Juillet 1936 : la guerre d'Espagne commence « Nous n'oublierons pas les poings levés »

Les 17 et 18 juillet 1936, le soulèvement militaire contre la jeune république espagnole est le premier acte de la guerre d’Espagne. Pour suivre les évènements, reporters et reportrices, journalistes, écrivains, prennent leurs armes – leur plume. Un livre récent en rend compte : Nous n'oublierons pas les poings levés.

 

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Le 17 juillet 1936, au Maroc, les troupes du général Franco se soulèvent contre le gouvernement républicain espagnol alors que le Front populaire a triomphé aux élections de février. Le lendemain, 18 juillet, le coup militaire s’étend à toute le pays. La guerre civile espagnole commence. Déjà sur place ou arrivant pour suivre les évènements, reporters et reportrices, journalistes, écrivains, prennent leurs armes – leur plume.

Anne Mathieu dans son livre Nous n'oublierons pas les poings levés ; reporters, éditorialistes et commentateurs antifascistes pendant la guerre d'Espagne (Syllepse 2021)[1], en décrit les itinéraires de quelque deux cents[2], leur donne la parole, se plonge dans les articles de celles et de ceux qui se battirent par la plume pour la cause antifasciste.

Voici ce qu’elle décrit dès le premier chapitre : « Un pays en armes » (avec l’aimable autorisation des éditions Syllepse).

L’élan populaire suite au coup d’État (18 juillet-31 août 1936). Les reporters

   Un pays en armes : voici la première image qui frappe les reporters français présents dans la péninsule ibérique juste après le coup d’État. Journaliste communiste, grand reporter, Georges Soria (1914-1991) est à Barcelone les 18 et 19 juillet. De là il se rend ensuite dans la Sierra de Guadarrama (Madrid) à la fin juillet, à Sariñena (Aragon) le 8 août, puis à Tardienta (Aragon), ensuite à Minorque le 10 août grâce au destroyer L'Almirante Miranda, et revient enfin à Barcelone le 15 août.

Envoyé spécial de Vendredi, il y raconte le 25 juillet l’insurrection à Barcelone heure par heure. Egalement envoyé spécial de Regards, il y relate la première journée suite à l'insurrection des garnisons du Maroc le 17 juillet, dans l’édition du 30 ; son récit sur le 19 juillet, quant à lui, ne paraît dans le même hebdomadaire que le 6 août : « Tous ces braves, montrant une garde vigilante et prêts à se lancer dans la bataille, disposent seulement de quelques armes, des revolvers, des fusils de chasse qu'ils ont emporté avec eux. Ils sont accourus comme cela de tous les côtés, plusieurs mêmes sont venus avec des fourches. »

Dans le même numéro de Regards, le journaliste communiste et traducteur du russe J.-E. Pouterman souligne : « C'est ici qu'on respire l'atmosphère de l'Espagne, dont le trait essentiel se résume en ces trois mots : le peuple armé. »

Signature récurrente de la presse communiste Pouterman a la particularité d’être également un collaborateur de L’Œuvre. Ceci s’explique peut-être parce qu’il s’agit de Josef Efimovitch Pouterman (1885-1940), émigré russe d’origine juive, qui travaille pour la légation commerciale de l’ambassade soviétique à Paris. Il est également actionnaire et responsable commercial de la maison d’éditions Blackamore Press fondée par Flora Solomon. Traducteur des essais, romans et articles d’Ilya Ehrenbourg, avec lequel il est très lié, son « rôle […] est important dans la diffusion de la propagande soviétique au cours des années 1930 […] c’est un fonctionnaire qui investit le monde de l’édition pour faire entendre la voix de la Russie nouvelle ». Il a été, de plus, secrétaire de rédaction de l’hebdomadaire Lu dans la presse universelle.

