Cote d’Ivoire

Gabriel Laumosne, responsable commission LGBTI+ Fièr-e-s et Révolutionnaires du PCF

Damien Loret, co-référent national du comité LGBTI de Génération-s

Nathalie Lorette, conseillère municipale de Valenciennes

Roland Makoumbou, chanteur musicien

Moise Manoel, Doctorant en sociologie de l'Université des Antilles

Eleanor Moody, Yvetot

Pape du Sénégal

Malorie Peyrache, co-référente nationale du comité LGBTI de Génération-s

Alexandre Piu, association LGBTQIpouppette, Montluçon

Jean-Jacques Potaux, enseignant retraité

Malik Salemkour, président de la Ligue des Droits de l’Homme

Sérigné du Sénégal

Abdellah Taia, écrivain et cinéaste marocain

Louis-Georges Tin, fondateur de la Journée mondiale contre l’homophobie et la transphobie

Souleymane Traoré, réfugié de Cote d’Ivoire

Dino Vasic, agent immobilier

Ludovic-Mohamed Zahed, imam

Ludovic Zanolin, Fontenay aux Roses

Françoise Zinger, conseillère municipale de Fontenay aux Roses

 

Organisations

Afrique Arc en Ciel

Bi cause

Black Queer et Art

Coalition anti-SIDA, Bamako, Mali

Comité LGBTI de Génération-s

Hirondelles Club du Bénin, Cotonou, Bénin

Humanity First Cameroon, Yaoundé, Cameroun

Institut Calem, Marseille

Ligue des Droits de l’Homme

MAG jeunes LGBT

Nassawiyat, Maroc

Parti Communiste Français

Fédération du Nord du PCF

Section Parti Communiste Français de Fontenay aux Roses

Section Parti Communiste vallée de l’Yvette (Orsay-Les Ulis)

Proud Lebanon, Beyrouth, Liban

Solidarité Internationale LGBTQI

SOS Homophobie

Syndicat CGT du ministère de l’Europe et des Affaires Etrangères

Working for our Wellbeing, Cameroun

 

 

Contacts :

 

Solidarité Internationale LGBTQI  robertsimon75002@gmail.com

               

Afrique Arc en Ciel  kontact.aaecparisidf@hotmail.fr

 

 Black Queer et Art blackqueerart@gmail.com 

               

 

 

 

https://may17.org/may-17-posters-to-share-for-freedom-and-love/

 

 

 

 

 

 

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