J.-E. Pouterman – qui signe toujours par les initiales de son prénom – couvre ainsi les trois premières semaines d’août de la guerre d’Espagne pour le compte de L’Œuvre ainsi que pour celui de Regards. Arrivé à Barcelone le 1er août via Cerbère/Port-Bou, il se rendra ensuite via Lerida – passage obligé – sur le front de Saragosse (il va notamment à Tardienta et à Sariñena), puis reviendra à Barcelone où il assistera à l’embarquement de l’Almirante Miranda ; il descendra ensuite vers la capitale, où il se trouvera environ du 15 au 19 août, et visitera le front de Guadarrama.

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 « Tout le pays est ainsi sous les armes » : le constat est le même dans la presse socialiste, sous la plume de Jean-Maurice Hermann, lequel ayant été l’un des premiers reporters après Soria à se retrouver dans la péninsule insurgée. Journaliste éminent du Populaire de 1932 à 1939, membre de la SFIO depuis 1930, Jean-Maurice Hermann (1905-1988) est l'un des animateurs de la tendance Bataille socialiste de Jean Zyromski.

Avec un camarade socialiste de Narbonne, il a passé le col du Perthus le 23 juillet, s'est retrouvé à Figueras, à Gérone (Catalogne), puis, à partir du 25 juillet, à Barcelone. Il y restera jusqu'au 28, se rendra à Lérida, route vers le Front de Saragosse, reviendra à Barcelone où il demeurera jusqu'au 5 août. Le soir du 5, il arrivera à Valence, à bord du destroyer déjà cité Almirante Miranda, qui ira conquérir Majorque, et qui l'avait emmené de Barcelone à Valence. De là, il s'embarquera pour les Baléares le 7 au soir sur le Mar Cantabric, d'où il rédigera son reportage du 11 ; il assistera au bombardement d'Ibiza, où il pérégrinera quelque peu. De retour à Barcelone le 13 août au soir, il se rendra à Madrid où il restera les 16 et 17 et d'où il visitera le front de Guadarrama. Après une incursion à Tolède (Castille-La-Manche) le 19, il reviendra à Madrid où il demeurera jusqu'au 27 août.

Son reportage du 24 juillet – le premier, daté du col du Perthus le 23 – fait état des conjointes similarité et différence entre l’Espagne et la France : « Les mêmes belles routes bordées de chênes lièges que de l'autre côté, les mêmes maisons carrées. Mais, à l'entrée du village, un groupe d'ouvriers, tous armés. »

Ce jeu descriptif sur les paysages similaires de part et d'autre de la frontière accentue l'impression ressentie – et retranscrite – de l'arrivée dans un pays en armes. Il sera usité également par Andrée Viollis, en incipit de son reportage pour Le Petit Parisien le 31 juillet : « D'en haut, dans le ciel, savait-on seulement si on était en France ou en Espagne ? »

Évoquée dans notre introduction, Andrée Viollis est, parmi ces premiers reporters parvenus sur le sol ibérique, la plus aguerrie. Elle n'hésite pas, d'ailleurs, par un procédé rhétorique habituel du genre, à le suggérer : « Oui, comme en Irlande, comme en Afghanistan, voilà bien le décor de guerre civile. »

Comme nous avons déjà pu le signaler, Andrée Viollis (1879-1950) est en effet une illustre grande reportrice du Petit Parisien, quotidien d’information populaire figurant parmi ceux que l'on surnomma « les cinq grands » de l'entre-deux-guerres et qui occupe une place particulière dans notre corpus puisqu’il ne fait pas partie des périodiques acquis à la cause républicaine mais dont certaines de ses plumes, en revanche, vont la soutenir.

Elle y a réalisé toutes sortes de reportages, dont des enquêtes à l'étranger (en Russie fin 1926, en Afghanistan en 1929, en Inde en 1930, en Indochine en 1931, en Chine et au Japon en 1932, etc.). Elle compte, de plus, parmi les journalistes classés à gauche, notamment depuis qu'elle est devenue co-directrice de l'hebdomadaire Vendredi à la fin 1935. Envoyée spéciale du Petit Parisien, qui dispose d'autres moyens que ceux des journaux militants, Viollis est arrivée en avion à Barcelone le 30 juillet : « Elle a quitté Marseille […], avec ses amis Jean-Richard Bloch et Jean Cassou, tous deux mandatés par le Comité du Rassemblement populaire. Ensemble ils parcourent la capitale catalane puis se rendent en voiture à Madrid, en passant par Valence où ils retrouvent Paul Nizan et sa femme. »

Viollis se rendra à Valence le 2 août, à Madrid le 3 où elle restera une dizaine de jours et d'où elle visitera à deux reprises le front de Guadarrama, puis ira à Tolède avant que de revenir à Madrid le 14 août ; elle sera de nouveau à Guadarrama le 21 août, et ira à Alicante (Valence) du 27 au 29, avec une halte à Albacete (Castille-La-Manche) entre-temps.

On notera au passage que les quatre reporters évoqués jusqu’ici se rendent tous à Barcelone, Madrid et sur le front de Guadarrama – deux d’entre eux sur le front de Saragosse, deux à Valence, deux aux Baléares (Ibiza, Minorque) et deux à Tolède. Ce sont les endroits où l’insurrection des « rebelles » a été matée.

Si tous décrivent un pays en armes, des villes aux campagnes, des campagnes aux villes, ils vont également tous s’employer à faire pénétrer le lecteur dans une atmosphère d’insurrection révolutionnaire.

Ainsi en est-il chez Jean-Maurice Hermann de façon progressive, comme il avait procédé antérieurement lors de son passage de frontière : « Traversant les rues encore endormies de la vieille cité de Gérone, nous nous heurtons sur la chaussée à un tas de meubles brisés, soigneusement rangés, devant un immeuble où flotte le drapeau rouge. » Puis de préciser dans le même reportage : « L'approche de Barcelone se signale par une recrudescence de barricades. »

Autre reporter, épisodique celui-ci, Charles Wolff, qui est à Barcelone le 19 juillet, et qui, dans La Lumière, raconte : « Des barricades se dressèrent en dix minutes […]. En une demi-heure toute la ville s’était hérissée de fortins que leurs occupants comptaient bien défendre jusqu’à leur dernière goutte de sang. »

Ayant traversé la frontière par Puigcerda le 28 juillet – c'est-à-dire par la Tour-de-Carol côté français –, le rédacteur diplomatique de l'Humanité Paul Nizan est arrivé à Barcelone le 30. Envoyé spécial de l'Humanité et de Regards, il se rendra via Lérida sur le front de Saragosse, reviendra à Barcelone, ira à Valence le 2 août, à Madrid les 3 et 4, de nouveau à Valence le 7. Premières impressions de Barcelone : « A tous les carrefours, des miliciens en armes, des chicanes, des blockhaus. Le peuple veille sur ses libertés. » Premières impressions de Valence : « La ville était couverte de barricades. »

La description la plus bouillonnante de la Barcelone insurgée se relève sans surprise sous la plume de Georges Soria, lequel, rappelons-le, se trouve dans la capitale catalane dès le 18 juillet : « L’on voudrait pouvoir raconter durant des heures l'héroïsme des combattants de ces journées tragiques. L'héroïsme de ces femmes servant les mitrailleuses, de ces adolescents farouches, qu'un seul appel des organisations avait fait descendre dans la rue, de tous ces mioches portant à leurs aînés des munitions. Le récit perd ici les droits que le pittoresque conquiert. »

 « Pittoresque » offrant toutefois à l’esprit du lecteur un imaginaire communard sur lequel nous aurons l’occasion de revenir, et qui n’est pas anodin compte tenu de ce que nous avons pu montrer dans notre « Lever de rideau ».

Le peuple combattant

   Pays en armes, barricades : à ces évocations est corrélée, nous venons de l’entr’apercevoir, la thématique du peuple combattant. Titre de l'article de Jean-Maurice Hermann du 24 juillet : « En route vers le pays où les travailleurs défendent la République les armes à la main. » Des « travailleurs » au « peuple espagnol », il n'y a qu'un pas, et c'est bien celui-ci qui s'est « soulevé contre le fascisme ». D'ailleurs, l'armée a fraternisé avec lui, nous apprend Hermann : c'est dire si les travailleurs représentent le peuple.

Cette omniprésence du prolétariat dans la capitale catalane est corroborée par le journaliste syndicaliste-révolutionnaire Robert Louzon, l’un des acteurs principaux de La Révolution prolétarienne, qui se trouve en Espagne non pas pour y faire un reportage, mais pour y consigner des « notes », se plaçant ainsi dans le cadre du témoignage. Robert Louzon (1882-1976), ingénieur issu de l’Ecole des Mines, a démissionné du PC fin 1924 après l’exclusion de Pierre Monatte, Alfred Rosmer et Victor Delagarde. Il fonde avec eux La Révolution prolétarienne en 1925, y publie à partir de cette date de nombreux articles, et y assure une rubrique de « Notes économiques ». En août 1936, en accord avec la CNT, il se rend au Maroc pour « contacter les Marocains des comités d’action pour qu’ils tentent d’empêcher Franco de recruter des Arabes dans le Riff »

Le 10 août, il écrit : « Dès que vous posez le pied dans la ville [de Barcelone], vous vous rendez compte que l’ouvrier y est maître, – le seul maître.  […] toute la ville est devenue ouvrière.»

Qualificatif identique relevé chez la reportrice Marguerite Jouve, dans un tout autre journal, l’hebdomadaire La Flèche de Paris : « Donc le peuple de Madrid est en armes – le peuple et tous ses alliés antifascistes des classes intellectuelles – parlons net : il est le maître. »

Plusieurs jours après son arrivée en Espagne, Hermann peaufine sa description du peuple combattant, décrivant les « instituteurs, ouvriers, paysans, pareillement vêtus de simples bleus de travail, et qui ont fait tous le sacrifice de leur vie ». El mono azul, le bleu de travail, qui symbolise dès le début le caractère populaire de la révolte au coup d’État, et que certains journalistes revêtiront : les photographes-reporters Robert Capa, Gerda Taro, on le sait ; on découvre dans ces reportages que tel a pu être le cas également de journalistes plus conventionnels, tel Jean-Maurice Hermann qui, dans son article du 5 août consacré à son vol au-dessus de l'île de Majorque, précise – intentionnellement, c’est certain – qu’il « enfile une vieille combinaison bleue ». Enfin, une reportrice, Madeleine Jacob, consigne dans le numéro spécial de Vu du 29 août 1936 : « C’est bien le peuple qui se bat, rien que le peuple. »

Tous les reportages communistes témoignent de la fascination pour cette « armée populaire » (Pouterman), la « nouvelle armée espagnole créée en quelques semaines », que Soria décrit à chaud : « Les milices antifascistes désormais sont nées. J’ai vu leur levée en masse en Catalogne. C’est quelque chose d’inouï. En moins de trois heures, elles se sont constituées, sans cadres, il est vrai, mais solides. Tous les Espagnols y voisinent, socialistes, communistes, anarchistes, républicains. »

La description des milices est assortie d’une caractérisation a-hiérarchique dans un reportage de L’Œuvre sous la plume de Germaine Decaris, présente dans le Pays basque à la fin du mois d’août.

Caractérisation que nous avons relevée étonnamment dans fort peu de reportages : « Nous venons de parler d’un lieutenant. A vrai dire, si nous ne lui avions pas été présentés, nous n’eussions pas deviner qu’il avait un grade dans l’armée. Les marques extérieures du respect n’ont, en effet, pas fait leur apparition dans les rangs des miliciens. Dieu merci, on ne s’y salue pas. Une bourrade, une tape dans le dos remplacent les formalités ordinaires… »

Chez Viollis, la description s’attarde sur l'habillement, et c’est une véritable toile représentant la révolte populaire ancestrale qui surgit devant nos yeux : « […] les ouvriers en armes aux tenues variées et fantaisistes, en salopette, en chemise à col ouvert, tête nue ou coiffée de bérets, quelques-uns enfonçant sur leur crâne des bonnets ou des chapeaux rouges ».

Autres reporters qui se livrent à une description de ce peuple espagnol, Charles Ridel et Charles Carpentier, dans Le Libertaire. Mais reporters d’un genre particulier, puisqu’ils viennent en Espagne pour se battre, en l’occurrence dans la colonne du militant anarchiste Buenaventura Durruti.

En outre, l’organe de l’Union anarchiste se refuse à les désigner comme tels, entourant, pour les présenter, le terme de « reporters » de guillemets, et insistant sur leur « témoignage », en précisant que « ce n’est pas là le travail de journalistes qui passent deux heures ici ou là et qui émettent à la suite des opinions aussi définitives qu’approximatives ». Toutefois, siégeant en une de ce numéro du 7 août, ils sont là, probablement aussi, pour tenter de rivaliser avec les reportages des autres organes de gauche…

Charles Ridel (Marin Cortvrint, dit, 1914-1977), de nationalité belge, ouvrier, membre de la commission administrative de l’UA et chargé de la propagande, est un collaborateur régulier du Libertaire, et deviendra journaliste ultérieurement. Il est l’un des co-fondateurs du Groupe international de la colonne Durruti. Ridel et Carpentier sont arrivés par Puigcerda le 29 juillet, se sont rendu à Barcelone le 30, puis à Lerida le 2 août, et sont arrivés à Bujaraloz (Aragon) le même jour, où ils demeureront. Du 16 au 19 août, ils seront à Pina (Aragon) mais les reportages de cette période-là ne paraîtront qu’en septembre33.

Leur description des miliciens, datée du 2 août à Bujaraloz, est plus iconoclaste que chez Viollis, un brin de cliché en plus : « Les miliciens sont pareils à ceux de Pancho Villa, que le cinéma a popularisés. Pas un n’a le même uniforme : des combinaisons bleues, des habits civils, des uniformes dépareillés, des casques, des bérets, de grands chapeaux mexicains, des bonnets de police rouges et noirs, etc. La seule partie qui soit commune, ce sont les espadrilles.»

  Description encore plus minutieuse chez Hermann, dans le Mar Cantabric, laquelle comporte nombre de similarités avec Ridel et Carpentier et dont on notera le caractère encore plus animé : « En toute bonne foi, il faut reconnaître qu'il a plutôt l'air d'un bateau de pirates que d'une expédition d'ordre. Tous ces gaillards ne sont ni rasés, ni même lavés depuis deux jours. Tous sont les bras nus, la plupart pieds nus dans des espadrilles. Des madras rouges noués sur les crânes, des baïonnettes passées dans la ceinture comme des poignards, des chapeaux mexicains mêlés aux casques, aux bérets basques et aux casquettes, la plus déchaînée des fantaisies vestimentaires ajoutent au pittoresque inquiétant de ces braves gens qui, armés jusqu'aux dents, grouillent sur les tôles rouillées du pont, s'accrochent aux passerelles et aux cordages. »

De Viollis à Hermann en passant par Ridel et Carpentier, la peinture iconique de la révolte populaire s’augmente d’une dimension particulière à la révolte espagnole, celle de ce « pittoresque » mentionné par Soria comme par Hermann : la salopette, les espadrilles, les chapeaux mexicains, les bérets… Mais l’originalité de la révolte républicaine n’oblitère pas son caractère universel. C’est probablement là, dans ce mélange entre pittoresque et universalité, que l’on peut voir l’une des raisons de la fascination exercée sur ces journalistes par ce peuple espagnol, et qui sera identique sur le peuple venu du monde entier…

[1] L’ouvrage a fait partie de la sélection du Le Prix Recherche sur le journalisme des assises internationales du journalisme en mai 2021, et figure dans les conseils de lecture de la commission littérature classique du CNL.

[2] L’autrice a créée un site où elle recense au fur et à mesure les périodiques ainsi que les biographies : https://reporters-et-cie.guerredespagne.fr/

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